Annales typographiques pour l'Allemagne — 3.1762 [VD18 90309960]

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A N N A L E S

ne peuvent riea

„ pdrieur aux rcvers , ils
„ sür lui. II partage la felicire comme
„ I’infortune; c’elt m$me dans le malheur
„ qu’il Te montre avee plus d’evidence. Si
„ on en juge alors par les efFers , 011 lui
„ trouvera tous les cara£l&res des pastions.
„ II abandonne certe Tage moderatien qui
„ le distingue de l’amour ; il en contraöe
3, route la chalcur & la vehemence. Le
„ danger Timte, il s’oublie lui-meme, &
„ ne voit plus que ce qu’il aime. La Tante,
„ la Fortune , les graudeurs , la vie m£me,
tout hors l honneur, appartient a l’ami-
„ tid. Ce!ui qui calcule dans quelque oc-
„ caOon que ce puisse dtre, quand il s’agit
„ de Ton ami, n’est pas digne d’en porter
„ le nom. 11 avilit le plus noble & le plus
„ respe&able des sentimens. Que les
„ hommes ne dilent pas qu’ils Tont nds
„ pour dtre malheureux ; s’ils connoissent
„ Tamitie, ils peuvent tous aTpirer au bon-
„ heur. Elle est la restburce la plus Ture
„ dans les disgraces pour les ames vertu-
„ euTes, comme eile en est la recompenle.
„ Sans eile nous n’existons qu’a demi; eile
„ est l 'nme de notre ame, & la Tource de
3, notre fdlicite. “
Voyez le Journal Encyclopedique du
15. Novembre 1761. p. I. & suiv.
N°.
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