Annales typographiques pour l'Allemagne — 2.1761 [VD18 90309960]

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2°. Cc quc j’ai dit, j*ai du le dire devant l’A-
cademie Francoise. Les Ouvrages convaincus
d’irreligion & d’impiete, ssetris ou censurcs com-
metels, ont ete composes pour la plüpart, par
des Ecrivains, soi-disant Philosophes ou gens de
Lertt-es. Ce seroit une tache pour la Litterature
Jk pour ta Philosophie, si elles etoient respon-
sables des erreurs öc des travers de ceux qui les
cultivent Mais elles cn souffrent Fans en etre
responsables. La profession de Philölbplie &
d’homme de Lettres li estimable & li utile en soi,
devient dangereule ou suspecle. Tout seroit
perdu li les corps Academiques c6doient au tor-
reut ; & c’eli: pour donner plus de poids ä nies
sentimens que je les ai exposes avec courage &
sans de tour enpresence d’une Compagnie rcspec-
table, qui, protegee par des Rois bis aines de
l’Eglise , fera toujours plus de cas de la Religion
& de la.vertu que de la icience & des talens. Je
me suis explique devant eile avec d’autant plus
de consiance & de liberte que les Philosophes
distingues qu’elle s’esl asTocics, font glöire de
reverer la morale & les verites du Christianisme.
Ils ont du remarquer dans s endroit ou je les de-
ligne , un ton de franchise & de candeur qui ex-
cluoit assez toutes les applications injustes & for-
cees qu’on a voulu taire de quelques traits de
mon discours. Quoiqu’en disent des ennemis
qui les connoissent'mal, ou des amis indignes
d’eux, des Philosophes aussi consequens ne sont
point des incredules ; des esprjts de cette trem-
pe ne seront janiais des esprits forts.

Peu

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