Annales typographiques pour l'Allemagne — 3.1762 [VD18 90309960]

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TYPOGRAPHIQUES. 159
encore un engagement ä un travail commun a
la Compagnie ; vos Statuts le prescrivent Sc le
reglent. Or, Messieurs, sans me croire digne
de Thonneur, je me litis senti capable du travail.
J’ai etudie de bonne heure notre langue dans
les Ouvrages de vos Predecesscurs; j’ai continue
cette ctude dans les vötres; Sc j’ai cherche a met-
tre au moins dans les miens la correäion Sc la
purete du llyle. De-lä mes vceux; de-lä sans
doute votre choix.
Un autre motif a pu encore vous parier en ma
faveur. Je n'ai employe aupres de vous aucune
des vöies proscrites par v'os Statuts, & ä peine
ai - je fait ce qu’iis me permettoient. 11 m’a suffi
que vous connussiez mes delirs.
Enfin, j’ai compte d’illuslres Amis dans FAca-
demie Francoise, les La Motte, les Fonteuelle, les
Maupertuis; Sc vous m’avez su gre de mon zele
pour leur memoire. J’y en compte encore plu-
iieurs. Vous le deviendrez tous, Messieurs;
je m’en fie ä mes soins pour le meriter, Sc sür-
tout ä vos vertus.
Le dernier que j’y ai perdu * , & qui long-
ternps mourant sous vos yeux, a recu de pluli-
eurs d’entre vous des soins li assidus, n’en voyoit
aucun fans lui recommander son ami. Vos re*
ponses etoient favorables; il m’en faisoit part;
Sc l’esperance de m’avoir pour Succesfeur » le
consoloit de ne m’avoir pas eu pour Consrerc.
Vous

M, l’Abbe Du Resnel
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