Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 406
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4o6 clavcvs le pontiqve.

sclon les chants & musiquc d’Orphée, ces vers d’Apollonius le marquent aiîez.

coç V7T O’ppîicç yjdvtpy TnnÀyyov IpiT/sÿJç
' tjvvtov ?\g.£çÿv vdhip. ’&ki cso poôîcc uAv^ovto.

\^Ainfi à la barpc d’Orphte ils fiappoient dcs ramcs l'onde tempefiueufe de la manne ; & ati defious lesssots
houillonnoitnt.

G E v x que voila embarqtiez,dans lenauire font Caftor& Pollux,& Hercules,&les Aeacides,& les
enfansde Boreas. Iupiter s’estantenamourcdelabeautédcLeda,fiIledeThes1:iusJ&: femmede
TyndarusRoy de Laconie,l’engrossa trâsformé enCigne,ainsi qu’elle se baignoit dans la riuie-
re d’Eurotas ; de maniere qu’au neufiesme mois elie accoucha, ou plustofl: vint à pondre deux
oeufsjde l’vn desquels fut esclosCastor &: Pollux,& de l’autreHelene.Homere au 3 .de l’Iliade»

Kaça^ô’ )7t7jô<PcLfASV, \u twZ, dyzdvv FIoÀ/cs'dCxAct,

(w^nÿ.(nyvr\ rtc$) 3 tw /aÿi fAct yt'ivcsro iximp-

Caftorle caualcadour ,& Pollux bon a coups depoing, deux freres iumeaux y que ma mere enfanta auecmoy.
Ils firent tout plein de belles choses en leur temps, & entr’autres de nettoyer la mer de Cour-
saires,tout aussi tost qu’ils furent venus en adolescence ; cc qui a donné lieu à la fable dc les fai-
re e(tre comme Dieux pacificateurs de la mer, ainsi que dit Homere en leur Hymne.

cmTÜeyç tim 7rctjchtç IsfoyOovicûV fiû^o7miv,
coyvTto^yov ts vèoov, 0T6 Tt œ/ipyymv clèsihctj
Xi/Meaq Ky 7tovTov d/MiXtyov.

Car en forme de deux beaux feux, ils se viennent és grandes tourmentes poser sur les ancennes
des vaisseaux, qui est vn signc infaillibie que la mer se doit bien tost appaiser : mais s’il n’y en a
qu’vn seul,il presagist tout le rebours: pource qu’on les feint s’estre tant entr’aimez,qu’iis n’eu-
rent iamais noise ny disserend ensemblej oncques ils ne s’abandonncrent ny àlamortny àla
vie. Carainsi queraconte Pindarecn la 1 o. desNemées, Castor s’estant yn iour mis à desrober
les bœufs d’Idas,fils d’Aphareus,LynCeus son frçrc, dont il cst fait mention en ce tableau,l’ap-
pcrceut de dessiis le mont de Taygete, tantil auoit la veuë aiguë & iôingtaine ; dont ayant ad-
uerty son frere Idas, ils s’cn allerent tous deux ruer à grands coups de iaueiine sur Castor, & le
snaisacrcrent. Mais Poilux estantvenuausecours,bienque trop tard,les vintasssaillirde grand
cœur ; & eux faisans rampart du tombeaude leur pere, en ruerent la colomne contre Pollux,
qu’ils 11e peurent toutesfoisofsenser, ains l’animerent dauantagejsi bienqu’ilemporta Lyn-
ceus roide mortpar terre d’vn coup de dard, dont il le perça d’outre en outre: & là dessus Iupi-
ter assistant scs enfans de sa foudre, accabla Idas, & ie reduit en cendre, auecques le corps de
son frere. Mais les commentateurs d’Homeresur le 3. del’Iliade, & Hyginus au 80. chapitre,
racontent cela d’vne autre façon; alleguans que Lynceus & Idas se marians auecques les deux
fillesde Leucippus, Plebé & Elaira, iisyinuiterentCastor & Pollux; lesquelss’estans dcpri-
me -face enamourezde labeauté des espousées, se voulurent mettreen deuoirde lesrauir, &
les leur oster de force : mais ilyeut vngros combatlàdessus, oùCastor demeura pourlesga-
ges,commemortel qu’il estoit, pour auoir esté engendré de Tyndarus; &: PoÜux procreé de la
semence de Iupiter, par ce moyen non subjcd à lamort,à l’aide de son pere tuales deuxautres.
Toutesfois Pausanias és Corinthiaques dit,qu’ils iouyrent de ces deux Princesses;&: en eurent
chacunvn fils, appellez Anaxis&:Mnasinus. Polluxse voyantestredemeuré seul, &: priué de
la compagnie de celuy qu’il aimoit autantou plus que soy-mesme, requit Iupiterde luy laisset
finer ses îours auecques son frere, ou lerestituer en vie. Iupiterne pouuant, ouplustost ne vou-
lant violer les loix de la fatale destinéc, luy donna le choix,ou de iouyr perpetuellement d’vne
immortalité au ciel auecques Minerue &: Mars, ou de communiquer la sienne à son frere j vi-
uans &: mourans alternatiuement l’vn apres l’autre. IIacccpta ce dernier party; &ainsi fut Ca-
stor remis en demy-vie, &: Pollux assubjetty à vne demy-mort; iouïssans de l’vne & l’autrc con-
dition chacun à son tour làhautau ciel en l’Olympc, &: icy bas en la terre auxenfers. Homere
cnl’onziesmede l’Odyssee.

a?XGTê fÂp Çcoucs iTipr/JJiPyi , aÀÀOTÊ css’ CtÙTè
Tt’S'vdcnv, TfjiLuu cPè Atiïgfyctoiv Jozt 3*o7aj.

Et Pindare en la dessîisdite dixiesme des Nemées.

JJ.iTVtJMlÇojtfyjOl css’ cvet\-

, dfjJi°y. v Ttiv /.{j} ftiXa

Ah VifJÿVT&Js, tuv cX dm yXdicn ycd~
ctç , cv yuct?9iç Qi&TTVCtç,

TTOTfJÿV CtsX7n7fhULVTèÇ OfJÿÏQV.

De là scroitvenuë lacoustume anciennementauxRomains de leur enuoyer tous Ies ansàîeur

solemnicé
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