Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 355
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PANTHEE 355

Elle & honneste voirement a esté descrite Panthée de
Xenophon , pour la chasteté &C vertu : entant qu'elie no
voulut complaireà Araspas,neie sseschiraux consolatidns
deCyrus; ains estre enseuelieauecques Abradatas sonma-
ry. Maisquelle estoit sacheueleure, ôCcombiengraue son
sourcil; quel sonregard&sabouche,Xenophonneradit
encores, combien quil fust fort abondant &pra£tique à gazoiiiller de telles
choses. Or certain personnage mal propre de vray à escrire shistoire, &C
neantmoins tres-expert à peindre 5 combien qu îl ne se fust oncques rencon-
tré auecquesPanthée,pour enauoir ouyparleràXenophonJ’apourtrai-
cle icy, telle qu’il sa imaginée en son esprit. Ces murailles au reste, &c les
maisons qui br'ussent, & les tant belles Lydiennes, laissons emmener &C em-
porter tout cela aux Perses, &C sil y a quelque autre chose qu on puiise buti-
ner &C prendre. Cresus austi pour lequel le buscher fut dreste, le peintre
qui ne 1 a pointautrement cognu5 sen est remis à Xenophon 5 ou 1 a delaiste
à Cyrus. Mais quant à Abradatas, &C Panthée qui sest msteàmort pour
ion occasion, pource que la peincure nous remarque cecy 5 venons àcon-
sidererque! enest largument Scsubjet. Ces deuxicy sentraymoient par- * Et n’auoit ]
£û<ftementlvnlautre5* &CnauoitcetteDameautreornementplusàcœur ^” F/“. or*
que les armeuresdeson mary ;lequel combatoir pour Cyrus contre Cre- w
sus, de destus vn chariotàquatretimons, &par consequent atteléde hui£l Et employoit
grands cheuaux ; fortieune encores, &C dVne barbe delicate &C tendre5 puis-
quelesPoëtes iugent dignes de compassion les petits arbristeaux qui sont
arrachez hors de terre. Quant aux blelseures, elles sont telles quon doit ZZy'.cltcL
attendrede gensarmezdelpées tranchantes :Car cest vnordinairedesen- xt^honZ
tre-mastacrer decette sorte és mortelles rencontres. Et le sang tout fraiz &C cyropcd!c, Ia
recent encore 3 a partie soüillé ses armeures, partie son corps, quelque cho-
le sen est respanduë aussi sur le Tymbre &C surle pennache: lequel dVne
belle couleur orangée sesteuant du haut de larmet doré,donne lustreÔC
esclat àTor mesme. Sesarmes doncques sontbien seantesà sa sepulture, veu 'hM&
qu’il ne les a point deshonorées 5 ny ietté- là durant le combat. Cyrus outre- vou bc^s" e*:
plus apporte tout plein dVutres beaux presens à ce preux &C vaillant.che- uez enrichrsI

li i 1 I i mes armes. II

ualier,tantderAlsyrie quedelaLydie, &Centre autresdu sablondordans , dk au{îi <i u®

J J L J J le pennache

vn chariot, des thresors de Cyrus non encores battus en especes. Neant- d’AbradataS
moinsPanthee n’estimepaslasepulturede son mary auoir eu d astez dignes içur dC Hya-

XX # ^ cinthe,qux ti—

presens,si elle nyest austi adjoustée ; &C lavoilaquisest percéedvncoup re plus snr lc

de dague d outre en outre à trauers la poitrine, dVne telle force &C courage, le çourpre,

qu elle n a pas ictté vn seul gemistement là destiis. Au moyen dequoy la rangé : veu

bouchesestclose,gardanttousiours sagentille proportion &mesure,Voi — rHyacinthe

re beauté accoustumée,dont quelque reste d’vne vermeille fraischeurest Lisez Plineau

tcllement demeuré empreint és leures, que celay paroist encores, nonob-

stant qu elle ait desia passe le pas. Et si n'a point quitté le glaiue, ains l’en- V^ûeieVo-

foncetousiours plusauant, le tenant par sa poignée qui restemble à vn rithe lc

baston de fin or,ayant les nœuds d esmeraudc. Maisîes doigts sont bien e^ fouclai’

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