Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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L E S PHLEGYENS. 447

d autant-, pour deliurer lemonde aujii d vnetelie pesieji prejenta a cét inhu-
mainenforme d’vn leune.Athlete, dot Phorbas fe cmdant delmrer àfort bon
marchs enfatrecomme les autres,j demeura luy-mefme pourles &ages:de
màniere quelepasfat ouuert, t3 remis enfapremtere Itberté-, & cette detefta-
ble couftume detom poinçts ajfoupie Çst efteinte.

E ïLEWEicyqucvousvoyezestCephisteieBœo-
cien, & non pas de ccs rudes & lourdaux ennemis des
Muses. Mais tout ioignanticeluy ies Phlcgyens vrais
Barbaressèsontcampezsousdes tentes & pauiilons,

* ies villes n’estanspoint encorcen vsage. Dc ces deux * i« v,n«
au rcste qui combatent à coups de poing, vous voyez nest:s. ns 1
bien (a mon aduis) quecettui-cy dt Apoilon, &sau- n’ayant point
cre àlbppositcest PhorbaSjqueiesPhlegyens ont esi des vtlles, II n«
leu pourlcur Royicar il est de gradc stature,& Ie pîus
inhumain d entr’eux tous. Pour cela neantmoins Apollon n’alaisTé de Taller pa^nc'ortsS
attacher pour raison du pastage:car cettui-cy s’eftant mis à garder le chemin ts* ndu°iZ
qui va droit aux Phocensicns &C en Delphes\,personne ne lacrisie plus és Py- pg^ cc rst®"
thies5ny ne chante des Cantiqucs àce Dicu:tous les oracles5oiFrandes5& di-
uines resposes du sacré T rippier sont abadonnées. Or s'estant ieparé de tous
les autres Phlegyens5il exerce ses brigandages:&:a choisi pour sa demeure ce
Chesne icy^làôùiceuxPhlegyensluy viennentordinairementfairelacour^

& plaider leurs causes en ce beau Palais. Quat aux pasTans, il les reçoit en vne
chappelle:que fî ie (bnt ou vieillards5ou ieunes enfans,il les reuoye à la coni-
mustauté des Phlegyenspour les deualiser, 6C mettre à rançon. Auecles plus
fo'rts &C robustes il combat, surmontant les vns à la luitte, les autres à la co ur-
le5Ies autres à lescrime des coups de poing5ou à ietter la pierre: 6C leur coupa
les testes à tous j qusil pend puis aprcs à cc Chesne : pasiant ainsi le cours de
son aage en cette cruelie bourrelerie &C carnage. Car les vnes pourries desia*
atrachées au bout de ces branches 5 sont toutes surfonduës &C coulantes d m-
fedlion.Celles là5vous voyez bien commeelles sont sciches &C deicharnées:
Icsautrcstoutesfraischesencores. Ceiles-cynontplusque le test5ouurans
lagueule, paroù il sernble qu’elles lamentent hideusement5 quand le vent
frape &C s entonne dedans. Cettui-cy doncquesseglorifiant deses bclles vi-
âoires 5 Apollon le vient rencontrer sous la resiemblance d svn beau ieu-
nechampion, toutprestdefaireàcoups de poing: &est leDieu icy peint
auecsaperruque, maisrecueillic &C trousiee5afin quil combate plus à de-
liure du chef. Les rayons ssamboyans sessancent aemmy le front 5 &C h
iouë enuoye au dehors iene scay quel despiteux sousrire 5 entremessé
danimosité &C courroux. Ses œillades aussi éstincelantes 5 se demenent
quant &C les mains 5 lesquelies sont entortillées degrosses courroyes 5 mais
lcsbouquets&chapeauxde sseurs y fîeroient bien mieux, Cependantil
amisparterresa partie aduerse : &C le gaillard maniment de la droite qu’il
hausse &C secouëainfî vertement 5 la monstre estre encore fort vigoureuse,

nesedesmentant point en riende k coiitenance dont elle a vaincu : là où

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