Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 257
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E r t e s cc n’ess: point icy la mcr rouge, në ces cho-
ses leslndiens, maisles Ethiopes : & vnhomme Grec
enl'Ethiopie, &C Iecombat d'iceluy, que de gayeté
decœur il a entrepris pour l'amour de s Amour. Ee-
stime : Meilieurs; que vousauez assez ouy parler de
Persèus, que l'ondit auoir mis à mort en Ethiopie,
ce grand monstre marin de la mer Atlantique, qui
se mettoit quelquesfois à pied sec en terre, pour sè
ruer sur les troupeaux de bestes, &C les personnes
âussi. Au moyen dequoy le peintre faisant cas de cela, &C ayant compas-
sîon d’Andromede pour auoir esté exposée à cette cruelle bcste, le com-
bâta icy par luy esté terminé, &IaBaIeine iettée àbord, versant de gros
boüillonsde sangà guise de sources, dontla mer est deuenuë ainsi rougei
Là dessiis Cupidon dessie Andromede, pourtraièt à saccoustumée auec des
aisles, mais plus robuste qu’il ne souloit estre. O utreplus il est peint comme
presque horsd’haleine, pour auoir beaucoup trauaillé: car Perseus auant
qued’entreprendrecettebesongnc,Iuyauoitaddresse ses prieres,àce qu’il
le voulust assister, &C s’en venir à tire d’aisse auec luy combatre l’horrible ani-
mal. 11 exauçale Grec, & arriua à sonsecours. Au regarddelaDamoiselie
elle est de vray bien agreable 6C gentille, pour estre d’vnetelle blancheur en
Etbiopië, mais plus encore à cause de sà beauté. Car de delicatessè elle vain-
croit la Lydienne,de maiesté l'Actique,&de constance & grandeur de cou-
rage, toutes celles de Lâcedemone : elabourée au surplus d’vn geste con-
forme à ce qui sè presente, car eüe semble estre en doute. &C se resiouyr auec
Vn espouuentement &C frayeur. Et regarde du coinde l’œil Perseusauquel
elleenuoye desia quelque sousrire enambassade. De luy il est couché sur
l’herbe tendre &C de soiiefue odeur, suant à grostes goutes : son espouuenta-
ble Gorgone mise à part pour cette heure, de peur qu’elle ne conuertissè en
rochers le peuple qui le vient visiter t parce que voila tout plein de pa- '
steurs qui luy presentent du laidfc, & du vin, à ce qu’il le reçoiue, &C
s’en accommode. Certes ces Ethiopiens sont fort plailàns &C recreatifs à
voir en vn teint si estrange ; rians farouchement, &C menans fort grand’
ioye à leur mine : &C se ressemblent presque tous. Perseus reçoit courtoise-
mentleurspresens, appuyésurle coude gauche, pour s’estendre à son ai-
se, &C soulager là poidrine, estant à la grossè haleine : &C cependant il regar-
de vers la Damoisellej laissant ondoyer au vent # sa mandille de pourpre *
toute tachée de goutes de sang, que la beste durant leurcombat auoit des- son nianteau,
gorgé contre luy. Or se voisent cacher les Pelopides deuant lespauie de tachédesgou-
Persèus : car estant belle de soy, & d’vne viue couleur sanguine, ie ne sçay tes<1 s'
quoydutrauail s’y est espandu,qui la teint encore; & les veines s’enssent
quand il halettevnpeufort. La veuëaussidela Damoiselle Iuyaccroist as-
sez tout cela.

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