Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 531
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ANTICO


esirkès 9pùnrduwufd’huj ott hitrfiùhmtnt > mnis sermt's &siahies à to siours >sans qu*Aucunfwjfi dirè d’ett
elUs fontsirties. ?arqmyieneles ay dett vioîer$ourcrainte ou refieiïdepcrfjmt, & demenrerpar ce moyen
coulpahle emers les Vienx > d’autant que iefiauoisasiez> deuoir quelquessois mourir. Cc sônc les raisons
qu'Antigone ailegue pourses excuses, eonformes aucunenienc à quelques passages de nostre
escriture:comme3PrfsiatohedireDeo quàmhominthm: &C âutres tels. Neantmoinsle mesme Poëte
introduitapres Creon 5 parlant ainii àsonfils*

* ■ cs o'pdvvfityà)v

râ 7ro?J\d owfaçfid w sn/5ztp%c&.

Quoy quc ce soit5és choses du monde5mesnienieht és indifFerentes, Fon ne peutfailîir d’obeyr àvn sa^n^
&s ,acconimoderàl >ordonnancedu Souucrainî qucs’ildeccrne & cnjoint quelque cliose de &prince,
desraisonnable, c’est à luy puis apres à eii respondre deuant la Diuine vehgeance, qui ne laiise Sauuesouuènl
Enalemenc aucunè iniquité impüniè. iîrouincj

Donneront fepultureàTydéedrCapânem. Tydéefut ifilsd’OenécRoydeCalydonîe; 'éè
pére de t)iômedesjce taiit rènômmé guerfier dans Homere,qui blessà Venus a la main deuanc lhad,Ÿ#-
Troyeiôc Marsencores.Qrcc Tydée ayant tuc par mesgarde son frere Menalippus5iisereti«
ra deuers Adrastus Roy d Argos5quiliiy donnaDciphile,l Jvne desesfilles enmariage;&: l’au-
tre nommée Argia à Polynices Prince de Thcbes5frere d’Eteocles : dcuers lequel Tydée alli
en ambasid.de,pour faire instancc des pretensions de soh beau-f’rere, Surquoy non seulement ii
se haussa de paroles paraüanture plus qu’il ne deuoitjmais deffia totis les Courtisans à telle sor-
té dé coinbat qu’ils voudtoient essire5 Sc les vainquit: dont creuans de dueil &enuie5 s’enallc-
rentiusquesàcinquânte mettreenembuschesurlechemiii par où il s’en deuoic retotirner à
Argos*.&: l’ayant viuement assaillÿ en aguet5il lés deflit neantmoins & tua tous5 excepté vn ap-
pellé Mæon,qu ilrcnuoyaàEceôclespour luy enportcr les nouuelles.Depuisestantretourné
derechef à Thebcs auecques Farmée des Princesliguezpourremettre Polynices en son heri-
tage, ilfuc frapé d’vn çoup desseche àFescarmouche , par vn Thebain dü mesmenoiti dc Me-
nalippusqti’auoitsonfrere par luy mis à mort. Etsesentàiit qu’il estoit prés de sa fin5 rcquit
Amphiaraus de le venger. Lequel luy ayant de ce pas àpporté la teste de son enneiny, il la des-
duraàbeliesdentSjenmangealachairj&c humalacemclle. PÔur raisonde laquelle cxecrabl^
cruaute, Minerue qui le vouloit immortàliser,voyanc que pour auoir gousté de la chair hümai-
ne,il n estoit plus capablc d’obtenir cette grace,la transferadepuis àson fils Biomedesssequel
futsinalement apres beaticoup depeincs 8c trauaüx, reduitaunombre des Dieux3 auecqueâ
Castôr&:Pollux; dontil espousalaniepced’Hermibne5filled’Helene. Quelques-vnS lera-
contCiit d’vne autre sortc. Quantà Capanéc ôc à sa indrt:voyëz J.e io.delaThebaïde düPoe-
ie Stace, où tout cecyest fort ingenicufement descrit.

Et ce bovrbier desirempé de jàng &’ ftieur. Aü Grcc il y afiuQpé tê vTod 7MA9ç3ce qui ne se
peut gueresbonnement rendreenFrançois : Car A,autrement 7d‘oç ècnvov ( les
Latins saDpcllent Tdbes ) estcette villenie & ordure desàngfigê & corrompu, qu onpeut voir
és boucheriesj&au îieuoùs’estpasséquelqucgrosmeurttè&carnage,dontPhilostrate diticy
que se deleôte sifortla Deesse Enyo sœtîr oc Mars, autrCiiient Bellonej qùiestprise aussi bieit
souuentpourlaguerre&lesgrosses batailles. Cepassagèicy sembleserapporter àvnde Sue-
tone en la vie de Tybere,tiltre einquante-septîesmejQu il dit que Theodore Gadaréen,qui luy
apprenoit l’artd’Eloquencc, apperceuten luy, combienque cenefust encores qu’vnieuné
garçon,vnnatureipesant&enclin à cruautc* Dc maniere qu’en le tançantquelqüesfois 5 il le
souloit appelier 7ir,sv di/nçcv, cw/a.7n(pvpfiJiQv> argileM sangcdesinmpéede sang.

V o i l a tmpiedde Grenadiernay defèy-mesmey&cz 11 feinc icy apres les Poëtes, que la Furie qui
enuenimbitainssccs deuxfreresàvnetellepicque&dissention, fitsourdre vn Grenadier sur
leursepulture:des grains duquel il semble encores que le sang degoute,à cause qu’ilssontainss
irougeS.Le mesme dit Ôuide au qttatriesme de la Mecamorphose,des Meuresjlesquelles estans
auparauantblanches,se rougirent du sang de Pyramus, quâdil sc tuaprés vne foiitaine, pêsanc
que s’anïie Thssbé etist esté deuorée d’vne Lionne.Et le Sophiste Aphthônius toucau cômen-
cementde ses Progyninàsmates,raconte que Mars estant deuenuialoüxd’Adonis,pourceque
VenusFaimoitmieux que luy,delibera delemettreàmort:&rayantgriefuement blessc; ainsi
queyenus(quieiieuc soudain les nouuelles)se hastoit pour l’allersecourir,enpassàntàtrauers
des rossers se picqua au talon; dont le sang decôulant teignit en rouge îes roses, qui auparauac
estoient bîaches.Pausanias mesme qui se retient és termes de l’histoirejpred ce Grenadier aussi
bien qtle les autres pour vne estrage merueillé, comme nous en auos amené le passage sur le ta-
bleâu de Menecée.Mais il se fust bië esbahy dauàtage;& eust eu vncfort belle occasso d’asseoir
lesfondeniés d’vne fable,luy &lesautres qüien ontefté sifriands, s’ilseussentcognuvnema-
niere defruidassez comniun és Indcs Occidentales,qu’on appelleTunasy lequcl vient èn cer-
lains clurdgns fort armez d’espines, de la grosseur d’ vn œtvf: ay ant ati refte vne couronne sem«

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