Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 113
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S E M E L E.

Autheur)&de tmtbdks & dijfcrentcs chosesparluyreuelées ,il'sutparettxreferêau nombreè* auramde*

Dïcux, &honorecomtne les tmwortels. îlsefcnuentaufsi,qu’tltraisnoitquand& fes foldat.s vn grandca-
riage de sewmesÿ &fèferuoït ou ilcfioitquesnon dc louer des cousieauxfie tabounns & ds cymbalcs, niftans
les trompettes encore en vfage, Finahnenttfuapres auoirregnéen ïlndepar l’ejpace de cinquante deux ans,
il sina fês iours en vne extréme çfi decrepite 'vieillejsè.

Qy an t auxEthymologiesdccenom DionysuSjeîlesrontprerqueinEnies: les vns letirent
(comme nous auons delïa dir) de Aioç tsij vvau^ de lupiter Eon pere, & du lieu de Nysa, , oùilfnt
nourry. Les interpretès d’Hesiode,& PJaton auant qu’euxjde chdbdvmv, composé de csihvcoj tvv
chov, c’est à dire, donncur du vin. Phornutus de Jidiv{v, pource qu’il nous arrousc êc humedé
ioyeusement. Macrobe, de Atoç vëç. Orphée &: Cleanthes : l’vn de cJ)v&£g (reuolution & tour-
noyementcelamarque) l’autre de sstçvvtraj, parfaire, chose propreau Soleil,auec lequel onle
fait estrc vnemesme chose, comme ledesduit bienamplementMacrobe. Au regatdde Nysa^
le mot emportetout pareillement plusieurs significations auec luy. Premierement d’vne ville5
îaquelle,commenous auons desiadit jDiodoremetenPArabic, ou pourle moinsen Egypte^
sur les frontieres & confins de l’Arabie.Arrianus,Quinte Cursej& nostre Autheur en vn autre
endroit,en rindèi commc austi fait Mela,quand il dit: La plrn belleçj plusgrande de toutes les'villes
del’Inde,quisont en tres-grand nombre, esi celle deNyJà s srdes montagnes,celle dc Meros dediée à Iupitert
Ces deux lieux efians fort renommez, ,pour auoir cn cellc-là eftê nay Bacchus: èr nourry en cette-cy. D cquoy
les Autheurs Grecs auroient pris occajion de dire, quil eusi efié renfermé èr cousiu dedans lacujjede Iupitcr.

Et Pline aüecques eux,au lieucy-deuant allegüé. Mais au j.liure,chap.29.ilparle d’vne autre
quiesten Carie,autrementappellée Trallis,Euanthie, Seleucie,ôd Antioche» Etau iS. chap.
auparauant,il la nomme Scythopolis,des Scy thes qu’il y mena habiter,y ayat enseuely sa nour-
rissc Nysa.S'tcphanus auliure des villes,enmetdix de ce mesmenomrla premiereen Helicon:
iaseconde enThrace,aumesme territoirequ est la ville de Testidium: latroisiesme en Carie:
la quatriesme en Arabie : la cinquiesme en Egypte : la sixiesme en Tisse de Naxe : la septiesme
en Inde : la huidiesme au mont de Caücase : la neüsiesme cn Lybie : & la dixicsme cn l’Hle de
Negrepont: là où,s’ilest postîble d’y adiousterfoy, les vignes sseurissent, &: produisent des rai-
sins meurs touten vn mesme iour.Mais il n’y eut iamais saute de miracles,que la trop facile cre-
dulité des personnes produit plus plantureusement, que la terre non cultiuée ne fait des char*
dons&orties.Nysaest aussi vne montagne de s Inde,quiproduit(ce ditPlineau 39.chap.du80
liure)des Lezards de 24. pieds de long. Et est Vn cas bien estrange3voire contre nature,que lcs
choses par leiir essoignement venans tousioursà se racourcirôc diminuer; comme mesmes l’oii
le peut voir par les reigles de perspe&iue, neantmoins cet Autheur, &: plusieurs autres auec,
de tant plus loing qti’ils les ameneiit,tant plus grandes ÔC longues nous les donnent-ilsmy plus
ny moins que s’ils les auoient tirées par quelque füicre, à guise de l’or ou de l’argent.

L a F L A M M E fi Jèparant de luy, saçonne ie ne sicay quelle apparence de grotte plu-s agreable que celle
d’AjJyrie, ne de Lydie. Cecy efl: dit à s imitation de ces carmes icy d’Euripide, au Proiogue dc la
Tragedie intitulée les Bacchantes.

Kinâv Jî XvJ&v *(çlç 7roXvçgvovtç yvtzç

çpvfiov téj, mpazov d" yiXioÇÀyraç Trkdru.ç^ &c°

Porphyre au liure dès Sacrisices. AuxDicux ccleftes ton dedioît des autelsèr des temples,* auxterre-
ftres des souyers, & aux Heroespareiliement: auxsousterrains dessojfes, èr ce que les Grecsappellent juÂyt^
ççt, : aumonde.aux Nymphes, çjr leursfemblables, des cauernesougrottcs. Dont Homere en descrit vne
telle au 13. de l’Odyüée, pleinede tres-grands secrets ôc mysteres, selon le mesme Porphyre^
qui l’a fort soigneusement interpretée.

» \ j/v ^ s \ / ... » _ /

ewiap 6jn K&tToç Xtjcuioç juvvtpvMoç iX&ty
àyyoSi <AÏ cWTïjçi avfyv iTMZyèsv, yiî^siiÇi
l&v NVjuÇctœv sij NYÎitLhç t(ct,XëOvrctj*

Ènla cime du Port Jè njoidvn Olwier sortbranchu ouuert, èr tout ioïgnant vne pUisante grotte obsicure,
sacrée aux Nymphes qu yon appelle Naïades: là dedansy a sorce tajjes & bouccals depierre. Fuu lcs mouches à
rniely bordonnentgentillement : dr de longues piecesde toile aufii depierre ; Car ccJHà ou les Nymphes tijjcnt
leurs beaux 'voiles dc couleurdepourpre; chofie admirahle à voir„ Ily a aujü toutplein defources d’eaux rviues,
èr deux entrées ; l’vnedeuers Septentrion, accesiible aux hommes s l’autre bien pius dmine du costede Mtdy,
par ou il n’esiloisible aux perfionnes cl’entrer, car c’ eftl’aduenuê des Dïeux immortels.

P l v ta r qjv e au trai&é de latardiue vengeance Diuine,parlantdelavision d’vn Aridetts ptyTARQys;
Tespesien,dit, Qv’ayant estêçà là rauy&tranjjortéen ejprit,ilsutmenésinalementpcrl’ame

d’vnsienparent, qu’il recognut ,iusques surie bord d’vngrandérprosond abyjme, là ou ils surent abandon*
nez, de ia vigueur de l’ejprit qui les auoitportez, auprecedent. Ce qu’ii voyoit arrttxr tout de mejine aux autres
arnes,lesquelles sèracueillanseneilcstoutaïnsiqueleseyficauxqui cnplanantro'ùentpourfepcjer,quandelles
estoient arriuêes ià endroit, voletoknt à i’entour de cette ouuerture ,Jàns toutessoü s’en ojèr apprccher depim

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