Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 592
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qui q« ælque erancîe qu eile soit, laîsïe pancher nonchalamment ses deux ait
lesdeparc 8£dàutre,regardant attentiuementversOrphée5sans sesoucier
de ce Lieure qui ést tout contre. En voicy d’ailleurs qui ont les machoiieres
serréesaînsiquedVne museliere, par lnnagination de celuy quilsont tant
de plaisirdouyr5 celont les loups propres parmylesaigneaux,toustransi
portezd’estonnement. Maislepeintre semaneipe encet endroitàquelquc
chosedeplus hardy, &de plusgrand: car arrachant lesarbresdeleursraci-
nes, il lespoasie àaller escouter Orphée, Ôdesarrange aupresdeluy. CePin
doucquestk ceCyprésj cet aulnelàj&depeuplierjôcsilyadautresaibies
encor e, allongeans leurs rameaux reciproquement svn vers l’autre, comme
silssentrcprenoient parles mains,seplantent toutà lentourd’Orphée, &C
ferment vne maniere de theatre qui n a point besoin d artifîce, à celle fin que
les oiseaux se puissent percher sur leurs branches: &C que luy par mesinc
moyen estant à l ombre poursuiue plus commodement sa mufîque. De fait
Fy voilaassisj ne faisant encore que pouiser hors vnpoii foilet de prime- bar-
be, qui iuy couie le long des ioües &C du menton : son chef agencc d’vn haut
atourqui siesscue droit contre-mont,resplendissant d’or; &C !deilena<ftiott
contemperée d’vne mignarde delicatesse, ainsi que siil estoit gayemcnt rauy
en extase, sia peniee sians ceise tenduëà la contemplation des chosies dminese
Et par-auanture qu a cette heure mesime il chante, car sion siourcil est commc
siil desicouuroit quel est le sens de ses Cantiques, sie baiisant &C haussànt pâr
fois sielon les mutations de sies mouuemens &C cadences -y le pied gauche au
resteappuyéen rerre sioustient salyreestenduëdessus/àcuisscj&dudroidfc
ilbatkmesure. Quantaux mains,îadroiâ:e tenant làrchet accroisié fcrme
se promeine &C ess end siur les chordesj le coude incliné,ôe le poignet s ecour-
bé en dedans,8c lesdoigtsallongez delagauche frappentleschordespar-
my les touches &C espaces. Maisil y aura icy vne desraision enuers toy, ô Or~
phée; car tu y attraits les animaux &C les arbres par la douceur de ta mufîque,
îàoù aux Thraciennes tu paroistras fort discordant, &C desmembrerontce
tien corps 5 auquel pendant quàl chantoit,& ioiioit deîalyre, les bestesmet
mes ont presté benigne audience*

ANNOTATION.

* O r P h e e il n sy aui*a point de mal d’inserer icy ce qu’en liiet Pausanias en ses
Bceotiques; Orphée filon monopinion3 a/urpasiétomles autres Po'êtes qui surentoncques
auparaiiünt, en ornement dr richejse de vers exqnis, dom ilacquit njne grande reputation &
credity comme celuy qnon esihmoit auoir rctroum la maniere qu‘il salloit tenira cekbrerles
myfteres sokmnels dts Dituxi cxpierles impi.cs & detestahles sorsaits> & appliquerdesmedi-
camcns aux maladits & hlejfturcs ; deftourner aufii la vengeancc ck pumtiôn du courroux
diuin. Lcsf mmesj c. qiïon dit.amienr fccrettementconjpirêenftmbleen laThraccdelemettreamortyparce
qu’ilauoitpcrfuadea leursmans de U f -.iure> voyageant fa &laparlemonde,* cequepourla crainteqùelles
eurcnt d’e. x 7 nafanspour quclque temps osé attcnter, d La sinsestans enyurées, executerent leitrcomploti le
<itin qui leur auoit trouhle rentendement leur en ayant donnéla hardiejfe. Et de Id fesiroit imroduite vne com
ftume, qucponrmieux saire combattre les hcmmes.on leursaisoit prendrede cette hqueurplm que ddordmaire.
Jpuciques-vns difent qiïilf t tuéd’vn coup de foudrei ce qui luyftroit arriuêpour auoir par trop reuelé des Çe-
ic crets mysleres des Dieuxjes autres alleguentqiïapres le deceds de sa semme ilferoitallêd vn oracle de la Thest
ie protidey ditAorrhe, ou jèpratiquoit La Nccromantie, dieuoquerd ftauoir Les morts pour sknsormcr de quelque

chofeï
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