Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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bronzc, laterre par vn tremblement ayant esté îors entre-ouuerte?ce cheuai
semanifesta, chole que les PastresduRoy trouuerent estrange, auecques
lesquels Gygesseruoitaustisalariéauxdespensdu Roy. Cecheual aureste
estoit creux, &auoitdechaque costédesfenestres,parou estansentrezde-
dans,ilstrouuerent vncorpshumain sigrand, qu’il nesembloit point estrt
d'homme: quesi ldn neveut adiouster foy àcela,attendu laloogueurdu
temps, ie ne sçay si vous aurez quelque cholë à cotredire sur ce qui cst adue-
15 nu dunostre. CarlelongduborddusseuueOrontesen Assyrie, qui sestoit
fendu, le corps d’Ariadné* (lcsvns le fontestre Ethiopiendesautresïndien)
ayantquarante-cinq piedsdestendue, nesy est-il pas manifesté püis n'a-
gueres? Ceste mer outre plusquiest au bout du cap de Sygée,il y a quelque
cinquante ans, exposa en veuë le corps dVn geant, lequel combattant pour
lesTroyens contre Apollon, ldn disoit auoir par luyesté mis à morr, Oc
estac vne fois abord é en ceste plage de Sygée, ie sceus au vray ce qui v estoit
aduenu,Se dequeüegrâdeurestoit ceGeant,pourlequel voir,laplus gradt
part derHellesponte, Sedelacostede llonie* &C deslssescirconuoisines, &C
detout rEoliquenauigerentlàjOÙildemeurâplusdedeuxmoissurcepro-
montoire touc à descouuert,apprestant aux vns S>C aux autres diu erses occa^
sions de discours, car le temps n’auoit pas encoresmanifesté qui dcstoit*
26 Pheniaen. Vousdirezdoncquesparmelmemoyen quelque chose aussside
sa grandeur, 6c de la propôrtion de ses membres. Et des serpens qudn dic
auoir esté engendrez des Geants, dont les Peincres en attribuedt sept à Ea-
celaduSj&àceux quisontaletltour deluy. Vtgneron. Quantà ceux là, pa
lesdeuroit, certes^tenirpourmonstrueux,comme s'estansaccoupîez aux
bestes brutes, maisily enauoit icnesçay quelen Sygée,long plusde trente-
troispieds,'estendu au creUx d vn rocher, la teste tournée deuers laterre, &C
les pieds sallansterminer au dernier bout du Promôtoire, neantmoinsnous
n y peusmes apperceuoir aucunes marques de serpents autour de luy : les
ossemens au reste ne disferans comme en rien de ceux des hommes naturels*
Dauantage Hymnée Pcripateticien auquel ie suis ioin£i: dvn estroit lien
d’amkié, il y a enuiron quatre ans, enuoyadeuers moy l’vn de (ès enfans,
pour ssinformerparmonentremise, 6CaddrdsedeProthesilaus,dVn pardi
monstreicaren slssede Cosque cetHymnée possede presqueluy toutseul*
iladuintquefaisant foiiyràses vigncs, laterrevint àrendrevn son cas aux
oreilles des manouuriers, comme si elie eust esté creuse aü dciîous,& l’ayanc
acheué de perser, ils trouüerent vn corps mort de dixhuid pieds de long, ca
latesteduquel, làouelie cstcoimertede cheueux.s’estoit entortillévn scr-
pcntqui i’occupoit toute, &Cce ieunehomme estoit venu toutcxprespour
sçauoir ce qu ?on en deuoit faire. A quoy Prothdilaus fit respôst : couurons,
monenfant, cepauure estranger, ordonnant par là d’enseuelirce corps sans
le deterrer plusauant : il nous dist deplus,que c’estoit vndcs Geants quelu-
piter foudrôyaiadis. Maisceluy qui fut veuen Lemnos,trouué parMenc-
crates Styrien, estoit merueilkusemêt grad, &C le vids 1 an palsé, y ayant faic
voile d I aibros : T outesfois ii ne me sembla pas dàrriu ée iî grand, parce quc
les ollemensne tenoient plus lesvns auxautres, ainsses vertebres estoknc
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