Royal Society <London> [Hrsg.]
Abrégé des transactions philosophiques de la Société Royale de Londres — 11/​12, Tome second.1790 [Cicognara Nr. 2475B]

Seite: 140
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140 ÀBKÉGÉ DES TRANSACT. PHILOS.

Ann. 1748,
N°. 485.

Sur 1 c cy-
prus.

de peine pour nous transmettre une histoire satis-
faisante de cette plante , & ii faut convenir qu iis
ont fait très-peu de progrès dans ia connoilsance
de ies véritabies caraftères, puisqu’ils 11e sont pas
d’accord sur sa description. Les botanistes des deux
derniers sièdes sont tombés dans plusteurs erreurs
occasionnées sans doute par ies descriptions impar-
faites que ies anciens nous en ont iaissées.

Dioscoride , dont les descriptions sont toujours
abrégées & souvent incompiettes, dit, sans doute
d’après quelqu’auteur plus ancien que lui 9 que
les feuilles de cette plante rejjemblent à celles de
Folivier, que fes jleurs font touffues, & que
fbn fruit eft noir comme celui du fureau. li n’en
falioit pas davantage pour faire conjecturer aux
iatins que îe KüVpeç de cet auteur étoit ie liguflrum
ou ie troëne, d’autant pius que ie cyprus ieur étoit
aosoiument inconnu, puisqu’ii ne crciisoit qu’en
Egypte &c en Syrie 3 011 011 i’appeloit toujours
henna ou alhenna, & par corruption aikanna.

li est probable que ies Grecs, en ayant reçu une
qûantité constdérabie de i’îie de Chypre,comme
marchandise, jugèrent à propos de iui donner !e
nom de cyprus. Piine ie prit d’abord pour ie li~
guflrum 011 le troene, qui croiisoit particulière-
ment en Egypte, 8c enstiite il crut que cetoit ie
liguflrum ordinaire d’Europe , ce qui fait voir lon
incertitude sur la nature de cette piante. li avoit
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