Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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P A L E M O N.

îi ayat que cinq à six mille pas d’estëdue au plusice qui auroit ellé caused’ànimerDcsrtetrius fils
d’Antigonus 1 vndes succesieurs d’Alexandre, &apres luy Iules Cesar, Caiiguia,&:Neron de
le crancher,& y faire vn canasafind’abreger d’autantlanauigation,qui outre le dàgereitmer-
ucilleusementlongue & fascheuse pour lesvaisicauxqui vont&vienent desparties Occiden-
tales cn Asierparce qu il faut doubler tout le Pcloponese3cjui efi presque sembiabie à vnefueil”
te de Platanc ou de Vigne,a causc d infinis caps s’aduançans enla mer, & des calîesou entrées
qu’ii fait au contraire en dedans;contenantde plein circuic plus de six vingts bonnesliçuës; &
decofié deuxfois autant. Neâtmoins cette si loüablc & magnanime entreprise eut en tous ces
grands Princeslà vnefortpeuhcureuse&prospere isiuë;amsique ditPline au q.liure&chap,
înùuftOi'vt omnwmpatuit exitu,mcœpto.Et Pausanias és Corinthiaques. Celuy quise vonlut ingererde
rcdttire le Peloponef en vne IfJefen déporta,auant que de mettre la mam a trancherl 3îsshme:& fe voit claire*
ntent l'endrcit auquelils commencerent cette hesongne.Mais ils ne donnerent pas iusques attx lieux ouJôntles
pierres & rochersuiu moycn deqttoy ildemeure encorepourleprefintattachéa laterre serme, felon quenature
premierement l'efiablit.Alexandrepareillementsils de Philippes,ayant dehberéde trancherlaplaine d’au-def
fous lcmontde Mimasdaijfacefeulouurage imparsaitde tonsceux qtiilentrepritoncques. Etl'oracled'Apol-
Lon dcsiôurna les Cnidiens de couperleur isihme ou desiroit : tant ilcfimalaiséd’asfubiettir sotts l'humain es-
sort,ce qui a efié vnefois ordonnepar lapromâence dinine. O r I n o & Palemon (comme il est dit au
mesme lieu) s’estans precipitez en la mer poür fuyr lafureur d’Athamas; le corps d’iceluy Pale-
mon qui fut depuis surnomé Melicertc,futrecueilly par vn Dauphin,& apporté sur le dos d’i<»
celuy en risthmedà où Sisyphusl’ayant trouué gisant sur la greue,luy donnasepulture,& insti-
tua à son honneur & memoire lesieux qui furent depuis appellez Isthmies5 qui se celebroienc
de cinq ans en cinq ansjcomme le veut Pline au 4.1iure s.ch. Isihmiparsalteracum delubroNeptu^
m quinquennalibns inclyto ludisimzis selon Pindare en la ^.des Nemées,de trois en trois ,

'trovTvv te siçvp’ dyÿ./jsiv-

tvç b) A'ixQvxTvovav

'&v&ÇQVû) TPIETHPIAL

vïôv ûJ Tgfijioy.

îls les attribuent tous deux à Ncptune, ainsi que faitausiî Plutarque en la vic de Thesée : Lequet
(coinme il dit ) fut leprcmter qui àl’imitation d’Hercules infiitua des ieux folemnelsi dfirant que tout
ainsique les Grecs en la memoire d’iceluy Hercules celebroient ceUx de L’olympie à Iuppiter,ilssijsent le mejme
des isihmienspôurPamour deluy à Neptune.Càrcequifefaisoitlàmesme denuicL à l’hùnneurde CMelicer-
te,auoitpîusiofi apparencede quclque mysiere & cererhonie,que d’vn ordre de ieux& sesiepublique. Pausa-
niasàce proposés mesmesCorinthiaques,ditqueNeptune&leSoleil estans vri iourentrez
en contestation & debat pour le territoire de Corinthe, ils esseurent Briareus pour arbitire dè
leur dilserend; surquoy il adiugea à Neptune Hsthme & terres adiacentes ; & au Soleil le Pro<?
montoire quiest audcsilisdela ville.Neptunedoncquesauoitsontempleenristhme (ce qué
Philostratc tesmoigne en cc lieu)auec vnpetit boscage de Pins à luy consacré,selon qu’alleguè
Strabon au S. liure. En ilsihmefie void le temple eminentde Neptnneappellé q>our cette accasionIjth- Strabon.
mien,enclos d’vn bosquet de Pins,oules Corinthiens auoient decoufiume decelebrerLesieux Isihmiques.Stt-
phanus au liui*c des villes. Ily a vn Isihmeàufii à Corinthe,&NeptuneIsihmien, &les vicsoires ifth- Stsphakv#.
miennes.Esquellcs se faisoienttouteslesmesmessortesde ieux &combats qu’cnr01ympie,és
Pythies,&Nemées;horsmisde Tragedies&: Comedies, quiy estoientdefenduës,commedit
Lucian au traidté de i’Isthme *, si toutesfois il est de luy. Encorequily eussioy exprejsequi interdissde L v cixh;
ne rcprefentcrés isiljmies aucune ComedïeneTragedie, neantmoinsNeronvouLutfairepreuue la defaJussi-
Jàncecontre tous les ioueursdcTragedies,& en emporter LavicLoire, Les vainqueürs au restey estoient
couronnezdebranchesde Pin commetesmoignePlutarqueenla^.quest.du j.des Symposia-
ques.Pour raison(ce dit-il)que le corps de Palemon fut trouué contre le tronc d’vn Pin,où les
vagues rauoient ietté à bord,non gueres ioindela viile deMegares.Ce quc tesmoigneausii 1©

Poëte Euphorion, dans lemesmeiiure,

Jiy&ïOVTiÇ csè TE kOVQÿV 17T Ctjÿ{j(71 TmVSOSi

yfe'ïPnaTLV, qxujôvc Jh çeQdvov clQùqiç (popiovraji

Pausanias és Arcadiques s’arrestant à cela, dit qüe la cause poiirîaqüeîîe on donoit le Pin, oii
Sapin (car ily aIés Isthmies, & l’Ache és Nemées, venoit deia mort&desconuenuëde
Palemon,& Archemore. Careommenoüs aüons desiamôstrésurletableau d’Arrichion, PA-
cheestoitvneherbefuneste&dediéeauxmortuaires ;aumoyendequoy l’on en vsoit aufîî és
Isthmies,mais seche, là où celle des Nemées estoit verte. Le Pin aussi est vn symbole de morts
pourcequ’estant vne fois coupé il nereiette iamais plus ; ce qu’on attribuë encore aü Cyprez,
comme le marque l’Autheur du Poîyphileen ses Hieroglyfiques , & le Poëte Arioste en cettê
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