Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 722
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H'<s^ ywuctsnéûv <pv/\9î> QMcLsw(ÿ SMÀvn&t&fy
« é/W' TB, fMy&\ T8.

ûJ.lcm?ne d'Elessrion sille
Des peuples le confieruateter,
fnrpajfioit toutes lessiemmes
£n beanté & grandeur de corps.

Et Komeretoutdeftiesmeau 13. de rodysseçparlant dcMincruc quis !apparoistà VlyssTesen
jsemblance d’vne belle grande femme, lequel auoic esté amcnc dormant par ies Pheaciens à
ïtaque,

-éi sjtctç Jp i/jc'S ytwttsxU

KaAsï n, /uey&Àn ts.

q q 11 corrige Hefiode en Vexprefiiondes efcm&targues. Ceia presupposoit qu’Hesîode auroit esté
deuantHomere,comme àiaveritéil/a apparencedele coniefiurer, en ce mesmementquii
y a beaucoup de choses en ceste dcscription d’escu moins elabourées& plus groisicres que
celled’ÂcHilles au dix-huidiesme de llliade, amenée cy-deuant sur letableaude Pyrrhusfi£
des Myhens. Caril n’est pas à croire qu’vn Poëte fust si mal-aduisé de vouloir aller sur les errcs
d’vn autrequiauroitmieuxfait. Maiscecy nest pasbien rcsolu cntrelcs autheurs,dont les
vns mettent Homere deuant, 6c les autres apres, meus de cé qu Homcre au dernier de i’O-
dystcetrouue sonpere Laërtes trauaillant cn soniardin d’vne manierequ’Hesiode en sesîa-
bourages n’auroitpoint touché,dont il s’ensuiuroitqu’cllcieroitvenuëdepuis luy. Plutarque
au cinquiesme des Sympostaques, chapitre sccond, les fiitestre contemporains, st que mcsmes
ils firentdes vcrs à l’enuy l’vn de l’autre és obseques d’Amphidamas Chalcidien,S<r au banquct
L<e»i*çcUeimrt d es Sages, encores Àulugelie liure dix-septiesmç, chapitre vingt-vniesme, met que tous

$scba}.u. les autheurs presque conuiennent ensemble qu’ils furent tous deux d’vn mesme temps, 011
Homere bien peu deuant Hestodepmais l’vn & l’autre deuant lafondation de Rome,quesques
huid vingts ans apres ladestru&ionde Troye; Suidaslefaitauoirprecedé Homere,lesautres
qu’ils furent d vn mesme temps : Porphyre, 6cplusteurs auecques luy, cent ans apres Home-
re, quelques trentc-deux ans dcuantla premiere Olympiade^ qui commença vers lc temps du
Roy Salomon. Plutarque en la vie d Homere, que quelques-vns estoient d’opinion qu'il
nasquitdurant la guerredcTroye,lesautres cent ansapres,&:lesautrescent cinquanteans,
Herodote qui fut plus desept cens quarante ans apres ladite destru6tion, que ces deux Poëtes
auoient estéquclques quatre ceiis ansauant luy, &nonplus, quiieroit bien loing de ce quo
destus : somme que cela est fort confus 6c embroüillé.

S v 1 t apres, que ce qu Hornere auoit corrigé Hesiode en la deficription de Veficude €ignus,pour aueir froh
dcmentdit,& non asifiz,po'êtiquement, quily auoit cnceteficu lasigure de la Gorgone : c’cst celuy a’Her-
cules, 6cnon pas deCignus fils de Mars, qu’Hercuïes combattit 6c mit à mort, ôcencores est-
ce le plastron de derriere la cuiraste qu’il attribuë à Perseus,6c le represente en cetescu,cizell6
desorte, cedit-il, qu’ilnesembloit tenir àrien. . .

ndî> dè fie&cppsvov ètyy njyn Jïivolo 7nÀcù°$vt
Topyp/ç, ÔCC.

Tout le derricredefiès esiatilcs la tefte du sier&cruelmonsire Gorgonien Voccupoit. A ce propos Plinô
iiurë trente-quatriesme, chapitre huidiesmc : Dcmetrmsficcit Mineruam qux Musica appellatur, quo-
niarndraconesinGorgone eimadicêhucytharœtinmturefionatït. Maisaurcste cetescu n’est pasmoins
splendidementdescrit d’Hesiode, st plusnon, que parHomere celuy d’Achilles, teliement
qu’ils sembîent auoir este ainst depeints àl’enuy, si que pour les confronter l’vn à l’autre,ioind
qu’il est icy question defàbles pîaisantes*&:recreatiues, propres pour lapeinture, qui ne 1-ais-
sentpas pour cela d’auoir en soy quelquesensmystiquepiein d’instrudion, il n’y aura point de
mal d’y amener toutlè lieucntier, tourné enprose, parcequ’il seroit bien mal-aisé de ie ren-
dre eii sâ ftdeile naïfuetc, en vers rymez. Hestode met doncques ainst : Ls vaillant Hercules em-
brafisii alors fagrande targue diaprée deplufieurs couleurs&sigctrcs, laqueüe iamais hommc ne peut faujsier &
coups de dard lancesode loing, ny aufit pcu l'endonmagc r de presa coups d? main: admirahle au rcsic à It
voir : car elle reluifoit toui autourâ'vn ct rcle dejfiuq incomhusitble, çsi d‘vn blancyuoire, rejMenchjsiwt d’ail-
leurs d >eOnejclat lumineux d'orçsi d’eic csre, auecqucs siorce replü a&urez, qui Ventre-couppQient comme'vn
clmngeant de hieuorangc. Etau milieu efioit placqué vn- ejpouuentabk dragon pleinde srayeur inexplica-
hlè, dont lesyeux ardans comme feu3regardoientde tranersde coflé drd’autre: jagutulè toute parjèmée 4e
crueilcs dents hlanchijjantes, dont ilnesiujoitpas hon s'approcher. Etdcjjus jon hornblesront voltigeoit Vim-

pitoyahk
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