Annales typographiques pour l'Allemagne — 1.1761 [VD18 90309960]

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A N N A L E S

„ nes & Rome. Je vois dejä un nouveau
„ Lisippe donner au bronze la mollesse des
„ chairs ; un second Apelle parle aux yeux,
„ & peint l’ame ; un autre Virgile s’eleve &
„ Te prepare ä chanter de nouveaux com-
„ bats ; le souffle d’Apollon agite, embrase
„ son ame, 8c ses vers lancent les Eclairs &
„ la foudre. „ En ecrivant ä M. de ol~
tnire, M. Algarntti regrette la Capitale de
la France, M£re des modes ing£nieuses,
asyle des Arts, 8c centre de l’esprit, II la
compare ä Rome, teile qu’elle fut avant
que la fureur des Goths passät sür eile ;
mais il n’oppose aux Auteurs des beaux
jours de Rome que les Auteurs que Paris
a formes dans le dernier si£cle. II peint en-
suite Ta Patrie endormie sür ses lauriers
desseches, 8c d£chue de l’etat oü Tavoient
portee ses Artifans de gloive, tels que Co-
lomb 8c Galilee; dont Tun decouvrit de
nouveaux Mondes sür la terre , 8c T autre
dans les Cieux. II dit que la semence dont
ils lortirent reste encore, mais que T oisi-
vete l’enerve , 8c qu’elle ne pousfe pas un
rameau, une feu'ille de gloire, non spunta di
gloria o ramo o soglio. II voit la colline
poötique couverte gä 8c lä de Plantes, mais
sans un seul Cultivateur qui en corrige le
luxe, 8c qui arrache les mauvailes herbes
m£lees
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