Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 280
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iSo V E N V S

Canelle,ic ne sçay pas pourquoy particulierement onles attribue à Venus:si ce n'eiloitpour ic
regarddeCasia,decequonTappelleen Grccj6i4<ye?i/,dontparleTheophrasteaui.liu. cha.i£.
Et Plineauu.^ dit que Hyginus appelle Casiapar ce mot Cneoron: lequel est equiuoque à cét
arbrisseau, &c à la plus secrette partic de la femme, ou domine Venus. Puis apres qu’on voulust:
entendre par ccs troisespeces les trois portions del’vniuers, quifurent assignées par Saturne à
ses troisenfans;à sçauoir le Ciel, auquel conuientaucunement l’Encens, estant dit Thus quast
Sêiovt oii Dmn, à Iupiter: la marine à Neptune, & à elle la Myrrheà cause de son amertume : Ja
terreà Pluton,&à cette-cyle Cynamomepoursagrandeseicherestejmaisrorluy conuiedroic
mieux,pourcequec’estleDieudesnchestesdontce malobtientle principal lieu,ainij que
nous dirons en la naistance de Mineruc. AustiVenusestoit triple, comme nous auons dit cy
destus:CelestejPandcmicnne;ou terrestre; &: latroistesme Apostrophie, des conuersions &cre-
tours de la mer. Au dcmeurant les Magiques superstitions se preualoienten leurs ouurages de
ccrtains parfums&encensemcnscomposez; àchaque Planettelesien propre &c particulier,
cn quoy ils mcttoient defort grandes vcrtus &c efticaces.Car Porphyre allegue que par des va-
peurs&: exhalations artificielles s’allechoient fort facilement les demons, pour en faire cc
qu on vouloit; se procreoicntdes tonnerres, foudres, tempestes Sc orages. Ce que Pline re-
fere àla tcste &: au foye du Chameleon, brussez au haut de la maison sur les thuiles : auec au-
tressemblablesnigeries. Le parfum doncques de Venus seruantà attraire TAmourestoit dc
Musc, Ambre-gris,bois d’Aloés, Rosesrouges, ôc Coralrouge ; le tout empasté &c confit auec
des ceruelles de Pastcreaux,&: dusang de Pigeons.Mais il y en auoit vn encore vniuersel à tous
les effets des Planettes, basty par Hermes desseptprincipaux Aromates qui leur sont les plus
agreables : le Costc pour Saturne, la Noix muscade à Iupiter, le bois d’AÎoés à Mars, le Ma-
ftichau SoleiUc Saftranà Venus,îe Cynamome à Mercure,&: le Myrteàla Lune.Plutarque à
ce mesmepropos sur lafin du trai&é d’Osiris 5 dit queles Prestres d’Egypte auoient ancienne-
ment accoustumcd’oftrirtroisfoisleiourdesencensemensau Soleil. Asonleucr vndeResi-
ne,àmidy de Myrrhe, &c au soir d’vne compositionfaitc de seize ingrediens appellée Kyphi. Ic
puis au reste ( laistant à part les allegories de ces mysteres vn peu tenebreux ) dire pour chose
plus claire,que dcs grains d*£ncens &: de Myrrhe,mis dedans les deux moitiez d’vn œuf dur,au
lieu du iaune;&: laistez ainsi à la caue sur iour, &: lanuid au serain, cela seresout en vne liqueur
qui nettoye tres-excellemment la face, oste toutes les taches &c macules quiy pourroiet estre,
voire eftacc les marques &: vestiges restant des maladies veneriennes. A quoy le benjoüin, qui
pour sa tres-suaue odeur deuroit plustost estre dedié à Venus,que ny I’Encens, ny le Cynamo-
me,estencoreplus vertueux, pourraisondecequilparticipebeaucoupde la naturc &c sub-
stance de i’argent vif.Car apres l’auoir maceré par cinqou six iours dans de l’eau de vie, (autre-
ment ne se peut-il bonncment distiler,ny la My rrhe,ny Encens non plus) la premiere chose qui
sort dc luy, ( l’eau de vie en estant separée par feu leger ) est vne gomme blanchastre &: solide,
qu’onappelle lamanne,quisesublimeenesguillcs comme sont les substances mercurielles;
laquelle donne quelque lustre &c couleur d’argentau cuivrc, presque comme feroit l’Orpiméc
ou Arsenic:& est merueilleusement propre au mal qu’on souloit appeller de Napics.Puis apres
se distilc vne huyle decouleur de Iacynthe:&: finalemcntàplus forte expressïon de feu vne au-
tre huyle plus noire &: espaisse. Toutes essences qui ont de merueilleux effets és accidens dc la
presentc Dcesse, ou contagion qui partd’elle.

Et si me femhlcrejpirerienefçay qitoy deSapho.C.'c& à mon aduls ce qui suit puis apres qu’il veut
entcndrc. Jsielesfilles icydlpemtcs chantent quelqucs versde Sapho. Car il y a vn peu plus bas, que
leur harmonieufe rvoix s'esbatfùr l >evn desplaisans & amoureux deuis de Sapho. Cette femme icy aesté
tousioursrenomméepourlaplusexcellenteenlaPoësiedetoutes celles qui furent oncques;
tellement que Fallias le Methymnéen n’a point eu plus de reputation de pas vn de ses œuures*
que pour auoir commcnté Alceus,Ô£ Sapho. Strabon l’appelle vne merueille en la nature,à qui
l'onn’cnpeutparangonnerd’autre en cas de vers.Cariiy ena euplusieurs defortgrand bruit;
comme les trois Corynnes, &: quelques-vnes des disciples de cette-cy ; dont Suidas met pout
Ies principales, Anagora Milesienne, Gongyla Colophonienne, Eunica Salaminienne. Papi«
nius en l’Epicedion au chant funebre de son pere la loge parmy lesplus excellens Poëtcs.
jQuantus equospugnaÇque 'virum decurrere •verfo
(JMaonides. jsiuantumque pios ditarit agreftes
i^ficrxus, Siculusque fenex. £)ua lege recurrat
Findaricx 'vox ssexa lyrœ, 'volucrûmque precator
ohfitus, & tetricis ^Alcman cantatm fftmyclise
Sthestchorusque seroxj saltüsique ingrejsia <viriles
Non sormidata temeraria Chalcide Sapho.

Finalement apres auoir bien fait Famour d’vnemanieré&^d’vneautre^eliesVnamoura d’vn
beauieune mignon Leibien nommc Phaon, &: s’en picquade teilesorce, que vaincuë d’impa-

ticnce
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