Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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D’VNE BACCHANTE. S6t

O n dcsPoct'cs tant seüîementj & de ceüx qüi traident les
fables.les artsviennent àestre coramc inspirées és langues
des hommes par vn halenement qüi sespand des Dietix,
mais lesmains mesmesdes ouuriers sont espnsesaùlside lâ
beheficence desdiuines inspirâtions, & possedécs d vn ra-
uilsement de fureur, qui rendeht leurs ouurages presque
prophetiques. Car Scopas, comme meu dequelque dinin admonestement^
transimt en la representation de cestestennestatiië?ie nesçay quelle fureur
diuine0 Mais pourquôy nevous raconteray-iede fondsen comble cet eh-
thusiasmedePart? LafiguredecesteBacchante estoit faidedê màrbrePa-
riens mué totalement en elle,car la pierredemeurant ènson iiaturël estre5
monstroitdexcedcrlacommune loy & dispositiondesaiitres, ôCcc qui eii
apparoistbitpairdehors, estoitveritablement vne image, où sartifice auoii:
introduitvne similitude d existence, car vouspouüiez voiren ce marbrc2
quelque dur 8csolide qüsil fust, comme il sc r amoliisoit à vstè semblancë
defemmè, cequi estoitdefarouche&hagardenelle^contemperant lordi-
nairesimplicitéfeminine, Etcombienquellefustpriuéede lapuistance de
se mouuoir,silavoyoit-on neantmoiiasBacchanaliser &: rager, &€} leDieu
s"y introduisant, resonner endedans: dont pôurce que nous n’y apperce-
uions personne quekonque, nous demeurasmes tous estonaez, tant il y
auoit dapparoiftancedeienamènt,encorequedutout il nyeneust pointj
&C le transportëment de ceste inserisée Bacchanisante se manifestôit, nonob-
stant quellene fustesprisedaucune fureur, son esprit sedemonstrant au-
tant agitéd vninLipecueuxesguillondeforcenèrie, qile lesindicesd’vneve-
hemente affediori reliiisoient en ellede sart y empreinte, assistez dvne se-
crette&ktenteconsidetation&projedde souurier. Sa perruqueaurestë
estôitabaadoonéelasche ôcssottante au vent,pour n dbranler àsbn piaisir,
& le marbre se rendoit ssexible vers la raciiie de ses cheueux,mais ce qui sur-
passoit encore pius tout ce qisoh en eust peu ratiocinér, estoit que la pierre
se laissoit aller à leur subtilité si deliée^ &C saccommodoit à vhe vray e ressem-
blancedelôngues tresses, Et combiehqueîle fustdestituéede toute habi-
tude vitale, ellè ne laissbitpour cela d’auôir vie. Vous eussiez dit mesme que
îartificêy auoitempraintlesfacustezd'vneaugmentation&croissance, dè
sorteqüe cequi se voyoit estoit incroÿable, &excèdant toute creahce cè
qui se representoit à nos yeuxa Gar elle dèmonstroit des mains elabourées
dVne merueilleuse ihdustrie, ne branlans pas vn iauelot baidé de lyerre,
comme est la coustume de ces forcenées, ains portoit certaine vidime pour
inarque de vouloir aller &C celebrer les Orgies és sècrets mysteres Bacchi-
ques, estant esprise &C transportée dVn furieux rauissement0 CVstoit la re-
|>resentatioh dvne Chimeredecoulcur inde &îiuide, carau marbre sestoit
introduite vne ressemblancede mort, &Iamatiere n’estànt quVné mesme
d’vneseuie piece, l’artifice neantmoinsrauoit sçeu my-paitir àvne imita-
lion de vie& de mort, la Bacchante à sçauoir toute debout & respirant*

transportée pres Citheron 5 & la Chimere massàcrée par fureur Bacchique,

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