Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 769
DOI Seite: Zitierlink: 
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/artus1629/0795
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
PA LAMEDE S. -6ç>

droit fott ancienne, auecyne image en contenanced’homme magnanime
&C courageux, qui estoit armé, auquel les habitans de là autour sassemblans
certains iours de 1 annee5 (acrifient &C font des offrandes : mais qui la voudra
trouuer, faut tenir la routede Methymne, 15c de LerpethymnCj vne monta-
gnequi paroist de loing au destus de Lesbos.

ANNOTATION,

AlaMedes fuc iîls deNauplius Prince de Flsie d’Euboée,maintenânt dice
Negreponc, en la coste de Laconie, &: se trouua auecques les auçres Seigneurs
Grecs au voyage de Troye, encrepris d’eux pour vanger lerapc d’Helene", où a-
pres pluiîeurs seruices & bons deuoirs faits par luy, ilsut enfn parlescalomnies
d’Vlyises sonenuieux&: mai-vueilianc, assdrnmé à coups de picrre. Iiyauroic
trop de choses àatceindre en cet endroit, quiviendront plus àpropospar ies menus chacune
en son lieu,que de les encalser icy confulémét tout ensemble. Mais c’ess: vne chose bien estran-
ge, qu’Homere ait esté ss partiai &c aftedionné pour Vlysses, qu’en nul endroit de ses poësses îl
n’a oncques voulu faire mentiôn de Palamedes,ny rien qui ie concernast: car encores qu’il luy
eust esté ss mal afte&é pour l’amour d’Vlysses, à tout le moins n’eust-ii pas teu la grânde deso-
lation &: rüineque maiicieusementauroit pourchasse Naupliusà i’endroitdes Grecsàleur re-
tour,contre lcsrochers Capharéens^ce qui auroitmeu Strabonau S.iiure dc reputer celapour
vne fabie: plusieurs bons Âutheurs toutesfois le donnent pour vray.

Deumt PaDmedes on ne scauoit que c'efloit de D diflinction du iour&de D nuics, ny de tannccpar lcs sai
fons. Philostrate attribuë icy plusieurs beiles inueiitions à Palatnedes,non toutesfoisqu’il'fail-
le entendre qu’il eneust csté le premier autheur,mais que ce fut le premier quien amena l’v-
sage aux Grecs deuantTroyeà qui commc gens du coutententifs à ia guerrc, n’auoiéntl’ceil ny
le cœuràautrc chosc,ssms se soucier qu’au tour la ioürnée de tout ce qui concerne lc train de la
vie humaine. Tout de mesrne i’on attribua l’inuention du feu en Egypte à Vulcain, qui l’au-
roit obserué & receu d’vn coup de foudre tombé de fortune dans des fueilies seichcs, &: autres
telles matieres inssammables, où il se seroit allumé : du bledà Ceres3 &à son flis Triptolemus:
duvin àBacchus, &c. Le mesme sc pourroitdire aussides Indes, de toutce que ces pauures
Barbares differans peudes bestes bruces ,ont receude ciuilité &polissement parles peuples
Occidentaux, qui les ont les premicrs descouuerts, & leur ont monstré & appris ce dohtiis
estoient ignorans, qu’ils en auroient pour leur regard esté les premiers inuenteurs. Mais pour
venir à la distin&ion de l’année par ses saisons:& de ià aux mois,iours & heures,qui sont les par-
ties du temps : l’année en preniicr iieu est dite des Grecs \Dç, &; IviavTvç, comme retournant en
soy-mesrne, carou i’vne setermine& acheue,rautreimmediatementrecommence, quiestla
carriereque leSoleil passepar IesdouzesignesduZodiaque,constituansautantdelunâisons
cude mois,& quelque peu plus:departis au restç enquatre sassons, que les Grecs appellcnt
ciipcLs, Hyuer, Printemps, Esté, & Automne, dont les Egyptiens n’en mettoient que trois : le
Printemps, Esté, & l’Automne qu’ils consoiidoientauecques l’Hyuer 3 qui ne prodüit rien, &
les representoient par des rozes & autres sseurs, des espics de bled, & des fruiàages & raisins.
Mais de s’estendre plus auant en cet endroit, cela iroit trop en infiny. Ioint que nous en auons
traidéailleurs apres plusieurs autres i.&c des heures pareiilement, qui sont ou esgales, autre-
mentequino&iales, ou mesgaiesou planetaires,commeonlèsappelle, pourcequ’on enattri-
buc ladomination auxsept planettes,quiy regnent à tour de roolle. Les esgales sontles viiigt-
quatre du iour naturel, qui consiste de la lumiere du iour qu’on appelle artiflciel, & de la nuids
car en cet espace, le premier ciel mobile parfaifl chacün iour sa reuolution, rauit toutes les
autres sphercs subjacentes auecqucs soy, du Leuant par le Midy àl'Occident., & de là parle
Septentrionau Leuant. Les inesgales ou planetaires sont tousiotirs douze pour leiourartifi-
ciel, & autant pour la nuid, & dautat que ie iour & la nuid croissent ou decroistent continuel-
lement en la sphere oblique, car en la droite sous l’equinodial ils sont tousiours esgaux, & les
heures pareillement, îl faut aussi que ces heures inesgales vârient selon la proximité ou essoi-
gnementde chaque climatdudit cerele equinodial, si qu’à Paris, qui est enuiron quarante-
hui«ft degrczd’eleuation du Pole aitlique, les iours estàs presque pius longs de ia nioitié enEsté
qu’en Hyuer, îl saut que les heures du iour soient aussi plus longues deux fois que celles de la
nuiâ:, & en Hyuer tout au rebours. Maispour venir auxhorloges dont il est icy question, qui
distinguent&marquent lesheures, ceiaconssstededeuxmanieres: l’vne pàr les quadransaux
rays du Soleil, ou par l’ombre les heures se marquent^ car c’est luy,corame a esté dit, quipat

TTt

- -,

/
loading ...