Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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D E PHILOSTRATE.

Mciiorémque Helken maior decercinet arffos,

Septem illam ftelU certantes himincsignant>

£>ua duceperjluchis GraU dant vela carinœ,

Angufto Cynoftura breuis torqueiurm orbe.

Tamjpatio quam luce minor,fed indice vincit
Maiorem 'Tyrio.

C’cstce àquoy veut battreicy Philostrate.

Av trassicvous estes de grands jCrabes&Courftaires. Strabon auquinziesme. Jstuelques-vns di-
uistent toute la Syrie es Cxloftyriens & Pheniciens, çsi alleguent quatre nattons y entremeftées & compriste sftes
luiss, les IdumêenSj Gazéens}dr Azotiens, les Syriens au resteftont bons laboureurs)&les Pheniciensgrands
trassiqueurs.

CommeftouloitfûrcMaron. Cecyest tiréd’Homereau neufiestnede POdylTée,&esclarcy cy- y
deuant au tableau dcs Tyrrheniens.

S’ i l y a des Cyclopesqne U terre nourrisfe skns rien sitire. Pris pareillement du lieu preallegué 6
dTIomere, &: touché au tableaudu Cyclope.

Tachepte vn bæusauecdu bled,&vn mouton auecdu vin> d’Homere aufîi au scptiesme de i’Iliade3 y
où îl traidc des pemuitations,ie denier n’ayant point encores de cours,ou sort peu : Niïgç Jl’ Lt.
Àtijuvoio Tttpsçztoizv oivov ctyovcrw^ &cc. Force Nauircsvenoient deLemnos chargées devin, que lesGrecs
achetoient en efchange, les vns de cuitire, les autres de fer, quelques-vnsdepeaux, & les autres de bœufs &
'ejclaues. A cc propos Aristoteau premier des Politiques: Lapermutationsutintroduïteducommen-
cement parmy les perfonnes, d’autant qu’elle eftfelon nature, carles vns ayans plusd’vne chosêquil ne leur
salloit & les autres moins, pour reduire cela àvne cgalité, ilestoitbefeindetrouuer l’expedient delapermu-
tation, ainsique sontencores quclques nations eftrangeres, domans & receuans en contre-eftchange vne choftè
pour l'autre. Pausanias en ses Laconiques : EnLacedemuneioignant cesierueftont les Bootenes, autres-
sois le Palais du Roy Polydore,apres le deceds duquel on l’acbeta defta scmme, donnant des bœuss enpaycment;
car il ny anoitpoint encore de monnoye â’orny d’argent, ains fiùuant la conftume ancienne ils donnoient en
contre-eschangc quelques denrêes, des bœufs, deseftclaues, de i’argent austi, & de l’or enlingot. Et Pline de-
rechef liure trcnte-troifîesme, chapitre premier. O combienpluscftoit heureux lefiecle dalors ou les
choftes s’efchangeoient Tvnepour l'autreftèlon qn ilsaut croire à Hornere qu’on saifoit aufiege deTroye : car
par cemoyen snrent tnuentèes, à mon âduis, les compagnies & astftociations des hommes, asinde pouuoir vïure
par lemoyendes commoditez, les vns desautres. Il nous suffit d’amener icy cespaûages : car d’en
discourir pius auant ceîa requerroit vn volume entier.

Car tl sauteftïimerquece sutceMolyqueluyenseignaMercure. Cecyestencore prisdudixiesme g
de l’Odyilee, qu’ViyiTesestantde fortunc arriué par merésquartiersde Circé, commequel-
ques-vnsdessiens qu’il auoitenuoyé verselleeneussent esté transmuezen bestes, &retenus
en des estables, &qu’il voulustailerapres, Mercure le vint aduertir dufaid, &luydonnavn
prcseruatif pour se garantir de ses charmes&Torcelleries, vne herbe, à sçauoir,dont il luy
nionstra la vertu & l’vsage, ay ant ia racme noire & la sseur bianche comme laîd, que les Dieux
appeiloient Moly (nnçsi to ixœXviv tzzç vqcdlç,) dcsoulagerlesdouleurs&lesmaladies. Ouide au
quatorziesine des Metamorphoses :

Paciser huic dedcrat florem Cyllenius Album,

' CMoly vocant fuperi, nigra radice tenetur.

Étle reste,qui est presque dc motà mot emprunté d’Homere, îcqnei poursuit,que ceste herbe
ià est mal-aysée aux mortels à arracher de la terre. Pline vmgtcinquiesme, chapitre qua-
triesme : Laplus exceliente detoutes les herbes, auteftnoïgnage diHomere, eft celie quii eftime eftre des
Tncux, appellée Moly, dont tl attnbne l’inuention à Mercure, &la monftre eftre d’vneJouueraine essicace
contre tous les fortilcges & encbantemens. On dit quelle naistpourle tourd’huy aupres de Phnée ville d’Ar-
cadie, & au mont Cyllené, de L mesme forte qu’il la deftrit, ayant la racine rondc & noiraftre, de L grandeur
des cemmuns oignons,&la sueille commevne efcbalotte, qnon l'arracbeau reftesort mal-aysement horsde
tcrre. Les Autheurs Grees depeignentlafleurïaunaftre, combien qti Homereia dife estre bianche,mais i'ay
appris despluspratiques Herborïstes queile croistaujû en Italie,& niensut apportée vne de L terre de Lauour,
quï auoit auecvne tres-grande disficultê efté tirée à’entre les pierres & rschers, ayant L racine longue de
trentepieds, encoren’eftoit-ellepustoute entiere,ainsentre-rompuè. Au neufîesmechapitre,encoreil la
dit auoir fort grande vertu contre les artsmagiques,commefait aufîi Suidas qui laprend pour
îaruë sauuage, laquelle, cc dit-il, a vne grande proprieté contreles charmes & empoisonne-
mens.MaisPline liurevingtdeuxiesme,chap.3i.parled’vnautre Moly ou Halycacabut, qui en-
dortmortellementcomme l'Opion. Philostrace l'interpreteicy pouriaPrudençe, lesautres
pour laVertu,dont lescommencemens sont noirs&fascheux,&lesfîeurs&frui&squis’eil
produisent,blancs, ceiebres & agreables.

M’cftantdefembarqué encefte Eieonte. C’est vne vilie de la Thrace sur le dernier bout de ia Clier- 9
sonese, qu’on appelle Eolium,ce dit Pline. iiure quatriesme,ch. i u Turris & delubrum ProtheftLi,

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