Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 359
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P A N T H E

nage, ilsie fhiuijjent : & d celuy qui moit U charge des tmtpëaux, tant de cheuaux tjue de hœnss essans a U
suite du camj?, qu’tl les chafsast droit oh il le fçauroit eflre-, auecqtiesgrand mmbre d’autre bessailpour timmo*
ler d Abradatas. M ais quand ilvid Panthee ainsi fèoir contre terre, & ce corps rriorî esiendu aupres d’elle^ ilfi
prit d plorer chaudement ,pourvnesi cruelle defionuemé & mal-heur ,* enproserant cesparoles. Helas / ame
tres-gentilie & fidele ,* vous en aUez>-vous doncques ainfi,& nous voulex> abandonner ? JJuand& quand il
luy prenala main : & U main du dessuncl fi la stsa aller : car les Egypüens luy auoient aualé lepoing. Ce que
Cyms ayant apperceu, rengregea fin dueil: & d'autre part Panthce crioit & lamentoit ptteufiement > Lquelle
reprenant de Cyrm U main, la baisit dr remit en saplace le moins mal qu’ellcpeut ,$n dtstnt ,* voïla ce que cefi
Cyrus,tout le refte desitperfonne neftpas mieux attournéque cela. Mais quelbeftoing eft- ilque vous vous con~
trisiiez, d le regarder ? Car ie ficay bien que c’estpour Pamourde moy fieule que luy esi aàuenu tout cecy> é*par-
aduanturepour i’amour de vons encores : moypauure maladuisée l’ayant animéd saire en ferte quilpeustpa*
roistre n’esire indtgne de voftre bonne grace&saueur. Ét luy (fiay-ie bien) ne sie foucioitpas de cequil ferott»
pourneu qtien saïfant ilvouspcuftcomplaire :parquoy ila irreprochahlcmentsiné fies iours, & moy qui l’ayen-
horté d cela, ie fiuis ïcy anpres de luy demeurée en vie. Cyms faisiant vnepetitepofe en cet endroit,fe mit de~
rechesdpleurer, &'puisparU en cetteferte. A tout le moins a-il (vertueufi Dame) vne tres-belle & honorable
sin,carilcst mort vitioneux, Receuant doncques cecy de rnoy ?parez*-lc : (car Gobrtos & Gadatas estoient desia
arriuez auecques tout-plein de preckufes chofis)&fioyez, fiure au demeurant que rien ne luy fera esiargnède
tom les autres honneurs qtion luypourra saire > ainsplufieurs d’entre notts luy efleuons vn tombeau confirme â
fa vertu & dignité: dr luy sira d’ailleurs immoté tout ce qui sepeut d vn homme de telle valeura Vous ne de-
meurerez, pas desiourtteuè non plus, car pour Vhonneur dc vosire honnesieté & vertu, ie vous restefferay en
toutes chofes qiti seront pofiibles, &pouruoiray de perfinnage pourvous conduire feurement U part ou vom
aurez, enuk de vous retirer. Faites-moy siulement entendre vers qui c'est que vous voulez quon vous mene.
Vanthée luysit refponfe. Ne vous en mettez, autrement enpeine (Sire) cark ne vous celeraypoint cduy auquel
ie vettx aller. Cyrus la dejfhsprit congéd’elle, ayant vne tres-grandepitié & de U femme qut cussperdu vn tel
mary, & du mary qui eussUïsie vne telle s mme,sans esierance de U reuoïriamais plus. Mais Panthée com-
mandafbudain aux Eunuques deft retirer d i'eficart ,iusiqtid ce que taye (leur dit-elle)pleurê cettui-cy a ma
fantaisie> & ne retint qu esia nourrisfe auecques elle> la priant que tout ausii tossquelle seroit morte, de les cou-
urirfon mary & elle divne meftne robbe.Etcomme la nourrisse ieustinsinïement supphée de nefi vouloir mes-
saire elle-mesme,sims qttepourcela elle aduançafirkn,mais au contraire apperceuss qu'elle ne la saisitt qu’irri-
terçsi aigrir,elle s assisi aupres enpleurant tres-amerement. Alors Pantheesaisijsimtvn poignardqu’elle auoit
desia apprejiéd cela, s’en donna dans la gorge, & inclinant fon beau chesfiur la poitrine de sin mary, rendït Id
iesprit. La murrïjfe feprendd crier, & les couure tous deux J'elon que Panthee luy auoit requis. Mais quanâ
Cyrus ouytle sîiitde cette Dame, ily accourutde-rccbes toutejpouuenté, pourvoirs’ily pourroit donnerqueU
que fecours : Et cependant les Eunuques en nombre de trois, voyans comme U chofe ejioit allée,fe tuerentpa-
nillementd coupsde. dague, au propre lieuou leur maijirejsiles auoitsait retirer: tellement que iusques au«
iourd’huy Lon nppelle iendroit ou ils surent inhumez , L e tombeav des Evnv q^e s ; Car en
U colomne d'enhaut (d ceque ïondit) fimteftrits les noms du mary & de la semme en charaums Syriaquesi
tsiplus bas ily a trois autres colomnes moindres ,portans iinj'cription des Eunuques. Comme doncques Cyrus
sut arriuéd cepiteux mysiere ,apres auoir txtrémement admirêle grandcourage de cette semme, çfifait fts
pldintes çfi Umentations fur les corps, il s’en retourna. Mais iln’oublia rien depuisdeleur sairedtous deux,
comme tl essoit bkn raisinnable, tous les honneurs qui peurent efire aduifez : & leur drejsirsinaleme-nt vn
grand tombeau dguïse detertre haut ejleue. Voila rissuë desolée qu eurent les premieres iouïssances
^&amoursde cesdeux pauures nouueaux mariez ;lesquels n’obcindrencpas en leursiourscel
aise Sc contencemenc comme lcur vertu meritoit.

P v i s q^v e les Poètes iugentles ieunes arbrijseaux dignes de commiferatidn>qui font arrachez hors de
terre. II faiticy vneallusion à ce vers d’Homere, au sixiesmc de l’Iliade, où Diomedes deman-
de à Glaucus quels sont ses parens Sc sarace : àquoy il respond ; oinmp (pvfàcov ytveyi, 7todiJï
wvfecov. Comme des sueilles ess deshommes U natjsance. II accompare aussi au 17. lcs beaux ieune$
àommes aux arbres.

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TûtH ainsi quvneplante d’vn bean verdoyant olmier, que quelqfivn ejleuesoigneusement d Leftart en lieu
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