Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 700
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70@

PROTHESILAVS.

ANNOTATION.

A

B

C

D

N cette Cherronefe.CemotimportevnecontréedepaystoutautourjCnclose
mer^ gUise d’vne Isse, fors de quelque eflroite aduenuë en forme de digueou
6 chaussee 5 que les Grecs appellent Isthme, mais natûrelie, qui ia iointà ia terre-
M ferme. Deqàoy elle a pns cette appeilation dcfipooç, à sçàuoir terre vague pro-
^ prement, &: vbcvç I’ssè,les Latins disentpenwjulay presque Isse. II y cn a cinqau re-
ste les pius celebres &: signalez entrc les autres,le Peloponese, maintenant la Morée, àl 3vn des
recoins de Ia Grece ;la CherfoiTeseCimbrique, qui est cellede Dannemarc : la Dbrée,qui est
au bout du Lcuant en I VInde aü delà du sseuue Ganges : la quatricsme dite la Taurique oü Pre-

cop,entrelamermaiour, &: les iTiarets de laMeotide : possedée par vneHorde deTartares
la cinquiesme est celle deThrace,dont il est icy questiomdont l’Isthme ou destroitducosté du
Solcil couchant est baigné du golphe dit Melané noir, &: du leuant des ssots de la Propondde.
Là estoit le temple &: la tour de Prothesilaus, comme il a esté dit cy-deuant apres Pline îiure
quatriesme, chapitre vnziesme. Herodote enfairaussi mentionen sa Polymnie, seionqu il a
estédit surle mot d’Eleonte. Des autres Chersoneses qui nefontpoint icy à nostre propos,
voyez Strabon aü commencement du hui&iesme liure, &: au dixiesme. 11 y en a vne autre au
Royaume de Pont, dont il parie au 14.

Jpttant aux ormes que vowi voyezj vers le fommet, dtc. Pline noüs esclaircira ce lieu au sei-
ziesme liure , chapitre quarànte-cinquiesme, où il dit que vis à vis du iieu où souloitancien-
nement estre Troye,lc long du destroit del’Heliesponte, vers Gailipoly,pres le scpuichre
de Prothesilaus , il y auoit des arbres de son temps encores, qui cn tous leurs renouueile-
mens, dés qu’ils estoient si exaucez, qu’ils pouuoient descouurir de leür ciine la.cké de
Troye, ils ssestrissoient ôc deuenoient secs : ôc puis repoussoient de rechef. Fen adiouste^
ray icy le Latin, pource qu’il est vn peu ambigu > commc est cet Autheur en beaucoup
d’endroits, Sunt hodie ex aduerj'o Ihensum vrbis iuxta HeUeJJontum, ïn Frothejilai sepulehro arbo-
res, qux, omnibm Ephxbjs cm cum in tantum accreuere vt llium ajjkunt marcescunt, rurjûsque adû-
lefiunt. .

Cette chappelîe oule Medien fe monsira auiressols sidesbordê & infeolent» Herodote en sa Poîymnie*
dont cecy est pris, met que la coste de ce Chersonese entre Seste Ôc M adyte est fort raboteuse.
Etque peu apres la descentede Xerxes en Grece,fut sous laconduite de Xantippusfils d’Àri-
ston general des Atheniens,pris&: empallé tout vifvn Artaydes Perse gouuerneur de Seste*
pour auoir perpetré tout plein devilennies &: meschancetez au temple de Prothesiîausà E-
îeonte,y menant des femmes sous ombre de deuotion, pour les y violer puis apres, il îe nomme
Perse, ôc Philostrate Medien ou Medois, mais ces deux prouinces estans sous vne mesme do-
mination,ilestbienaisédelesconfondrervnpourl’autre. Auregard de laresurredionde cc
corps embaumé de sel, qui suit apres, ie n’cn ay rien leu nulle part: Ce sont des miracles dont
cet œuure est tout farcy.

i^Âa rcgardde ïimage>clle estoitplanteecn vne nauire, & vn matelotà laprouè. 11 dit cela pource que
Prothesilaus fut mis àmort dclamain d’He&or ausortir de son vaisseau, comme met Homere
au second de i’Iliadeî

—~ tvv s ex'Stvé Aapdkvoç dvhp,

Ntioç ‘iïrod'çjJicMoytol ttoài) asrçsi'nçov dycuwvi

j .

Surquoy on peut rcmarquer vn forc gentil traid qui est atteint tacitement: car toiit ainsi que
ia pius grande part dcs anciens Heroes, à la guerre mesme de Troye, combattoient de dedani
des chariots d’armes, Philostrate faiticy equipoler ievaisseau oùestoit Prothesiiaus combat-
tant de dedaiis, à vn de ces chariots, ôc ie matelot qui est en la prouë est lieu de î’aurigateur,
combicn que par vn ordre renuersé, parce que îes chariots se conduisent par le deuant, ôc les
vaisseaux, comme i’on dit, se brident par la queue.

E Et ktte vne voix dishncte & aisée à ouyr comme d'vne donce sourdine, entonnee d'vne foible &petite hoa^

che. Pseiius à ce propos, met que les Demons, commc fort spiritüels qu’iis sont, s’approchaiis
de nostrc esprit phantastique,luy rememorent cequ’iis veulent,&: non pointeiiicttantvne
voix resonante éc qui frappe Fair : mais nous introduisans leurs propos sans parler ny faire
aiîcun bruit. -Et.de fai£t,ceuxqui parlent de îoing ont besoin de cricr plus fort qne s’iis c-
stoient -pres: & qui vous parleroit à l’oreille, ce seroit si bas que les asslstans ne cuideroient
pas qu’on dist rien. Si doncques il se pouuoit ioindre à vostre ame, iaparolene seroit pas au-
erement necessaire, £t ceia aduient aux ames qui sont sorties du corps : car eiles peuuent

conuerseî
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