Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 433
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L E S I S L E 5. 4,j

dciïus îetir mere ou lye,laquelle estoupelesconduits,pores,&:sporigiositezdii bois,par îesl
quelsla vertu se pourroitexhaler, &: si donne de l’acuité au vin} il cû besoin de suppléer à ceia
çar vn autre artifîce 8c moyen,&: poisser ou souphrer le vailTeau:ce qui se fait en cetce sorte. Ori
fonddedasquelque terrinejdelapoix-resineoudu souphre,ouautres telles manieres de gom-
mes brussantes.Car on y met bien de lencens quelquesfois à certains eflèds: puis on emmielle
làdedans vn baston de torche, &c le laiste-on refroidir : cela faic on l’allumc &c auale dedans lc
vaisseau par le bondon, le laissant brusser là dedans : car la fumée s’espand de costé &c d’autre
contre les doüelies,&: les estoupe ÔC godranne, tcllementque l’air n’y peut plus entrer. Et siîc
vin en reçoit vn goust 8cacuité qui n’est point trop cles-agreable. Là desslis i ay souuent consi-
deré en moy-mesme, qu’il n’y a guere de nation en toute la terre, qui boiue le vin venant de
destus la mere, sinonles François : tous les autres lefrelatent apres auoir boüilly, 8c s’estre pu-
rifié: cequilerendmoinsfumeux beaucoup. Au moyendequoy çelapourroitpar-aduanture
accroistre encores tousiours quclque chose à cette humeur boüillântejprompte,soudaine im-
petueuse, tepestatiue8clegere,dont on remarqueles François entre tous autrespeuples. Mais
aussi sont-ils dc tant moins srauduleux, traiflres, dissimulez,&: trompeurs, comme tous les co-
leres de nature,qui ne sont pas gueres souuentainsi entachez de ce vice, comme les autres pius
posez,couuerts,tardifs &: pesans. Au reste,quant à ce que met Plutarque, que la vigne se com-
plaist fortaumcsmeterroüerqisaimentles Pins^cela est vn peu chatoiiilleux,au moins pour
nosregionsde deçà,où Fonvoid lepîus communément croistre les Pins au hautdesmonta-
gnes froides ; comme luy-mesme le corifesse ën la seconde question du 3. liure, en ces propres
termes. J)o ivctviiœv mJekov bps^vrcts. scj cp/Ag&îp/tçv Vg\ ro çiiïgjupgov rv Zkp/uyv. oêtv ot

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cMÇspxaiv. Cela faitque les arbres &plantes aïment leurs contraïres, lesfroïdes ctftajçauoir, lachaleun
& les chaudes lefroid. De maniere que les lieux montueux expofez aux vents & aux neiges ,produifentplus
njolontiers les arbres dont onfiesert dsaire desssamheaux & tortils, & qui portent la poix, comme les Pesses &
ïesVins. II aduouëque les Pins&:le$ autresde ce genre poiiïeux, s’aiment és montagnes froi-
dcs (comme ils font à la verité) au moins ceux qui portent la poixnoire, &: les Sapins : car les
francs Pins, qui sontproprcmcnt le çp'osiiteç, lequel porte le pignolat, 8c les Pins qui procréenc
la poix-resine, ainsi qü’on peut voir pour le regard de ceux-là prcs Rauenne; 8c de ceux-cy cs
Lannes de Bordeaux, desirent plustost le terroùer sablonneux &: plain, que les montagnes 8c
FArgille. Mais ie ne voypas en quelle maniere les vignes peussenttolerer ces lieuxhauts&:
gelez, veu qu’elles sont si tendres à la froidure. Parquoy tout cela est pîustost imagination 8c
conjedure de quelques gens dodes, qu’experience ass'eurée de ceux qui laissàns à part les disi*
cours, se retiennent tant seulement à ce qu’ils touchent au doigt 8c à l’œil : aussi est-ce bien le
plus seur : car le reste a fait souuent trebuscher beaucoup de grands personnages d’vn tres-
exceîlcnt sçauoir 8c doélrine. Ce n’estpas toutesfois pour vouloir estre si temeraire 8c prcsom-
ptueux,que de leur contrèdire en rien que ce soit,ains seulement pour le remarquer en passant.
Ausurplus, quant au Cedre3dontilest aussifaitmention* Dioscoride au 89. chapitre du pre-
iriier liure, le designe pourvn grand arbre, duquel se recueille vne maniere de poix quc Foa
appelle Cedria* 8c portent des galles comme le Cyprés, mais plus grandes communement. II y
aencores vn autfepetitCedre,ayantlesfueillespicquantes ainsiquele Geneure, lequelpro-
duitvnfruid: de lagrossseur des grains deMyrte. Etauregard de lapoixqu’il îette, lameil-
leure est celle qui est espoisse j laquelle ne-coule pas fonduë 8c liquide, mais par grains goutc à
goutejqui a fort grande proprieté à garder de putrefadion lcs corps morts,&: de corrompre les
viuans : à raison dequoy quelques-vns Font voulu appeller la viedesmorts* Piine plus à plein au
5. chapitre du 13. liure.

Les hommes chajfent aux plongeons, nonpour l'amourde leur chair, mais pourceque le ventre en
efepropredlamedecine,carelleeftnoiraftre&mal-faine. Horaceenla i. Satyredu 1. liure,

Ergo

Si qnts nunc mergos fuaueà edixerit ajfos,

Varehitpraui docilis Romana iuuentm.

Dioscoridélinresecondj chap. 38. toutàla fin. A/ôi)<tç cntiX'èrSüQh xs 'iïbQh vJpopdAmç

Kogjiueiavduolv vA/iJoç, cdiùrepjt. Lcfoyedu Elongeondcjfeïchéérheuendel'hydromelalaquan-
titédedeux cUeillcrées,fait vuiderlesfecondines. Galienen Fonziesme liure des Simples medica-
mens,(emocquede ceuxqui estimentquele ventre de ces Mergesou Plongeons,dont ilest
icy question, puisse de rien scruir à conforter Festomach : ne pareillement les gesiers des
Poules ; car ayant ( ce dit-ii ) esprouuc Fvn 8c l’autre 9 il n’y a trouué aucune faculté ny cfleft.
Mais Paul Eginete ditque le foye des Plongeons est fort propre pour la grauelie. Au reste,
quantauMerge ou Plongcon ,quèles Grecs appellent AïÔtsa, c’estvn oyseau marin, auquel
Ouide au douziesmc de la Metamorphose escrit, qu’Æsacus fils de Priam 8c d’Alyxotlioé fil-
le de Dimas 3fut iadis transformé : parce que s’estant du tout adonné à vne vie solitairc 8c

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