Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 394
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394 L A THESSALIE.

E primE'Fag.e cette peinture vous sembleroit
estre l’Egy ptcjneatmoins ( à ce que ie pense) elle n*en-
rend pas de representer i’Egypte , ains le pays des
Thessaliens. Carie territoired’Egypteestle longdu
Nil : &C Peneus ne permettoit anciennement aux
T hestaliens dhabiter la contrée^parce que les monta-
gnes renfcrmoient tout autour les pla:nes,&le sseuuc
nayant pointencored’istuëjesinondoit. Aumoycn
dequoy Nepcuneà>toutsonTrident pourfendraccsmontagnes, &C luy fe-
ra des portes.car il est embesongné maintenant apres cét ouurage, afin de le
paracheuer au plus tost,& qu’il descouure la campagne. De fauft le voiia qui
a desia hauste le bras pour faire ia breche : mais les montagnes premier que
receuoirlecoupsereculent de leur bon gré,autant qu'ii en faut iustement
pour laister escouler le sseuue. Ce que îa peinture sestant parforcée de mon-
strer bien apcrtement, la partie droite en Neptune se raccourcist &C aduance
tout ensem ble, ne menassant pas de fraper de la rnain, mais du corps. Au de-
meurant il n est peint ne verd-bieu, nemarin3 ains comme vn habitant dela
terre : car il embrasse les champs, &C se resiouy st de les voir ainsi larges &C ou-
uerts estendus, tout ainsi que des mers. Le sseuue d’autrepart tout glorieux
sappuyantsurlecoude(carcenest pasleur façon destre debout) reçoit le
Ticarese commeleger &C plusplaisant àboire, &C promet àNeptune des cs-
coulerdelacampagneparlavoye quii luy afaite. De fa^on que ieau se-
stant desia rabaisteeja Thestàiie s esteueornée d’oliuiers &C d espics:maniant
vn ieune poulain qui naist auec eüe Car elle obtiendra austi des cheuaux de
Neptune, lors quelaterreaurareceulasemenccgeneratiuedeceDieu dor-
mant,pour les conceuoir.

ANNOTATION.

Traeon auneufiesmeiiure, parlcainsiducontcnuaupresenttableau.P<s~
nem trauc rjant U Thejjdie, oh tl sensse deplujïetirsgrcjfes nuieres qui rentrcnt dedans»
fe rcspand surt fcuuent, & desborde a trauers les cbamps. On dit qu'anciennement cette
plaine cftoït toute couuerte d'eau en sorme de iacparce que lcs montagnes l’enuironnoient
tont <xut8uri& la cofte de la mereftoit beaucoupplm bautcimais que le tremblement de ter^
rey ayantsait vnegrand’ brecbe quifcparoit le mont olympe d'auecques celuy d’Ojftt, Pc-
nem s’efcoulantpar la dans la merjaisfti les champs defcouuerts & tariz,, referué quclques
marescages ; deux mesmementplm ftgnalezs entre les autres ; celuy de Nefton qui est le plm grand} & l'autrG
moindre appellc B.ebek, qui eftleplmprochain de lamer.

Mais Baton Orateurde Sinope, ensaharanguedelaThesïalie ouHæmonie ,traitececy
Athïnes. plusapertementdans Athenéeauquatorziesmeliureoùildit: £>ueles Saturnaleseftoient vnean-
tiquité Grecque laseste que lesTbejfdiens appellent les PeLories , lors que les Pelasgiens facrisierentpu~

bliquementtom en commun, auoit pns fton appcllation d’vn Pelorm, lequelsut celuy quivint annoncer au
Roy Pelafgm ; commepar lemoyen des grands tremblemens de terre aduenm en la contrée d’ Hœ?nome > les
montagnes appellées Tempé s’eftoient entrouuertes, &par la breche l’eau qui auparauant inondoit la ca?n-
pagne, efcouLée dans le canaLde Penem ifi bien que les champs feroient demeurez, defcouuerts qui fouLoient
eftre en sorme de lac : au Lieu duquel apparoissoit vne pLaine de grandenr & beauté admirable. Ce quayant
entendu Pelasgm, ûLuy sit apprester vne table sort magnifiqucment couucrtcdeviandes 3 & lesit la affeoir
pour banquetcr. Tous les autres austi levindrent amiabLement embrasser la dcjsus, luy apportant cbacun ce

qu’il

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