Royal Society <London>   [Hrsg.]
Abrégé des transactions philosophiques de la Société Royale de Londres — 11/​12, Tome second.1790 [Cicognara Nr. 2475B]

Seite: 158
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I$$ AbrÉGE DsES Trânsact. PHîLOS.
sont pas asseE soupies pour des sons auxquels Üs

Aian. 1S7Q , , , r

n ont pas ete accoutumes ÿ mais iur-toüt natce

N , 71. 1 i

Su> îa ;tu- que soreiüe ne peut pas guicier ia iangue. Car je
pr'erd-^i^' ne doute pas cpsune pérsonne qui sait bien écrire,
P arlJ a^ x ne puisFe parvenir à ie faire dans l’obscurité j ce~
muets. pendant comme on ne doit pas attendre qu’eiie ie
fasse auiïi bien que sî eiie voyoit le motivexrient
de sà main , de rneme on né doit pas espérer rai»
sonnablément qu’unè personné qùi n’entend point,
quoiqu’elle sache les véritables règles de la laii*
gue, puisfe parler avec autant de précisîon que ll
elle entendoit.

Je ne dois ni me prômetfre * ni espérer , queile
que soit sexacftitude avec laquelie cette personne
pourra apprendre à parler, qu’eile soit jamais ca-
pabie d’en saire usage comme le reste des hom-
mes j car puisqu’ôile ne peut pas entendre ce que
les autres iui disent, austî-bien que ieur exprimer
ses pensées, elle 11e pourra en faire ie même usage
que les autres dans la conversation •, <Sc quoi-
qu’il paroisse posïîble qu’elle parvienne avec le
tems à discerner au mouvement des lèvres, ce
qu’on lui dit (ce que je ne veux pas cépendant asïïx-
1er ) 5 néanmoins 011 ne doit jamais espérer qu’elle
y parvienne , au moins jusqu a ce qu’elie sache
assez parfaitement fa langue pour pouvoir, en com
noissant queiques lettres, suppléer ie reste du mot,
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