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http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1914bis1915/0116
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AAb
3.237.503 livres, en France 994,568 livres, au reste de l'Europe
entière nous ;ivons fourni &4.131 ».
Le tableau continue sur le même ton ! Pour ia lin mentionnons
encore quelques chiffres suggestifs : La France qui, dans une
année entière, achetait 200.000 livres de lard, en a acheté en uïi
mois plus que le double M .£?G.GG3 livres). L'exportation des fers à
cheval augmenta de (.500 0;o. celte des peaux de veau de J5.000 0/rj!
Cette conception de « neutralité ■ est empruntée au Cousin
Angln-saxon qui, tout en protitaut de ces idées, s'indigne sur les
« violations du droit des gens » commises par [es Allemands !
On se demande si, à la tin, ce ne sera pas le bon sens du peuple
américain qui fera entendre ses protestations énergiques contre
ces envois d'armes et de munitions, même si le gouvernement les
autorise.
Ce sont les mêmes milliardaires. q:i: font de l'humanité, qui
fondent des palais de paix et qui, à ce qu'il parait, dépensent des
sommes énormes pour un fonds destiné à humaniser la guerre,
mais qui. d'autre part, gagnent des sommes folles par la guerre
et sont intéressés à sa continuation.
Par contre, il y a des millions et des millions d'Américains qui
ont des idées tout à fait contraire ! Le grand et noble peuple américain
ressent un vif dégoût, en Jouant un rôle pacifiste et • neutre »
pendant que le carnage des milliers de jeunes hommes se poursuit
, carnage soutenu par le commerce d'un pays neutre, en instruments
de mort, toléré par le gouvernement.
La vie réelle aux pays occupés t Suite).
Le lendemain, nous avons entendu le canon, vers le sud, c'était
b bataille de la Poaaa à VBtO. Grâce à l'héroïsme des noirs, l'armée
avait évité un désastre ; elle avait pu. précipitamment, gagner le
haut des crêtes, et déferlant de défaite en défaite, gagner la Champagne
.
Mais, à la Fosse-a-l'Eau, les tombes sont nombreuses. Un casque
fiché sur un sabre domine ie tumulus des Allemands, un képi celui
des Français : il y a aussi des tombes communes, les ennemis
d'hier reposent ensemble. Des mains anonymes ont fleuri indistinctement
les tombes. l'as de rancune dans le pays des Ardennes, uue
sympathie douloureuse et émue aux héros des deux grandes nations
, un traitement égal aux victimes d'un malheureux conflit,
voilà ce qu'en son .une loyale décide le fruste Ardennais
Les pauvres émigrés avaient toujours continué droit devant eux,
vers le « je ne sais où >. de plus en plus las. L'espoir fou cédait,
de plu» en plus, la place à la réflexion. Le doute commençait à
poindre et prenait corps.
Heureusement, ma Lina, tu n'as pas vécu ces heures d'anxiété,
sans gite. c'était poignaut' Si je t'en parle, c'est que tous ceux qui
les ont vécues, tous les ont racontées de même et se réjouissent
d'être revenus. La prise de Keims, sectionna pour ainsi dire, ce
lont: et douloureux défilé.
Beaucoup d'émigrés décidèrent de retourner vers !e foyer quitté.
Les routes reprirent leur animation, mais dans le sens où l'esprit
de notre grande Patrie se complaisait à voir notre armée valeureuse
— et ce n éuu plus • je ne sais où *, mais un énergique ■ chez
nous i. Les Allemands aidaient à ce retour, tant qu'il était eu leur
pouvoir, donnant des DtOMS, des litres, sache-le bien, ma chère
femme, p> ts sur leurs propres rations.
Les plus fatigués prenaient place sur leurs camions automobiles
vides. Les enfants, loin d'être égorgés, étaient bourrés de chocolat
et riaient aux envahisseurs, quand le long de la route, s'étalait ie
désastre : cadavres d'homme* et de chevaux, matériel de guerre
détruit.
Lalainilledes Godard, ceux qui, en « bien renseignés », t'avaient si
mal renseignée, sont revenus de Keims. très contents, et, de ne
pas te voir, cela augmente mon chagrin, car ici ou est absolument
tranquille et conliaut. Quelques réquisitions, c'est vrai, mais faites
de façon très douce. C'est un des mauvais, mais nécessaires cotés
de la guerre- . . > i -, v
Oli, les ■ Uhlans », terreur imaginaire ! vision ! les lances teintées
de sang, comme les mains rougies de sang humain, entrant en
trombe, clouant tout au mur, égorgeant les femmes, coupant les
enfants eu tronçons, il faut rengainer cette apologie, au rancart ces
contes de Croquemitaine ! Trêve à l'imagination et piace à la vérité !
i-4 Suivre).
Le transport des grand* blessés
Berne, 35 lévrier 1913.
Le transport, à travers la Suisse, des grands blessés prisonniers
de guerre commencera probablement mercredi 'A mars. Sur le vœu
du gouvernement français, les trains suisses iront jusqu'à Lyon. Par
suite de raisons techniques d'exploitation, ces trains devront
traverser la Suisse pendant la nuit. Chaque train comprendra
;'.">0 blessés et sera sous le commandement militaire. Les soins
seront donnés aux blessés, pendant le trajet, par des sœurs et des
équipes de la Croix-Rouge.
Le nombre des blessés français à rapatrier de Constance est de
2,500 ; celui des blessés allemands, qui seront ramenés de Lyon,
n'est pas encore déterminé. Un train circulera dans chaque direction
tous les deux jours. Ces blessés sont des convalescents licenciés
des lazarets, mais impropres à la guerre.
Berne, 1" mari IMS.
Le transport de grands blessés allemands et français est désormais
réglé définitivement. Le premier train de Constance à Lyon
partira mardi soir, simultanément avec le premier train de Lyou à
destination de Constance. Seront échanges 1.800 blessés français et
800 allemands. Le nombre plus faible des blessés allemands échangés
provient du nombre plus faible de prisonniers allemands en
France. . , , < v »i . . u. m u M
L«* prisonnier» an Allemag m.
La « Gazette de Lausanne », un journal très francophile et qui
n'aime pas les Allemands, est obligée de reconnaître, que ceux-là JM
sont pas toujours des barbares. Dans son numéro du th février,
nous trouvons l'entrefilet suivant :
■ II est juste de rendre hommage à la correction et à la camaraderie
militaire avec laquelle les Allemands font les suprêmes boa-
neurs aux soldats français morts dans les lazarets. Nous avons en
plusieurs fois sous les yeux des journaux allemands contenant
des sou mortuaire» cent-OQuanl '.es sociétés militaires de la,loca-
lité à l'ensevelissement de soltlats français, morts glorieusement
pour leur patrie. »
Le « Journal de Genève >, dont les sympathies pour les Alliés
sont également connues, confirme cette opinion. Dans son numéra
du 28 février, nous lisons :
entre camarades
Deux de dos abonnés nous communiquent simultanément l'annonce
mortuaire que voici qui a paru dans lé * General Anteiger ■
de Ludwigshafen s/R.. en date du 18 février :
Aosociationî militaires de Ludvignhafen sfli
.A la suite de la blessure qu'il a reçue au cours de la guerre de
1914, est mort dans le lazaret de notre ville, en héroïque défenseur
de sa patrie. M. Marcel Juillien. âgé de 29 ans. qui servait dans le
328' régiment français d'infanterie de réserve. L'enterrement a lieu
le vendredi 19 février IW5, après-midi, à t h. :i0. devant le hall du
cimetière. Nos camarades apnt invités à venir nombreux lui rendre
les derniers honnènrs. Les ('omités.
Cette touchante manifestation des cercles militaires de Ludwigshafen
méritait, nous semble-t-il. d'être signalée.
Contre les t
□songes russes.
derlin. ÎS février ims (officiel!
Dans les communiqués officiels russes, on tente, soit de passer
sous silence, soit de détruire la portée de la défaite subie par tes
Russes dans la bataille de Haxurie. Ou peut s'épargner la peine
d'examiner de près ces dénégations. La liste suivante des généran
faits prisonniers peut suffire à servir de preuve à I ampleur de la
défaite :
■ 20» corps d'armée : Le général commandant de corps. Le commandant
d'artillerie. Les commandants des 28» et 29* divisions d'infanterie
. Le commandant de cette dernière division a succombé a
ses blessures peu après sa capture.
3* corps d'armée : Le commandant de la 2T» division d'Infanterie
et les commandants de 1 artillerie et de la seconde brigade d infanterie
de cette dernière division. En outre, le commandant de la
53» division de réserve. Le commandant de la 1™ brigade d'infanterie
de cette division et un commandant de brigade de la 1™ division de
cosaques sibériens.
Le péril jaune.
Hambourg, î mars 191 S.
On mande au • New-York Herald », édition de Paris, qu'uae
note ofhoielle du Gouvernement américain, contre les demandes
japonaises à la Chine, est imminente. La censure française a permis
au « New-York Herald • d'annoncer, au surplus, que la France ne
peut approuver ces demandes.'
La • Moulin-Rouge u broie.
Paris. M février («S
Un Incendie a détruit dans la matinée te Moulin-Rouge. |Hai<a«l.
Les mœurs anglaises.
Les Anglais, en hommes pratiques, savent profiter de toutes les
situations. Cela résulte de la petite anecdote suivaute de leur séjour
parmi les Français du Nord, racontée par Maurice Leclercq, dan?
F « fic&ur . du 18 février.
Le chef de gare d'une petite station voisine me conta ces
doléances :
■ L'autre jour, un homme d'équipe accourt me trouver pendant
que j'aiguillais un train de Paris : ■ Chef! venez vite ! vos Anglais
- qui démolissent un wagon ! ■ J'y cours. C'était exact. II ne s'agissait
à vrai dire que d'une vieille carcasse de wagon à bestiaux déjà
démolie par un obus près d'Arras. et que l'on m'avait amenée pour
en débarrasser la voie. Je questionne : ■ Arrêtez, que faites-vous
là? ■ Ils s'interrompent, et l'un d'eux me baragouine « Neige.•-
■ très froid... Avez voua bois pour nous chauffer .. Donnez.. • ■
Je leur réponds aussitôt : • Où diable si j'ai du bois à vous donner
• pour vous chauffer! J'ai d'autres chats à fouetter en ce momeat
• avec ces satané» trains de ravitaillement qui ne décess^ut point
■ Voulez-vous, tout de même, laisser mon wagon tranquille?.■■
■ Vous voyez bien qu'il n'appartient même pas a ma Compagnie:
« Orléans, c'est dessus! » Mais. eux. ne m'écoutaient déjà plus, us
continuaient : ■ l'as de bois... uagon inutilisable... - Oh ! Monsieur,
quels hommes! expédilifs! pratiques!...
3.237.503 livres, en France 994,568 livres, au reste de l'Europe
entière nous ;ivons fourni &4.131 ».
Le tableau continue sur le même ton ! Pour ia lin mentionnons
encore quelques chiffres suggestifs : La France qui, dans une
année entière, achetait 200.000 livres de lard, en a acheté en uïi
mois plus que le double M .£?G.GG3 livres). L'exportation des fers à
cheval augmenta de (.500 0;o. celte des peaux de veau de J5.000 0/rj!
Cette conception de « neutralité ■ est empruntée au Cousin
Angln-saxon qui, tout en protitaut de ces idées, s'indigne sur les
« violations du droit des gens » commises par [es Allemands !
On se demande si, à la tin, ce ne sera pas le bon sens du peuple
américain qui fera entendre ses protestations énergiques contre
ces envois d'armes et de munitions, même si le gouvernement les
autorise.
Ce sont les mêmes milliardaires. q:i: font de l'humanité, qui
fondent des palais de paix et qui, à ce qu'il parait, dépensent des
sommes énormes pour un fonds destiné à humaniser la guerre,
mais qui. d'autre part, gagnent des sommes folles par la guerre
et sont intéressés à sa continuation.
Par contre, il y a des millions et des millions d'Américains qui
ont des idées tout à fait contraire ! Le grand et noble peuple américain
ressent un vif dégoût, en Jouant un rôle pacifiste et • neutre »
pendant que le carnage des milliers de jeunes hommes se poursuit
, carnage soutenu par le commerce d'un pays neutre, en instruments
de mort, toléré par le gouvernement.
La vie réelle aux pays occupés t Suite).
Le lendemain, nous avons entendu le canon, vers le sud, c'était
b bataille de la Poaaa à VBtO. Grâce à l'héroïsme des noirs, l'armée
avait évité un désastre ; elle avait pu. précipitamment, gagner le
haut des crêtes, et déferlant de défaite en défaite, gagner la Champagne
.
Mais, à la Fosse-a-l'Eau, les tombes sont nombreuses. Un casque
fiché sur un sabre domine ie tumulus des Allemands, un képi celui
des Français : il y a aussi des tombes communes, les ennemis
d'hier reposent ensemble. Des mains anonymes ont fleuri indistinctement
les tombes. l'as de rancune dans le pays des Ardennes, uue
sympathie douloureuse et émue aux héros des deux grandes nations
, un traitement égal aux victimes d'un malheureux conflit,
voilà ce qu'en son .une loyale décide le fruste Ardennais
Les pauvres émigrés avaient toujours continué droit devant eux,
vers le « je ne sais où >. de plus en plus las. L'espoir fou cédait,
de plu» en plus, la place à la réflexion. Le doute commençait à
poindre et prenait corps.
Heureusement, ma Lina, tu n'as pas vécu ces heures d'anxiété,
sans gite. c'était poignaut' Si je t'en parle, c'est que tous ceux qui
les ont vécues, tous les ont racontées de même et se réjouissent
d'être revenus. La prise de Keims, sectionna pour ainsi dire, ce
lont: et douloureux défilé.
Beaucoup d'émigrés décidèrent de retourner vers !e foyer quitté.
Les routes reprirent leur animation, mais dans le sens où l'esprit
de notre grande Patrie se complaisait à voir notre armée valeureuse
— et ce n éuu plus • je ne sais où *, mais un énergique ■ chez
nous i. Les Allemands aidaient à ce retour, tant qu'il était eu leur
pouvoir, donnant des DtOMS, des litres, sache-le bien, ma chère
femme, p> ts sur leurs propres rations.
Les plus fatigués prenaient place sur leurs camions automobiles
vides. Les enfants, loin d'être égorgés, étaient bourrés de chocolat
et riaient aux envahisseurs, quand le long de la route, s'étalait ie
désastre : cadavres d'homme* et de chevaux, matériel de guerre
détruit.
Lalainilledes Godard, ceux qui, en « bien renseignés », t'avaient si
mal renseignée, sont revenus de Keims. très contents, et, de ne
pas te voir, cela augmente mon chagrin, car ici ou est absolument
tranquille et conliaut. Quelques réquisitions, c'est vrai, mais faites
de façon très douce. C'est un des mauvais, mais nécessaires cotés
de la guerre- . . > i -, v
Oli, les ■ Uhlans », terreur imaginaire ! vision ! les lances teintées
de sang, comme les mains rougies de sang humain, entrant en
trombe, clouant tout au mur, égorgeant les femmes, coupant les
enfants eu tronçons, il faut rengainer cette apologie, au rancart ces
contes de Croquemitaine ! Trêve à l'imagination et piace à la vérité !
i-4 Suivre).
Le transport des grand* blessés
Berne, 35 lévrier 1913.
Le transport, à travers la Suisse, des grands blessés prisonniers
de guerre commencera probablement mercredi 'A mars. Sur le vœu
du gouvernement français, les trains suisses iront jusqu'à Lyon. Par
suite de raisons techniques d'exploitation, ces trains devront
traverser la Suisse pendant la nuit. Chaque train comprendra
;'.">0 blessés et sera sous le commandement militaire. Les soins
seront donnés aux blessés, pendant le trajet, par des sœurs et des
équipes de la Croix-Rouge.
Le nombre des blessés français à rapatrier de Constance est de
2,500 ; celui des blessés allemands, qui seront ramenés de Lyon,
n'est pas encore déterminé. Un train circulera dans chaque direction
tous les deux jours. Ces blessés sont des convalescents licenciés
des lazarets, mais impropres à la guerre.
Berne, 1" mari IMS.
Le transport de grands blessés allemands et français est désormais
réglé définitivement. Le premier train de Constance à Lyon
partira mardi soir, simultanément avec le premier train de Lyou à
destination de Constance. Seront échanges 1.800 blessés français et
800 allemands. Le nombre plus faible des blessés allemands échangés
provient du nombre plus faible de prisonniers allemands en
France. . , , < v »i . . u. m u M
L«* prisonnier» an Allemag m.
La « Gazette de Lausanne », un journal très francophile et qui
n'aime pas les Allemands, est obligée de reconnaître, que ceux-là JM
sont pas toujours des barbares. Dans son numéro du th février,
nous trouvons l'entrefilet suivant :
■ II est juste de rendre hommage à la correction et à la camaraderie
militaire avec laquelle les Allemands font les suprêmes boa-
neurs aux soldats français morts dans les lazarets. Nous avons en
plusieurs fois sous les yeux des journaux allemands contenant
des sou mortuaire» cent-OQuanl '.es sociétés militaires de la,loca-
lité à l'ensevelissement de soltlats français, morts glorieusement
pour leur patrie. »
Le « Journal de Genève >, dont les sympathies pour les Alliés
sont également connues, confirme cette opinion. Dans son numéra
du 28 février, nous lisons :
entre camarades
Deux de dos abonnés nous communiquent simultanément l'annonce
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de Ludwigshafen s/R.. en date du 18 février :
Aosociationî militaires de Ludvignhafen sfli
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1914, est mort dans le lazaret de notre ville, en héroïque défenseur
de sa patrie. M. Marcel Juillien. âgé de 29 ans. qui servait dans le
328' régiment français d'infanterie de réserve. L'enterrement a lieu
le vendredi 19 février IW5, après-midi, à t h. :i0. devant le hall du
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les derniers honnènrs. Les ('omités.
Cette touchante manifestation des cercles militaires de Ludwigshafen
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Contre les t
□songes russes.
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Dans les communiqués officiels russes, on tente, soit de passer
sous silence, soit de détruire la portée de la défaite subie par tes
Russes dans la bataille de Haxurie. Ou peut s'épargner la peine
d'examiner de près ces dénégations. La liste suivante des généran
faits prisonniers peut suffire à servir de preuve à I ampleur de la
défaite :
■ 20» corps d'armée : Le général commandant de corps. Le commandant
d'artillerie. Les commandants des 28» et 29* divisions d'infanterie
. Le commandant de cette dernière division a succombé a
ses blessures peu après sa capture.
3* corps d'armée : Le commandant de la 2T» division d'Infanterie
et les commandants de 1 artillerie et de la seconde brigade d infanterie
de cette dernière division. En outre, le commandant de la
53» division de réserve. Le commandant de la 1™ brigade d'infanterie
de cette division et un commandant de brigade de la 1™ division de
cosaques sibériens.
Le péril jaune.
Hambourg, î mars 191 S.
On mande au • New-York Herald », édition de Paris, qu'uae
note ofhoielle du Gouvernement américain, contre les demandes
japonaises à la Chine, est imminente. La censure française a permis
au « New-York Herald • d'annoncer, au surplus, que la France ne
peut approuver ces demandes.'
La • Moulin-Rouge u broie.
Paris. M février («S
Un Incendie a détruit dans la matinée te Moulin-Rouge. |Hai<a«l.
Les mœurs anglaises.
Les Anglais, en hommes pratiques, savent profiter de toutes les
situations. Cela résulte de la petite anecdote suivaute de leur séjour
parmi les Français du Nord, racontée par Maurice Leclercq, dan?
F « fic&ur . du 18 février.
Le chef de gare d'une petite station voisine me conta ces
doléances :
■ L'autre jour, un homme d'équipe accourt me trouver pendant
que j'aiguillais un train de Paris : ■ Chef! venez vite ! vos Anglais
- qui démolissent un wagon ! ■ J'y cours. C'était exact. II ne s'agissait
à vrai dire que d'une vieille carcasse de wagon à bestiaux déjà
démolie par un obus près d'Arras. et que l'on m'avait amenée pour
en débarrasser la voie. Je questionne : ■ Arrêtez, que faites-vous
là? ■ Ils s'interrompent, et l'un d'eux me baragouine « Neige.•-
■ très froid... Avez voua bois pour nous chauffer .. Donnez.. • ■
Je leur réponds aussitôt : • Où diable si j'ai du bois à vous donner
• pour vous chauffer! J'ai d'autres chats à fouetter en ce momeat
• avec ces satané» trains de ravitaillement qui ne décess^ut point
■ Voulez-vous, tout de même, laisser mon wagon tranquille?.■■
■ Vous voyez bien qu'il n'appartient même pas a ma Compagnie:
« Orléans, c'est dessus! » Mais. eux. ne m'écoutaient déjà plus, us
continuaient : ■ l'as de bois... uagon inutilisable... - Oh ! Monsieur,
quels hommes! expédilifs! pratiques!...
Persistente URL:
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1914bis1915/0116
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1914bis1915/0116








