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http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1914bis1915/0104
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GAZETTE DES ARDENNES
LA VÉRITÉ EST EN MARCHE!
« The Continental Times » du 22 février, reproduit un article
du • .Yew-l'ot'Jt World », basé sur des informations du Département
de l'Etat. Cet article contient le résultat des enquêtes que le Gouvernement
anglais a fait faire par ses agents, enquêtes qui se rapportent
aux atrocités que les Allemands auraient commises contre
la population civile de la Belgique.
Le journal américain résume le compte-rendu de l'ambassade
américaine en gros caractères de manchettes :
RÉHABILITATION !
Des milliers d'Accusations contre les Allemands reconnues fausses!
Voici l'article du ■ World » :
Washington, il février I91S.
Des milliers de Helges réfugiés en Amérique, pas un seul n'a
eu à souffrir des cruautés de* soldats allemands. C'est, en vérité,
le contenu essentiel d'un compte rendu que le Département de
l'Etat a reçu de t'ambasxade américaine à Londres. Ce compte
rendu constate que le Gouvernement anglais a examiné, a fond,
dts militera de dépositions, affirmant que des soldats allemands
se seraient bien livrés à des excès contre les Belges qui prenaient
la fuite. Durant ta première période de la guerre, les journaux
étaient remplis de ces accusations.
Selon le rapport de l'ambassade américaine a Londres, des
agents du Gouvernement angliis firent un examen très minutieux
de toutes ces accusations, interrogeant les prétendues victimes
des atrocité* et comparant toutes les dépositions. Comme résultat
de ces démarches, te Gouvernement anglais communiqua à
l'ambassade américaine, que les dites dépositions auraient été
faites plutôt par malveillance ou par parti pris naturel. Le
rapport ajoute que beaucoup de Belges ont gravement souffert,
mais que ces souffrances devaient être mises sur le compte de la
guerre, et non pas sur celui de la brutalité des soldats allemands.
Le Gouvernement anglais ne put cacher ces vérités — constatées
de façon écrasante — à l'ambassade américaine. Quant au monde,
il se tait! L'Agence Reuter n'en souffle mot! C'est que l'Angleterre
a tout intérêt à calomnier les Allemands. Qu'il nous suffise dVn-
teudre la vérité par la voie détournée d'un journal américain,
d'autant plus que le « Continental Times * relève le fait que l'ambassadeur
américain à Londres, IL Page, est un anglophile prononcé
, et qu'il ajoute :
Ce rapport, publié par le Département d'Etat à Washington,
fait table rase, une fois pour toutes, de ces racontars anglais, mis
en circulation dans un but malintentionné et d'une manière
acharnée, racontars qui dépeignent la prétendue mauvaise conduite
des soldats allemands.
Il ne manque pas de saveur de comparer ce rapport avec le
fameux ■ Rapport officiel « français, dont, à notre grand regret,
nous avons été obligés de nous occuper plusieurs foia.
feuilleton de la » GAZETTE DES ARDENNES ».
Que penserait Victor Hugo Oe la Grande Guerre ?
Par la Rédaction.
En 1838, Victor Hugo, âgé de 37 ans, entreprit un voyage !e long
du Rhin ; le récit charmant qu'il en fit trouva des admirateurs des
deux côtés du « superbe fleuve qui laisse entrevoir, sous la transparence
de ses flots, le passé et l'avenir de l'Europe ».
Toujours politicien, le grand romancier a ajouté au volume une
conclusion assez étendue, étude sérieuse et, en général, bien fondée
sur les rapports entre la France et l'Allemagne. C'est un « examen
historique ■ qui gagne un double intérêt de nos jour*.
Le peu de place, dont nous disposons, ne nous permet que de
donner quelques extraits de l'ouvrage qui, cependant, suffiront pour
prouver que les idées publiées en 1841 ont une valeur tout à fait
actuelle. En effet, leur point essentiel : la communauté naturelle de
la France et de l'Allemagne a formé l'objet de vives discussions
publiques durant ces dernières années. Certes nous ne pouvons
adopter toutes les théories auxquelles l'auteur s'est laissé ailer par
son tempérament, mais, franchement, nous reconnaissons sa tentative
sincère : « Il ne s'épargne pas, il essaye, il s'efforce de comprendre
; et, quand il a compris, il s'efforce d'eipliquer ».
Après avoir exposé l'état des choses au moyeu-âge, où deux
empires : la Turquie et l'Espagne opprimaient tout le reste de
l'Europe, l'auteur continue :
« Aujourd'hui, par la force mystérieuse des choses, la Turquie
■ est tombée. l'Espagne est tombée.
• Ainsi, en moins de deux cents ans, les deux colosses, qui
« épouvantaient nos pères, se sont évanouis.
« L'Europe est-elle délivrée ? Non.
BULLETINS OFFICIELS
Grand Quartier général, 21 février 1915.
Théâtre de Ut guerre à l'Ouest. — Aux environs de Perthes,
en Champagne, les Français prononcèrent une attaque avec
deux divisions d'infanterie : a plusieurs endroits, des combats corps
A corps acharnés se développèrent ; ils se décidèrent tous en notre
faveur. L'ennemi fut rejeté dans ses positions, subissant de graves
pertes.
Dans les Vosges notre attaque vers Sulzern et Ampfersbach
(à l'ouest de Stossweier) fit des progrès. Dans les rencontres des
derniers jours nous fîmes 500 prisonniers.
A part cela, rien d'essentiel.
Théâtre de la guerre à l'Est — Une nouvelle avance de l'ennemi
de Grodno fut repoussée sans difficultés. Au sud-ouest d'Augustow
les Russes réussirent, hier, à traverser le Bobr à deux endroits.
Près de Sztabin l'ennemi fut de nouveau refoulé : aux environs
de Krasnybor le combat dure encore. Près de Prasznysz 1,200 prisonniers
et 'i canons tombèrent entre nos mains.
A l'est de Skiemiewice une attaque nocturne des Russes fut
repoussée.
Grand Quartier général, 25 lévrier 1W5.
Théâtre de la guerre à I'Oue8(. — En Champagne, l'ennemi
continua, hier, ses attaques désespérées, elles n'eurent aucun
succès, comme celles qui les avaient précédées, bien qu'on eût
employé de grandes forces.
A part cela, rien d'essentiel.
Théâtre de la guerre à l'Est. — Les luttes près du Njemen,
de Bobr et du Narew persistent encore. La ville de Prasznysz,
construite dans le genre d'une forteresse, fut prise d'assaut hier
par des troupes de réserve de la Prusse orientale, après des combats
acharnés. Plus de 10,000 prisonniers, plus de 20 canons, un grand
dépôt de mitrailleuses et une très grande quantité de matériel de
guerre tombèrent entre nos mains.
Dans d'autres combats au sud de la Vistule nous avons fait plus
de 5,000 prisonniers ces derniers jours.
En Pologne, au sud de la Vistule. les Russes occupèrent
l'ouvrage avancé de Mogily (au sud de Bolimowi, après une attaque
prononcée par des forces cinq fois supérieures.
A part cela, rien d'essentiel.
Il est remarquable que le commandant de la 59* division de
réserve russe, qui fut fait prisonnier près d'Augustow, ait demandé
aux officiers allemands s'il était vrai que la chute d'Anvers,
assiégée par les Allemands, viendrait bientôt. Après qu'on lui eut
expliqué la situation à l'ouest, il ne voulait pas croire que l'armée
allemande de l'ouest se trouvait sur le territoire français.
Grand Quartier général, le 26 février 1915.
Des deux théâtres de la guerre, rien d'important a signaler.
« Comme au dix-septième siècle, un double péril nous menace.
« Les hommes passent, mais l'homme reste ; les empires tombent,
« les égolsmes se reforment. Or, à l'instant où nous sommes, de
■ même qu'il y a deux cents ans, deux immenses égolsmes pressent
« l'Europe et la convoitent. L'esprit de guerre, de violence et de
• conquête est encore debout à l'Orient, l'esprit de commerce, de
• ruse et d'aventure est encore debout à l'Occident. Les deux géants
« se sont un peu déplacés et sont remontés vers 'e Nord, comme
• pour saisir le continent de plus haut. A la Turquie a succédé la
• Russie ; à l'Espagne a succédé l'Angleterre ».
Résumant ce qui était commun aux deux régimes passés comme
causes de leur décadence, Victor Hugo s'exprime ainsi :
t. ■ L'égoTsme, un égoTsme implacable et profond, une politique
t immorale, violente ici, fourbe là, trahissent les alliances pour
■ servir les intérêts ; être, l'un, l'esprit militaire sans les qualités
• chevaleresques qui font du soldat l'appui de la sociabilité ; être,
• l'autre, l'esprit mercantile sans l'intelligente probité qui fait du
€ marchand le lien des Etats; représenter, comme nous l'avons dit,
€ le premier, la barbarie, le second, la corruption ; en un mot. être.
€ l'un, la guerre, l'autre, le commerce, n'être ni l'un ni l'autre la
€ civilisation — voilà ce qui a fait choir les deux colosses d'autre-
€ fois. Avis aux deux colosses d'aujourd'hui. »
On ne dira pas 'que le tableau soit très flatteur. Mais l'écrivain
ose-t-il attribuer les mêmes qualités aux successeurs des deux
empires ? Lnissons-le parler lui-même :
■ Avant d'aller plus loin, nous sentons le besoin de déclarer que
■ ceci n'est qu'une froide et grave étude de l'histoire. Celui qui
■ écrit ces lignes comprend les haines de peuple à peuple, les anti-
« pathies des races, les aveuglements de nationalités ; et il les
< excuse, mais il ne les partage pas. >
{A suture.)
LA VÉRITÉ EST EN MARCHE!
« The Continental Times » du 22 février, reproduit un article
du • .Yew-l'ot'Jt World », basé sur des informations du Département
de l'Etat. Cet article contient le résultat des enquêtes que le Gouvernement
anglais a fait faire par ses agents, enquêtes qui se rapportent
aux atrocités que les Allemands auraient commises contre
la population civile de la Belgique.
Le journal américain résume le compte-rendu de l'ambassade
américaine en gros caractères de manchettes :
RÉHABILITATION !
Des milliers d'Accusations contre les Allemands reconnues fausses!
Voici l'article du ■ World » :
Washington, il février I91S.
Des milliers de Helges réfugiés en Amérique, pas un seul n'a
eu à souffrir des cruautés de* soldats allemands. C'est, en vérité,
le contenu essentiel d'un compte rendu que le Département de
l'Etat a reçu de t'ambasxade américaine à Londres. Ce compte
rendu constate que le Gouvernement anglais a examiné, a fond,
dts militera de dépositions, affirmant que des soldats allemands
se seraient bien livrés à des excès contre les Belges qui prenaient
la fuite. Durant ta première période de la guerre, les journaux
étaient remplis de ces accusations.
Selon le rapport de l'ambassade américaine a Londres, des
agents du Gouvernement angliis firent un examen très minutieux
de toutes ces accusations, interrogeant les prétendues victimes
des atrocité* et comparant toutes les dépositions. Comme résultat
de ces démarches, te Gouvernement anglais communiqua à
l'ambassade américaine, que les dites dépositions auraient été
faites plutôt par malveillance ou par parti pris naturel. Le
rapport ajoute que beaucoup de Belges ont gravement souffert,
mais que ces souffrances devaient être mises sur le compte de la
guerre, et non pas sur celui de la brutalité des soldats allemands.
Le Gouvernement anglais ne put cacher ces vérités — constatées
de façon écrasante — à l'ambassade américaine. Quant au monde,
il se tait! L'Agence Reuter n'en souffle mot! C'est que l'Angleterre
a tout intérêt à calomnier les Allemands. Qu'il nous suffise dVn-
teudre la vérité par la voie détournée d'un journal américain,
d'autant plus que le « Continental Times * relève le fait que l'ambassadeur
américain à Londres, IL Page, est un anglophile prononcé
, et qu'il ajoute :
Ce rapport, publié par le Département d'Etat à Washington,
fait table rase, une fois pour toutes, de ces racontars anglais, mis
en circulation dans un but malintentionné et d'une manière
acharnée, racontars qui dépeignent la prétendue mauvaise conduite
des soldats allemands.
Il ne manque pas de saveur de comparer ce rapport avec le
fameux ■ Rapport officiel « français, dont, à notre grand regret,
nous avons été obligés de nous occuper plusieurs foia.
feuilleton de la » GAZETTE DES ARDENNES ».
Que penserait Victor Hugo Oe la Grande Guerre ?
Par la Rédaction.
En 1838, Victor Hugo, âgé de 37 ans, entreprit un voyage !e long
du Rhin ; le récit charmant qu'il en fit trouva des admirateurs des
deux côtés du « superbe fleuve qui laisse entrevoir, sous la transparence
de ses flots, le passé et l'avenir de l'Europe ».
Toujours politicien, le grand romancier a ajouté au volume une
conclusion assez étendue, étude sérieuse et, en général, bien fondée
sur les rapports entre la France et l'Allemagne. C'est un « examen
historique ■ qui gagne un double intérêt de nos jour*.
Le peu de place, dont nous disposons, ne nous permet que de
donner quelques extraits de l'ouvrage qui, cependant, suffiront pour
prouver que les idées publiées en 1841 ont une valeur tout à fait
actuelle. En effet, leur point essentiel : la communauté naturelle de
la France et de l'Allemagne a formé l'objet de vives discussions
publiques durant ces dernières années. Certes nous ne pouvons
adopter toutes les théories auxquelles l'auteur s'est laissé ailer par
son tempérament, mais, franchement, nous reconnaissons sa tentative
sincère : « Il ne s'épargne pas, il essaye, il s'efforce de comprendre
; et, quand il a compris, il s'efforce d'eipliquer ».
Après avoir exposé l'état des choses au moyeu-âge, où deux
empires : la Turquie et l'Espagne opprimaient tout le reste de
l'Europe, l'auteur continue :
« Aujourd'hui, par la force mystérieuse des choses, la Turquie
■ est tombée. l'Espagne est tombée.
• Ainsi, en moins de deux cents ans, les deux colosses, qui
« épouvantaient nos pères, se sont évanouis.
« L'Europe est-elle délivrée ? Non.
BULLETINS OFFICIELS
Grand Quartier général, 21 février 1915.
Théâtre de Ut guerre à l'Ouest. — Aux environs de Perthes,
en Champagne, les Français prononcèrent une attaque avec
deux divisions d'infanterie : a plusieurs endroits, des combats corps
A corps acharnés se développèrent ; ils se décidèrent tous en notre
faveur. L'ennemi fut rejeté dans ses positions, subissant de graves
pertes.
Dans les Vosges notre attaque vers Sulzern et Ampfersbach
(à l'ouest de Stossweier) fit des progrès. Dans les rencontres des
derniers jours nous fîmes 500 prisonniers.
A part cela, rien d'essentiel.
Théâtre de la guerre à l'Est — Une nouvelle avance de l'ennemi
de Grodno fut repoussée sans difficultés. Au sud-ouest d'Augustow
les Russes réussirent, hier, à traverser le Bobr à deux endroits.
Près de Sztabin l'ennemi fut de nouveau refoulé : aux environs
de Krasnybor le combat dure encore. Près de Prasznysz 1,200 prisonniers
et 'i canons tombèrent entre nos mains.
A l'est de Skiemiewice une attaque nocturne des Russes fut
repoussée.
Grand Quartier général, 25 lévrier 1W5.
Théâtre de la guerre à I'Oue8(. — En Champagne, l'ennemi
continua, hier, ses attaques désespérées, elles n'eurent aucun
succès, comme celles qui les avaient précédées, bien qu'on eût
employé de grandes forces.
A part cela, rien d'essentiel.
Théâtre de la guerre à l'Est. — Les luttes près du Njemen,
de Bobr et du Narew persistent encore. La ville de Prasznysz,
construite dans le genre d'une forteresse, fut prise d'assaut hier
par des troupes de réserve de la Prusse orientale, après des combats
acharnés. Plus de 10,000 prisonniers, plus de 20 canons, un grand
dépôt de mitrailleuses et une très grande quantité de matériel de
guerre tombèrent entre nos mains.
Dans d'autres combats au sud de la Vistule nous avons fait plus
de 5,000 prisonniers ces derniers jours.
En Pologne, au sud de la Vistule. les Russes occupèrent
l'ouvrage avancé de Mogily (au sud de Bolimowi, après une attaque
prononcée par des forces cinq fois supérieures.
A part cela, rien d'essentiel.
Il est remarquable que le commandant de la 59* division de
réserve russe, qui fut fait prisonnier près d'Augustow, ait demandé
aux officiers allemands s'il était vrai que la chute d'Anvers,
assiégée par les Allemands, viendrait bientôt. Après qu'on lui eut
expliqué la situation à l'ouest, il ne voulait pas croire que l'armée
allemande de l'ouest se trouvait sur le territoire français.
Grand Quartier général, le 26 février 1915.
Des deux théâtres de la guerre, rien d'important a signaler.
« Comme au dix-septième siècle, un double péril nous menace.
« Les hommes passent, mais l'homme reste ; les empires tombent,
« les égolsmes se reforment. Or, à l'instant où nous sommes, de
■ même qu'il y a deux cents ans, deux immenses égolsmes pressent
« l'Europe et la convoitent. L'esprit de guerre, de violence et de
• conquête est encore debout à l'Orient, l'esprit de commerce, de
• ruse et d'aventure est encore debout à l'Occident. Les deux géants
« se sont un peu déplacés et sont remontés vers 'e Nord, comme
• pour saisir le continent de plus haut. A la Turquie a succédé la
• Russie ; à l'Espagne a succédé l'Angleterre ».
Résumant ce qui était commun aux deux régimes passés comme
causes de leur décadence, Victor Hugo s'exprime ainsi :
t. ■ L'égoTsme, un égoTsme implacable et profond, une politique
t immorale, violente ici, fourbe là, trahissent les alliances pour
■ servir les intérêts ; être, l'un, l'esprit militaire sans les qualités
• chevaleresques qui font du soldat l'appui de la sociabilité ; être,
• l'autre, l'esprit mercantile sans l'intelligente probité qui fait du
€ marchand le lien des Etats; représenter, comme nous l'avons dit,
€ le premier, la barbarie, le second, la corruption ; en un mot. être.
€ l'un, la guerre, l'autre, le commerce, n'être ni l'un ni l'autre la
€ civilisation — voilà ce qui a fait choir les deux colosses d'autre-
€ fois. Avis aux deux colosses d'aujourd'hui. »
On ne dira pas 'que le tableau soit très flatteur. Mais l'écrivain
ose-t-il attribuer les mêmes qualités aux successeurs des deux
empires ? Lnissons-le parler lui-même :
■ Avant d'aller plus loin, nous sentons le besoin de déclarer que
■ ceci n'est qu'une froide et grave étude de l'histoire. Celui qui
■ écrit ces lignes comprend les haines de peuple à peuple, les anti-
« pathies des races, les aveuglements de nationalités ; et il les
< excuse, mais il ne les partage pas. >
{A suture.)
Persistente URL:
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1914bis1915/0104
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1914bis1915/0104








