Royal Society <London> [Hrsg.]
Abrégé des transactions philosophiques de la Société Royale de Londres — 11/​12, Tome second.1790 [Cicognara Nr. 2475B]

Seite: 174
DOI Heft: DOI Artikel: DOI Artikel: DOI Seite: Zitierlink: 
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/atpsrl11_12/0194
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
174 Abrêgs des Irànsact; philos.

Ann. 1776'.
Vol. 66,

Sur la lan-
gue romau-
ce.

fauiTemenr qu’ils perdirent leurs anciens usages 9
il convient qu iis conserverent leur langage , quoi-
qu’un peu çorrojnpu par celui des naturels du
pays.

Je suis obligé d’interrompre ici le fil de ma
narration, pour' observer que le iangage clifFérent
que l’on patle dans le Centre 8c dans ia partie ia
pius stérile de ia Ligue-grise ne peut venir que
cie ce que les Toscans, peuple déiicat, ne se mê-
ièrent jamais avec ies habitans robusiès de ce pays,
ne se souciant pas cîe partager leurs peines & leurs

travaux,& qa’ils les laissèrent eux 8c ieur iangage,
qui étoit un idiôme celtique , dans l’état ou iis ies
trotivèrent.

Piuiieurs samiiies romaines craignant la sureur
des Cartbaginois , comqiandés par Hannibal , 8c
peut-être depuîs pendant la sureur des guerres ci-
viles, 8c sous les tyrans aui lui succédèrent pendént
ies commotions intérieures 8c ies invaiîons étran-
gères , abandonnèrent le Latium 8c ia Gampanie,
& allèsent s’établir dans quelqu’une des îies où
existe aduellement Venise , pour jouir paiiible-
ment de ieur liberté *, pluüeurs se retirerent dans
les montagnes des Grisons, 8c se hxèrent particu-
lièrement dans PEngadine , comrae îi paroit pat
pluseuis auteurs , 8c par le nom de pluiieurs fa-
milles 8c de piusieurs lieux qui sont évidemment
dérivés du-latin. Lçs habitans, c.ue ces émigrans
loading ...