Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 389
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AIAX, OV LES GYRES. $9

deboissracajfez, &rompmpar'eritrelesquels retàilltjsoientdegrosbdtiillons d’edu: Les aittresen <vn autreen-
droit venoienta rendre l'amepar vn antregenre de mort : carla marine de tom cojkx, eftoit eftneuéj, sîque 'U
plusgrandepart de laflote s’en alla donnera trauers les rochers de l’wacccftible rmage,par l’artïstce de Nau-
plim : lequel enuemmê contre les Grecspour l'amour defton siis qu tls auoieht fait motmra torti encûres qu ïl
stfta cette occasion extrémementpajnonné dans fon cœur , eut neanimoins vn tres-grandplaisir & consolation
de les voïr ainstperir miserablement : la Deejse luy ayant appreftévnesiprompte vençeancé, qu il vid de ses
propresyeux, ces troupes a luy ainfiodteuJès,abyJmerdans lesplmprofondsgoujsrës ; qh apres auoir beu cstan-
de quantitéd'eatt salée, tranjjortez ca & lapar la mer, venoient ftnalement â rendre les abots de lamort.

nans leurspauurespetits enfans sennement embrajsez,q les autres par vne rage cr vinditte empoirnoient
leursennemis a la barbe &cheueux,& tenoicnt avnetres-grandegrace &sauenrdu Cies qu’a tuutlemotns
ils mourujfent auecques elles ; lettr rendant (ce leurfembloit) la pareille de la calamité oit ils les aiment redxi-
tes:ce que Mïnerue regardoit d’enhautsort cohtcntè &sattssiite enfon cœur. UPsats <^Aiaxfnr ces entresai-
tesjantoflfependantau vatjftau nageoit a l’entour; tantoftpar leseuleft'ort dejès bnts tlsendcit les ondes fta-
lées, tajchant degaigner laprochaine terre :femblable dej'orce & de vïgueura quetque robufte geant. Car les
stots, quelque e?nmalkez> & bouillans qu’ilsfujftent, estoient neantmoms domptezsj'om les wsatigables mains
de ce tres-magnanime Hero'é ; dontles Dieux qui le regardoient eurenten admiration son courage & vertu:
d''autant queparsois vne droit-efcarpée ?nontagne d’eau l’efteuoitén L’airftpairde quetque crefte de rocher des
plm hautes : parjoisderechesles ondes s’entre-ouuranspar dejfom l’engloutissoient dans vn profônd gouphre,

Etneantmoinspourtoutc-lascsbrasnefuccomboientpointa ia.lastitude, encoresquede tùmcostez.les soudres
quijèvenoientcfteindre en la mer luy eftourdtstsentlcs oreilles,de l’csfroyablepettllement quecela rendoit. Car
ce n’cftoitpas l'intention de Minerue, quelque animée quelte sust contre tuy Jde le faire mounr tout a coup,
queile ne l’eustpremierementsait Unguirpcu a peu d'inftnis tourmens & douleurs, tant qu’a tdstn ïl isnpeujv
plm. Parquoy elie i’entretint &promena ainstlonguementça & Istauecqucs de tres-angoijfiuses miftèresicom•
tre lefquclles l’extremitéou iljc trouuoitjuy sournijjoit nouueites forces. Et essoit bien ji arrogant encores
parmy toutcdaftedesjiter a haute votxiomles Dieux-.que ?nàugréqu'ils en eujjènti maugrètoutes teurs ïres
& courroux ; quand bien iis auroient recueitly léUrspmjftances en vn, & icelles àccompagné de toutes les plm
surieujès tourmentes que lamer endura iamais ,si cn eJchaperoit-Üneantmoins sain & sauue. Mais il ne
peutpasà lasineuiterleuYindignation: car N’eptune à ces btajphemes cstant entréen extrème cholere; aufti
tost qu’il te vidauoir empoigné vnepoïnte des Gyres, il esbranla la terre & ia mer, dont tom les rochcrs de U
coste s’ejmeurent & tremblerent d’horreun& les riuages se furbaignoient ejfroyablement de La tres-gran-
de violence des ondes ; le Roy de la mer bondtonnant ainjide rage & d’efcume: lequelarrachant vngros quar-
tierde rocher, que lemijèrabletenoitsermementjâist de tout Jon cjfort > le precipita en bas; dont les mains
s’'acheuerent de deschirer, & leJ'ang à conler des ongles ; qui eurent bien tost deuoré ce qui tuypcuuoit refter de
vie. Neptune aufurplm le voyantainfi choir, & vireuoufterpar tes rejonans & tempefiueuxftots, ne s’arre-
ftapas à ceta, aïns euftvolontiers defiré, que toutparvn mesme moyen le refte des vaistèaux Grecs euft acheuê
desaire vnfernbtablepiteuxnausrage, &c. Le Philoslrate qui qu’il soit, cettui-cÿ 3 ou vn autre, qui
a escrit ies Heroïques, a fait vn chapitre de cét Aiax, où îl raconte auifi son naufrage & per-
dition,auecquesvn sommaircduresidudesavie jmesmeiTLentcomme ii auoit eu autresfois
vnserpent qu’il nourniToitordinairementàsatable, &:lemenoitdecofté &c d’autre, àguisc de
quelquccpagncul ouleurier fauorit j lequelaüoitseptouhuiâ: pieds delong. Mais puis que
nousauonsdeliberé(Dieuaydant)de poursuiurede boutenboutto.ns les Philostraccs, celeur
seroitfaire tortdc lesescorner,&: desmembrer çà & làparparcelles:aumoyen dequoy nous re~
serueronscecy àson rangj puis qu’austi bien auons-nous icy aiïez d’autres choses à dire d’ A-
iax; & mcsmement d’Hyginus, lequel au centseiziesmd chapicre dc les Mythologies, en parle
de cettc sorte.

Troye prijè, & le butin partagè, comme les Grecs s'enretournajftnt en iettrpays, Us Dieux cjmem à H y
tourroux ,pour autant qu’ils auoient faccagè leurs temples, & Aiaxsits d’Oiiem rauy de viue sorce Cajstindre,
quï auoit empoignè Tessigie du Ralladion Jeur enuoyercnt vne tourmente & vents contraires emprès les ro~
chers Capharèes, ou ilsftrent nausrage : Aiax Locrienentre ies autres, qm sut accablè cCvn coup de soudre
parla Deejfe Minerue» Lesssotspuls aprei le dcbrisirentîoutcontre les rochers proches de là, quifurent depuU
appcllez, defon nom ,les escveils d’Aiax» La nuict aya?itfurprts le resie de taflote, comme itsje
sujsent mis à crier secottrs, & implorer t’ayde âes Dieux, Nauplim quï esioit aux eftoutes ie long de la cojh, je
pottrpensa bien auoir rencontrs i’occaston àpropos de vangcr Limujlice faite à fon sits Falamedes. Au moyen
dequoy, commt s’tlles euftvoulu jècounr Jd sît aliumer force feux ài’endroit le plm peritleux d’àborder, à
caufe desrochersaigmdonteftoitfemèle riuage,* & euxcroyans quecejignalleureftoit donnêparpitié qu’on
ettj

grand nombn

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