Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 680
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LES HEROIQVES

Noc se mirent à parcourir la terre,où ils se messerent auec les filles des hommes,& espoissTisTans
leurs corpsaërez y engendrerent les Geants. Cequetoucheaisezapertement Ladance, liure
secondj de lasource d'erreur, chapitre iy. disant ainsi : Comme le nombredesviuans se sitftaccreu,
Dieuvoulant fomuoir que le Dtablcpar fessraudes & deceptions, a cjui désle commencement il auoitdonnê
pouuoir fur la terre, ne vmft a corrompreles hommes,ou les difeerfer, il emoyades Angespour la garde du
genre kumain, ausquelspource quil leurauoit laistéle liberal arbitre, il ordonnafetr toutes chofees de fedonner
degarde, que srnfecians de la contagion de la terre ils neperdijfent la dignité dc ia fubsiace cehfte, orcsqu’il
preucusiajfcz, qu ils ne lairrcientpuspourcela de faire cequ il leur dejsendoit, mais ceftoit asin quils ne s at-
tendijfentphts d'cn auoirpardcn. Au moyen dequoy connerjans auec les hommes, cejeducieur & deminateur
de la terre, parvne accoufiumance lestirapeu à penauxvices, &lcs comquinade l’accointance desfemmes
mertclleSyfiqucpour raifin despechcz, ou ils feplongerent, nayansplm efte receus an Ciel, ils vindret tresbu-
cheren la terre : & ainftle Diable\des Anges de Dien mftt fes miniftres&satellites. Ceux au refte qui s’en
procreurentpourautant qutls n’eftoicnt ny Angesny Dieux, dtns participans d vne moyenne nature, ne su~
rent point receus és Enfersnon plusque leurs progeniteurs, auCiel: tellementquede la siurentfaits deux
eftcces de Dcrnons, l'vne celefte, l’autre terreftre. Or ie ne veux pas faire la maille bonne de ce
texteiçy de Ladance, qui parauenturepourroit estrede ceux qnc TEglise Catholique a cen-
suré: caril y a icnesçay quoy sortapprochantde cecydansladodrineMahometame,deces
deux Anges ^Aroth ôc Maroth, quiayansesté enuoyezde Dieupour venir administrer laiustice
icy bas, selaiiïerenc corrompre par vne femme beile à merueilles, laquellc ayant procez con-
tre son mary, les gagna leur ayantfait boireduvin, dontdepuis il fut deffendu aux mortels,
maisienefaits qu’aîieguer les authoritezdesanciens}de quelque religionquilssoient, puis
qu’il n’est pas icy question de foy &: creance, ains de l’humanité du paganisme, qni n’a rien de
commun auec ce que nous deuons croire &: tenir. Pour retourner donc à nostre propos, cc
quc remarque Pausanias en ses Arcadiquesapres Homere au 7. de l’Odysseesemble battre à
ccquc desslis, quand Alcinous Roy des Pheaciens, ditqu’iis approchoient fort, ainssque les
Cyclopes,&:lesGeants, desDieux immortels:

-\7n) Gtyicnv èsfidw Gi/J&jy

Cü'azrèp xvhAcotAç vè ju dyeact q>v?& ytfeivTWo

Et au io.ensuiuant que lesLestrigonsestoient semblabiesàdes Geants,&:non àdes hommes,
«x cLvJ'pçostv ioncoviç, aMa siyun. Ce neantmoins ii les faitestremortelsau 7. parlant d’Ëury-
medonfils de Nepcune,&: de labelle Leribée, lequel regnoit iadissur ies Geants, maispar son
imprudence il fut cause dc leur ruine, &: se perdic auecques eux.

&ç \dd >’dvfjuicn ytycLvvèGSiv (àctcnXdjzVy

A’M’ 0 /j&p coAiw iïfibv d.TUcdvt?Sv coàîS <AÏ bjùToç.

Suidas en ladidion ^Ludç, met quedu temps dc l’Empercur Anastase àConstantinopie cn-
uiron l’andesalut cinqcens tant d’ans, commeon nettoyoit l’Eglisede SaindMenasfurcnt
trouuez en vne grandefosse sous terre grande quantite d’os de Geants, qu ii fit pendre pour
chose admirable en son Palais.

14 L e fcpulchre d’Aiax sutvnc siuvs dcmolyparlesvagues. Pausanias en ses Attiqucs : Vn Myften me
conta la grand.eur d’Aiax. Jpue la mcr s’cftant desbordéc & eftanduéJur le riuage ou eftoitjc fepülchre
d’ Aiax, clle y entama vne entrée & aduenue non wal-aysée, & me voulant reprefenter la grandeurde fon
corps taschoit de laproportionner en accomparant l’cmboitteure de fes genoiiils, qu’on appelle autrement U
mcnUeàvn disque ou platteau dont lcs ieunesgens s’exerçoient és jenx Olympiques. Ceste placque 011
disque qui estoit de fer, &: la iettoient comme nous faisons la pierre ou la barre, pouuoit estrc
à paird’vn pain bis de trois solsen bon temps, plus piatque haut csseué. Ec vn peu au dessous ii
metquelecorps d’Asteriefils d’Anaise, qu’ondisoic auoiresté engendréde la terre, n’auoit
pas moins de dix coudées qui font quinze pieds.

iy L e longde la barquc du jleuue Orontes sut trouué le corps d'Ariadnê,&c. Pausanias és Arcadiques
le raconte d’vnc autre sorte aucunement: Orontes, dit-il, eftvndcs fleuuesde Syrie, lcquel nese
va pas rcndre cn lamer àtrauersvne plaine continuée,ains pajfe parvn haut precipiccde rocher, & de là
cntre dans des vallons & barncaues. Surcesseuue le Capitainegeneral de l’armee Romaine ayant eu quel-
que volontéde nauigerencontremont dcpuisla mer iusques à Antiochefet creufeer auecbeaucoup de trauail &
de fraiz, pour scn rctourner, vn canal ou ildeftourna 'Ceau du fleuue, au sonds duquel estantmis à feec sut
trottuée vne vrne de terrc cuttte d’enuiron dixfeptpicds de haut , & en icelLe vn corps mort de la mesme gran-
deur,qu onvoyoit bien à tous fes membres efere d'vn homme. Ladejflts ayant enuoyé desgens dupays à
Foracle pour sçauoir de qui ceftoit, Apollon Clarienst reftonfe, que ceftoit d'Orontes Indien denation, car
ileft à croire par les animanx mefenes d yvnegrandeur exceftiue sur tous les autres que produit ccftc regton,
qrfil riy en a pointdeplus propre autre part à porterdes hommes grands outre-mejure, comme ceilequiest
sort humide de fon naturcl, & ou le Soleil dtftloye fes premiers &plus vigoureux rayons quand il ressort de
l'Oceanpüur recommencer sa iournée.

D ES
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