Royal Society <London>   [Hrsg.]
Abrégé des transactions philosophiques de la Société Royale de Londres — 11/​12, Tome second.1790 [Cicognara Nr. 2475B]

Seite: 159
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Litt. Métaphys. du Langasb. 159

& par quelques mots3 le reste cie ia pensée , oli

* 1 s Ann. 1670,

au moins en deviner le sens , comme lorsqu on NL ?u

iit une ietrre écrite en chiffre. Car ii n’est pas sUr h mi-
possibie d’imaginer que les yeux puisient discerner p^ndre^à^"
tous ies différens mouvemens des organes de ia
paroie, & diflinguer les sons que ces mouvemens, muecs‘-
dont qaeiques-uns sont internes & hors de ia por-
tée de ia vue , doivent produire.

Je ne vois point qu’il y ait aucune raison de
douter que nous ne puiilions parvenir à ia seconde
partie de notre entreprise , je veux dire, à iui faire
entendre une languc aussi bien que ies personnes
qui jouissient de i’ouie ; &: j’ose me promettre, en
iui donnant le tems &c la pratique nécessiaires aux
autres hommes pour parvenir à ia connoissance
parfaite d’une langue , qu’il l’entendra & écrira
aussi-bien qu eux , qu en faisant seulement i’ex-
çeption de ce qui dépend diredement du son ,
comme le ton, la cadence &c autres petites baga-
telies de cette espèce , il ia saura aussi-bien qu’ii
auroit fait s’il eût entendu. J’en di>autant de toute
autre personne d’esprit qui seroit dans le même
cas, à qui on pourra apprendre à lire &c à écrire ,
en suivant une méthode propre à parvenir à cette
fin.

Ï1 n’eîf pas nécessaire de vous rendre compte
de celle qqe j’ai suivie jusqu’à présent, car il seroit
fort ennuyeux de descendre dans des détails qui
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