Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 697
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PROTHESII, AVS. 6g?

dit auoir esté regrettée cles Grecs, qui cn eurent quelque dueil en leurcsprir5
Jsi quils ordonnerent aux pius aagez de leur ieunesse5cle se prenclre garde
quelle ne fust point despouïllée, ny qu on ne touchast en façon quelconque
àson corps. En cette rencontre furent blessezgrand nombrede Grecs, pour
lauerles playcs desquels3 &C les bacinerffeur furentdenoncéesdeparl Ora-
cle5desfontainesdeau chaudeenIIonie3queleshabitansde Smyrneappel»
lentencores pour le iourd’huy les bains d’Agamemnon ? distans? cemesem-
ble, de quelque lieuë &C ctemie d îcelle ville, où il fit depuis pendre les cabat
sets desMysiens, qui furentconquis en cetterencontre. Phen. Que diroiis-
nous doncques, gentil Vigneron, de tout cecy ? Homere auroit-il tout ex-
pres, ou non5 oublié tant de belies &C plaisantes choses si Poëtiques? Vigna
Paraduenture que tout expres: car sestant proposé de celebrer Helene pour
laplus exceüentefemmede toutes autres5en casdebeauté, &lescombat-
tans de deuant Troÿc, comme les plus grands qui aduindrent oncquesen
huîle autre part : celebrer quant 8C quant V lysse pour vn homme diuin pour
toutes scrtcs de îangage à luy possible:&: attribuer tellement à vn seul A chil-
les tout ce qui se fit de bon &C de beau en cette guerre, que les autres Grecs y
sont bubliez toutes les fois que cettui-cy sort au cornbat : il ne voulut rien
dire des Mysiens 5 ny de leur gucrrc, où se retrouua vne femmeplus belle
quHelene5&:des hommes non moins preux &C vaillans quAchilles3 ains
tres-esprouueZ0 Que sil etist faiâ: mention dePalamedesfflnevoyoitpas
commeilpeust couusir soùtrage ffVlysse en son endroit. Phen. Quelle opi-
nion doncqucs est-ce que Prothesilausa d’Homere^attenduque naguerés
yous disiez qinl espluchoit fort exadement ses Poésies ? Vign. 11 dit qu Ho-
inere tout ainsi qu vne Musicalè harmonie, a touché tous les tons &C accords
Poëtiques: &C surmonté tous les Poëtes de son temps, en ce que chacun
deuxpouuoit leplusexceller:commeen magnificence&Châutessedestyle
Orphée5endouceur Hesiode: &Cainsidureste3svnenvnechose5lautreen
vne autre: embrassé au reste, &C pris pour subjet tout le discours èntieremënt
des affaires de Troye > où la fortune auoit comme amoncellé toutes les vail-
lances &C effbrts, tant des Grecs que des barbares : car il y aùroit appliqué lès
combats3 &C ces combats-là contre les hommes &C les cheuaux : les assauts
aussi des murailles 6C des remparts: le tout entre-messé de plailàns contes des
Muses} des sseuues &C riuieres, des Dieux pareiîlement & Deesses : èC en ou«
tre tout ce qui depend de lapaix &C repos 3 de danses 5 chansons3 &C amours*
banquets3 festins : des ouurages conuenans àsagriculturé, des temps &C sai-
sons qui nbus monstrent tout ce qui peut duire &C est propreàla terre : sart
de bastirdes nauires 5 8C forger des armes, mestier particulierement affesté
à Vulcain : les figures &I les tailles des personnes5 &£ leurs diuerses comple-
xions. Tout cela ditProthesilausatioir estédiùinèment accomplyparHo-
mere: &que ceuxqui ne sayment iontplusquinsensez. Illàppelleoutre-
plus îe fondateur dc Troye, daütant que des depiorationsquilen fait5elle
auroit acquis vn bruit &C renom immortel. Et fadmire de ce qu il reprend
lesautresde lamesme profession, parceqssil ne lescorrigepas vehemente-

ment&Cdedroidfil, ainscommeàladcsrobée5ainfiquHesiodeenmaintes

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