Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 452
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jpue lesautres mettent vn hautTrippieYfnrteseu,propre aux Uutmenspoursaire le deuoir au corps, c’est à
dire vn chauderonenchasTé sur trois pieds ; lequel ( pource qu il estoit ordinairement haut)
il appeile pour cette occasion ü4«/3aTnj/.Tricl]nius là dessus, yi ypvv%jroy7wvv lèv yjoivûç 7iv&<?airlwr)
tu)Aosiewov AêytrcLj.'&to Jt rrçSvoicûçrv2yrç#7rocsbçvoéircti o Àéovçxèro dipsAeqvojifyjov vesisop. £>ueceJlou
cequi portele chaudercn ,àfçauoir lespieds aujquels ilejiattaché,* ou le chauderon mejme oheftl’eau qnï Je
chausse. Euripideà lafin des Suppliantes, où. Minerue parie ainsi à Thesée»

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sUJVH/udja 3-’ opzcev,/ystpvjptl.Lyc & E'ÀàM,

Tu cts vn Trippier d'airain au logis ,• lequelantressois Hercules ayantfîccagè Troye, ojfritde vœu aux autels
Pythiques fom quelque autye intention, y ayant immolé dedans trois hrehis. Escrits aufond de ce Trippier
desfermens tspromejses, & donne-le engarde a ce Dieu qui afous fa prottcsion Delphes, ensemhle les regT
Jtresdr memoires dessermens Jolemnels & tefmoignagesdeta Grece. A ce propos, &: mesmement d©
^AkJjtwvç,pîeds d’airain, Pline au troisiesme chapitre du trente-quatricsme iiure. Exœre sattita-
uere&cortinasTripodumnomine Delphicas , quoniamdonismax'miè^ApollinisDelphicidicebantur. Ser-
üius surle fîxiesmede i’Eneideinterpretecemotdee0m/24 (quisignifie entr’autrcs choses vne
chaudiere) pourle Trippierd'ApolloiijdontserendoientlesOracles ,&le deriue de corium»
pourccqu’ilestoitscedit-il) couuertducuirdu serpentPythonjou de Certina, à cause de la
certitude desdits Oracles. Mais lailsant à part teiles curieuses recherches, i! appert assez que
les T rippiçrs cstoient pris pour des chauderons &: badins:&: encores pour dc grands plats creux
à mettre la viande, comme le tesmoigne ce lieu-cy du septiesme liure de Xenôphon au voya-
geduieuneCyrus enlahaute AütfmiïjJè srpi7wcs)içh7yivsyôtinuv7sdim. «tm Qow"zKevisKpzcùv/mcçoï
VèVipLH/Jscàv, yj cipTzu. ÇvffrcLi/uÆyiÀ9i <zd&ism7iiÇsiVti/u,èvoi ïicrwj‘ST&ç rolç zpéaoi. On apportapuis apres des
Tnppiers a toios, mfques au nomhre de ningt, remplis entkrement de chairs tranchées en mentos morceaux9
&de grandspains depasteleuéeparmy. Athenée au premier chapitre du seccnd liure. Cecy est hiert
digne d’eftre remarquê, que le Tnppier dedié au temple de Dionyfks enftgne de victoire,estoit vncgrande tajse.
Car ily auoit anciennementdcuxfertcs deTrippiers, (l’vsage toutessois aohtenude les appeller indijferem-
ment hastins) l’vn desqnels on auoit de couftume de mettrefur le seu ,pour chaujfer l'eau du hain, dont il reU~
noit le nom. Aefchyle.

tvv /dsj Tp'lTtOLÇ èS's^ctr QlUAlOÇ Aë&tlÇ
Ujè) ÇVÀdoJCOV tLuj \sds> 7TV(Jç Ç-<L01V.

L ’autresorme de Trippier eftoit nJne tasfe ou couppepropre à hoire j & pource quony verfoit du vin dedam»
il cstoit reputcpropre a extorquerla verite ffuiuantceprouerhe, b oîvcp dAydiici, a.u. vin consîste ia ve-
ritè. Au moyen deqttoy leTrippier d’airain ,ftlonledire de S'amm Delien, nonle Pythique,maisceluy qtt’eyz
appel/e maïntenant le haftin , conuenoit a Bacchus pour raison de l’yureffe, tout ainsi qua Apollon a cauje de U
diuination. Jpuelqucs• vns auoient des anjès,& vnepatte à troispieds pour leur souftenement,dont ils auroient
priscenom-là. AudemeuranttouchantleTrippierquiestainsi dedié à Apollon, cornnie pour
vnsymboledepreuoyance &c sagesfei il s’enraconteienesçay ou vnehistoire. Qisayantesté
peschévn Trippier d’orenîamer,&:adiugé parl’Oracle auplussage detous5on Fauroit porta
d’vn commun consentement à Socratcs : mais il le renuoya à Apollon, disant qu 5il efloit deu
suiuant l’Oracleà ce Dieu, &c non à autre/Parquoy on le mit sur la telle de sonimage5 comme
pour vne marque de prescience. Et c’est à quoy a voulu ce me semblc, fàire alluston le Poëtc
Anacreon, quand U dit que trois choses sont consacrées à Apollon • la Lyre , le Laurier 3 ôc 1s
Trippier.

Tspov yè <poj£'J
Kidupn , chtçvy, çpn,wtç ts.

DeiaProphe- Av recard delaProphecistePythique,cefouloit estre premieremenü queîque ieunc
tide Pytin- £ucidiote&csimple,nourrieauvillage,nayantaucunecognoistancedelettres,arts,scierices,
ned’autresaftairesdumonde; Sc nesçachanc en somme autre chose, sinon que parler, ainsi
que tesmoigne Plutarque au traité d 5icelle:afin,eomme il est à presupposer, que l’esprit ouDe-
mon qui s’introduisoit dedans elle, seseruant de son corps comme de quelque organe, instru-
ment&:outil,trouuast lclogiseÿatieremencvuide &c denué detoutes autres occupationsj 6c

que

A t H BN SS.

que,
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