Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 736
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N E S T O R.

Ccner, Exadie, Volyfheme, Thesée, quï furent certes en leurs temps lesplus ‘vatilans & belliqueux de tom ies
homrnes mortcls. lls ejhient d U ventéoutre-preux & tres-sorts, combattoient-ils contre lesplussorts bont-
mesde la terre, les pittspuissins & redoutez, : des geants montaignards d Jcauoir cju ils mtrent tres-glorieufe-
rnentd mort. çyfuecde tels hommes ie conuerfois, mayans sait venir de Pylos : & d eux, s’ils ejioientèn vie,
ne s’ojcroitprendrepas vn de totts ceux qui font fur U terre : neantmoins ils ne defdaignoïem mon aduis, ains
obeysfoient d mes remonjlrances. übeyfsez-y doncques de mefme : dr toy Agamemnon, encore que tu ayes leplus
depouuoir : ne luy ofhpaspourtant fôn arniey ains Uijfe la iny, puis quc cess ie premterprix qu’ila eu des Grccs
ponr rccognoisssance de Jon bien-saire. Ny toy pareilicment Achilie nevaeilLe entreren contention contre vn
Roy, lequcla ia charge de cette armée : honneur tei que iamais autre Prtnce n’en eut de JembUble. Jpue fitu es
plusfort & vaillant, c’eftpotirce que tu es nay d }vne Deejfe : rnais ilesspluspmfsdnt, quantd luy,carilcommam
de d plus degens. Par-atnfl la jflez, l’vn&l’autrevos riotes çj cotitentions. Voyez vii peu de quellc li~
bertéde langage il vse àrendroit du chefsouuerainde l’armée : 6c d’vn (i vaillant Cheualierjâ
aisé à mettre en colere, quc mesme il auroit voulu tirer l’espée sur Agamemnon, si Minerue nc
i’en euldretenu. Mais c’est la verité qui a cette force ÔCpuistànce, laqudlcj commcdit Socratc
en son Apologie, l’Orateur se doit proposer pour la plus exceliente partie qui puiste estre en
luy. Et au Dialoguc de Gorgias, reprouuant la Rhetorique ftacereste, îi monstrc que les Ora-
teursqui envsent sont semblables auxTyrans ,qui priucnt&de iavie&rde leurs biens ceux
qu’il ieur piaist,les bannistent,proscriuent&:tortionnentd’infinies sortesccarieharangueur
qui par ses amadoucmens 6c feintes paroles aura vne fois gaignc l’oreiile du peuple, il lepous-
sera à toutes choses qui luy viendront à gré,quelques iniustes 6c iliicites qu’elles puistent estres
tellement qu’ils sont cause dc beaucoup de maux, en vn estat, 6c par fois de la ruine d’iceluyj
voire d’cux-mesmes le plus souuent. Etàce propos Plutarque en la.iS. question Grecque, mec
quc les Megaricns apres auoir chasté leur Tyran Theagcnes,ne demeurcrentgueres eh vn boa
train de leurs affaires, car soudain les harangueurs 6c ssateurs du peuplc les empiecent, ies in-
uitans à vne liceiitieuse 6c insolente liberté encontre les principaux Citoyens : car les pauures
6c necestiteux induits de ces pestcs de Republiqucs, s’en alloient saccager les inaisons des ri-
ches: &enfin firencvneordonnanced’estre quittes 6c absous de leurs debtes: auec autres tei-
les infinies maluersations.

Nelem drfes cnfansoserent les bœuss de Geryond Hercules. Neleus pete deNestor futfiisdeNe-
ptune, 6c de la Nymphe Tyro fille dc Salmonée ( celuy aui vouloit contrefaire les tonnerres
dc Iupiter, parquoy ilenfutfoudroyé : ) Etayantestédebouté delaThestalie parsonfrere iu-
meau Pelias^il se retita en la contrée de Laconic, où iiedifia Ia ville de Pylos,commemet Ho-
merecnl’onziesmede l’Odystée. II auoiteu desafemmeChiorysdouze enfans mastes, onzc
desquels furent mis à mort par Herculc, pour luy auoir voulu enleuer de force les bœufs qu’ii
auoitconquis sur Geryon,Nestorestantpourlors absent,selon qu’ilieraeonteenOuide vers
lafin du iz. des MetamorphosesàTlepolemus.

Ille tum gcmtor Uessfenïa Msnia quondam
Strauit ,& immeritcts vrbes Ehrnque Pyiumque
Diruit, inque meos scrrum ssammasjpenates
Impulit : vtque alios taccarn quos ille perennti
Bix flx Nelcida fuimm, conjpccta iuuentm,

Bix (ex Herculcts ceciderunt, me minm vno,

Viri-bm.

Plutarque à ce propos, que d’vn mauuais pcre tel que Ncleus, sortit vn bon enfantNestor, ce
qui est rare, au traufté de la tardiue vengeance de Dieu, apres Homere au 2.de l’Odystée.

Yictvçyt sè (ÿt Trujcsïç Q/jynol Ttxi'ji 7ii/\âvrct).

Qï nXeovîç %yatiouç 7rau°ÿi § ts ’mssbç dpsiaço

pere fembUbles sont
Peu d’ensans, la plus-part pires:

Peti en y a de meilleurs.

II en spccifie dc ces meilieurs iusqu’à trois, Antigone fils de Dcmetrie : Philcus fils d :Augeas,
6c Ncstorsils deNeleus, lesquels estans fortgens de bien,cstoientissus de mauuaisperes. Hy-
ginus au io.chapitre cn parle aucunement d’vnc autre sorce. Herculesayantprù Pylosdesorceymit
a mort Nelem & dtx de sessiis, car i’onziefne Periclymencs, parie benesice de Neptune, ayant eftétranfmuè
en vn aigle etiita la rnort, & ie douzicfme Neftor cfioit d Troye, lequelparlc benesiced’'Apoilon vefeut troissie-*
clesççarlesans qu 'iccltty Apollon auoitosséd fcs freres, illes offroya d Neftor. Pausanias au quatriesme
liure,faitceNeleus filsde Cretheus, qui estoit, ce dit-il, fils d’ÆolussurnomméNeptune,
6c ayancesté contraint par son frere Peiias de s’enfuyr d’Iolque, Apharée Roy des Messeniens
lç receut chez soy, 6c iuy donna les lieux maritimes de sa contrée, mefmes la vilie de Pylos qui
esten Elide,où ii bastit vn beau paiais,qu’auoit desia edisié vn nommé Pylus fils dePleson,

mais
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