Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 366
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356 CASSANDRE.

fille d’icekiy ThesprotuSjk luy demanda en mariage,ce qu’il luy odroya facilement,pour essTa-
cer lesoupçon de sa grosssessse.L’ayantemmenéechez luy,elle ensanta bien tost apres Egisthus,
& rexposa,comme ditest, alleguant certainesraisons làdessus. Mais Atreus le fit chercher, &
nourrir commesien, auecques Agamemnon& Menelaus, qui estoient desia grands : lesquels
ayâs enuoyé en queste de Thyestcs pour le iuy amener en quelque sorte que ce fust, ils s 3en alle-
rentà DelpheSjlà où defortuneThyestesestoitaussi arriué,pourscconseiller à rOracIe,com~
me il se pourroit venger de son frere. Au moyen dequoy ils le prirent,&: remmenerêt à ieur pe~
re,qui le fitmettre cn vn cul de fosse,&: enuoya deuers luy Egisthus,pensant que ce fust son fils
pour lc mettre à mort. Thyestes luy voyant l’espée à la main, laquelle luy auoit esté desrobéc,
luy demanda d’où il l’auoit euë:il fit response quesa mere Pelopie la luy auoit donnée,laquelle
il luy pria de faire venir pour verifier ce fai£Mà. Ellc dit ce qu’clle en sçauoit : feignantde la
vouloir recognoistre plus exadement, s’en donnaàtrauers le corps. Egisthus laporta qu’elle
fumoitencores à Atreus, lequel toutioyeux de s’estre ainsi dcliuré de sonfrere, come il sefust
mis à sacrifiersur le bord de la mer, Egisthusle tua làendroit,& s’empara de la couronne auec-
quesson pereThyestes. Toutcecy ditHyginus3auodante-huidiesmechapitre. A quoy Pau-
sanias cs Corinthiaquesadiouste, qu’Egisthuspritle pretexte & couuerture de mettre à morc
Agamemnon,& luy delbaucherCÎytemnestresafemme, surrhomicide commis auparauanc
par iceluy Agamemnon en la personne de son frere de pere,Tantalus fils de Thyestes, afin d.*a*
uoir Cly temnestre, qui auoit desia estc accordée par Tindarus audic T antalus.

Car Ag AMEMNON s'essant embarafé dans vnechemisssaite exprés Çans aucune issuè. Euripi»
de au Prologue de l’Orestes, introduit Eledrc parlant de sa mere Cly temnestre.

yj mcnv d7r//p& <zfêAGuAëar u<pd(r/t{$m
'ékr&vev.

Latjuelle a tué fon mary s embrouillant deie nessay quelbabitdontilnesspeut defueloper. Là où ce mot de
ami&ç,ne signifie pas comme il fait en queiques autres endroiU^grand,deftnefuré, inssnyssirculaire,
mais vneiüppeoüchemisequin’apointd’issùëauxmanchesny au colet;comme l’interprete
Horus en ses Hieroglyphiques, suiuanc ce que dessùs d’Euripide. Ec cét autre lieu encore icy
de Sophocle en la Polyxene.

yetâv <r <*7rtt&ç cvdbw&ç w>tav. Plus IsaacTzetzessurLycophronenla Cassandre.

6 ddjTiçsç /é ra mQcur/dtyu XÆÀcop.
b) ct(a<pi£À.l]ç-ç$iç (aiuucJbü Jivdwk

A vuise d'vnpoïjson esui donne dans lefîlé,^Agamemnon estant retournede Troyessa senwte Clytemneftre>qui
luy auoit toutà loisirprepari vne robe fàns aucune ijfuè, ny au colet ny aux manches, d’vn v stage ioyeux dr
content la luyprefentapour vestirjomme il fe vouloit mettre à table : & s’eftant embrouillé là dedans, elle &
Bgisthus le majsacrerent comme vn poijfon dans vne rets.

C e t t e tranchante hache âontl’on abbat lesgrands arbres. Gecy semble estre dit à l’imitation dc
Sophocle en Ele&re,

OCTL 7VV OVÇVIVOV ftsV &phuC0
7îZtlip ov kÇ ftft @Ctp£cL°$V CLfCLV
QOIVIOÇ Ctpiç QDC cJ^dvttCTBi
jurnvp J\ï « MivoXtftyç
ssyiodoç , 077ZÙÇ SpUU) d/\STV/ASt
ftiLpcn ussçyt cpovjçt) mXiXAi.

Combien ie lamente mon infortunépere, cpue le sanglant Mars en terre eftrange napas de/îogé de ce monde,
wais ma merepropre,& fon beladultere Egisthe luy ont fendu la tefte d’vne mortelle coignée, tout ainstquese*
roientquelque chefne ceux quiabbattent le boü. Plus en la mesme Ele&re.

OTi COÏ 7ZZLsycLÀZCt)V CLVTCtjCL

JJveôv dp/stdn 7r/ssyL.

Jpuand le coup sut donnéparle deuant d’vne hached’airain.'Et derechcf encores là ou il vse du mesiné
Epithete de dpQtwMç, que Philostrate luy donne icy;

W d 7JZLÀCLjd py.ÀKOTÎÀnXTOÇ

d(L<pb)M]Ç ssJtÇ,
d v)v %gLTim<pvep dj-
%içqç bc qyjajç.

Ne cette vieille hache d’airain tranchante des deux costez,qui Pa occù d’vnetrcs-vilaine forte de tnorh
Lasille^ Priam qu’ Agamemnontrouuoittres-belle.\stn.tznàdLQ Cassrandre,laquelleHome-
re au treiziesme de riliade^dit estreiaplus belicfiile de toutes celies du Roy Priam:

imoyen

dequoy
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