Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 544
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544 LA PALESTRE.

miers de tous autres(ce dient les Grecs)qui reuerent Iupiter, lequel mesrnemcilt ils nourrireht
sur le plus hautsommer dumontOlympieen Arcadie,autrèmentappellé Lyceas, &: Uesi wpu~
çt\,la facréc ctme> dontil auroit pris lesurnom de Goryphécn.Ce furent les premicrs ausïi qui luy
iirent des sacrifices de chosesanimées : Car Lycaon fils de Pelasgus, comme le raconte Pausa-
nias, sicrihavnpetitenfantsurrauteldeIupitersurnomtné Lycéen;où luy~mesmesitlaliba-
tion &: esiay du sang, &: en tasta le premicr,dontil futconuerty enloup. On dit aussi qu’vn au-
tre reltera apres luy le mesmc, &: deuintpareiilemet loup: mais qü’il ne demeura pas ainsitou-
te sa vie ; Câr si durant que rhomme cfi: transmué en cette beste ; il se peut abstenir de la chair
humaine^au bout de dix ans il rcprend sapremiere forme,&: deüient comme auparauant.Plinc
au 8. ïiure,chap. zz. ledit ausii, &: met que ecluy-là s'appeîloitDemarchus Parrasien,iequeî
apres auoir repris sa premiere forme, gaigna la vidoire des poings és )eux Olympiques. Mais
Ouideau i.de laMetarhorphose le raconted’vnc autre sorte;&: Suidas encored’vhcautre.

5 v i © a s. Jstue Lycaon ftls dc VcUJgm Roj d’Arcadie, obsirnoitles loix & les ftatutsprernicrement establispar fonpere,
d’vnc tres-grande cqmté & iustice. Etjourtoufiours tant mieux retenirfisfiubjecss a cela,seignoit que lupi-
ter,qui remarque foigmufemcnt le bien & le mal que sont les mortels icy bas> le venoitfiuuent visiter en forme
dvnfien hoftc & amji Maü comme ileutvnesois faitentendre qu'ilvouloitpreparer vn sacrisiccpour receuoir
le Dieu> les ensans qtiiiauoit euz> de diuers licts, destrans eftrouuerftc'estoit chofe vraye ou controuuée que ct
Dieu vint ainfialeurpére, mefterent fecrettement la chair d'vnpetit ensant detranché en menm morceauxs
aucccelle du facrifice > a scauoir-mon s'illa cognoistroit. Et voicy vne eftrange merueiÜe quifarla diuinepro*
nidence aàuint : car s’eftant touta L’heure lcutvn orage tres-impetueux, ceuxqui auoient misla mainaCen-
santsurent là accablez* de U soudre. De cecy prirent leur commencement&institution premierC
îes ieux solemnels que l’on faisoit à Iupiter, pour cette occasion surnommé Lycéen, donc faië
mention Pindare en la 7* Olympienne à Diagoras Rhodien.
ô» r cv A'sryj yyhitoç g-

yçùù /juv, tvL r hr A’p^ciîct
*pyt>9 tsij dfioviç

s iVVO/UiQl s&MCùTlÙl*

Là où le prix de îa vidoire estoient des armcs d’airain.Ces cercmonies püis-apres furent trans-
portées par Euander Roy d’Arcadie aumont Paiatin ; l’vn de ceux que comprend le circuit de
Rome encore pourleiourd’huy.

Palestre sille de Mercureainuentè la lucteen Arcaddo Horace se conforme à ceîa enia io«
Ode du premicr liure.

cMercuri sacunde nepos Atlantls ;

Jhù feros cnltus hominum recentum
Voce formasti catm, & decorœ
More FaLsstrœ*

Mais Pausanias és Attiques, dit queTheséc ayant surmontéde.ruz;e&: adreste Cercyon, qui
contraignoit tous lespassansde s’esprouuer contreluyàlaludes&:les tuoicpourlaplus-part,
futle premierquiinuentades prëceptes ,&lareduiten formed’art&: disciplinc : commel’on
fait encorc pour le ioürd’huy en Bretaigne, où sescolc de cetcxercice est plus pratiquée qu’eil
nul autre endroit de ce monde. L’an ij6o. Monseigneur François de Cleues Comte d’Èu, fils
aisné dc fcu Monseigneur le Duc dc Niuernois, estant allé en Espagne pour se condouloir dc
la mort des Roys Henry &; François j &: pour fiancer u*es-illustre Princesse Mademoiselle An-
ne de Boutbohjfillc de Monseigneur le Duc deMontpensier,dusaiig Royal,menaenposte
zo. Gentiis-hommes tousdesplus vertueüxde ceRoyauhie; quiexcellent envne chose;qui
parfait en vne autre: entre lesquels le Baron de S. Remy viuantencore àprcsent,sort &: dispost
de sa personne autant que nul autre de tout nostre aage, luda de gayeté de cœur contre vn
Geant à Valence la grand’: &: le terrasta en lapresence de tout le peupie ; qui auec de grands
cris &: acclamations de ioye,mesmemct les Dames,l’ayans couronné de bouquets & chapeaux
de sseursjlc conduirent en triomphe par toute la ville; & luy firent tout plein de presens d’hon-
neur. Quantà vnautre pareil faid, &:encore plusgrand, executé par ieseigneürDom Louys
de Gonzague,sürnommé Rodomont,à cause de sa desmesurée force,oncle de Monseigneur lc
Duc de Niuernois qui est atiiourd’huy, enla prcsence del’Empcreur Charles le QuintàMan-
touë,nous en auons raconté l’histoire en l’epistrc sur Chaleondyle. Mais cecy fut de seule viue
force qu’il estouffa vn More de desmesurée grandeur &: puistTance>& l’autre tient plus de l’a-
dresïe. Ce Prince (le seigneur Rodomont) estoit tel,que facilement ilmettoitendeuxsans
grande secouste vn fer de cheual. Vne foisil aduint à Boiongne la Grasse,qu’vn grand coursier
furieux s’estant delbridé, le vint aborder en vne ruë estroitemontésur vnpetit cheualen hous-
se, pour l’engloutir de la furie qu’il y alIoit;mais sans autrement s’effrayer ny ictter à terre,tout
ainsi à cheual qu’il estoit saisit le soursier par les deux oreilles, &: à force dc bras le renuersa, Ie

tenanc
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