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Gailhabaud, Jules   [Hrsg.]
L'architecture du Vme au XVIIme siècle et les arts qui en dépendent: la sculpture, la peinture murale, la peinture sur verre, la mosaïque, la ferronnerie, etc. (Band 2) — 1858

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I

MOYEN AGE. — Xlffi , XIVe Eï XVe SIÈCLES. — TYMPANS DES PORTES.

comme il faut reconnaître aussi que, joint à d'autres exemples, ce fragment peut donner une
idée de ce que fut la décoration des églises (*) à telle époque du moyen âge.

Presque toutes les portes peintes ainsi que leurs tympans, qui sont situés à l'extérieur, ont,
en grande partie, perdu leur coloration primitive, et il ne reste, en général, que de faibles
traces de couleurs. Une telle altération s'explique d'elle-même; mais, j'en signalerai la
cause : leur situation, qui les expose sans cesse et depuis tant de siècles aux injures
du temps et des hommes, devait, tôt ou tard, produire un semblable résultat. Cependant, par
un heureux hasard, quelques-unes d'entre elles ont pu arriver jusqu'à nous dans un état plus
ou moins complet, et nous fournir ainsi des renseignements précieux sur le mode de décor
propre à cette partie. Leur conservation semble presque toujours due à des appropriations que
l'on fit de la profondeur de ces portes. Pour cela, on élevait un mur au droit de la façade, ce
qui créait un espace libre ou local dont on utilisait le vide selon les besoins. A une certaine
époque, notre porte de Reims fut, en effet, close par une maçonnerie qui protégea cette
décoration peinte, et cet endroit, qui est contigu au trésor et à la sacristie de la cathédrale,
paraît avoir reçu dès lors la destination de sacristie secondaire. C'est donc, fort vraisembla-
blement, à cette cause ou à un besoin de locaux que l'on doit la conservation de ce curieux
spécimen.

On comprend très-bien qu'il nous est impossible d'aborder une étude du décor extérieur des
églises; un seul exemple ne saurait suffire pour en montrer l'application ainsi que les modes
divers aux différentes parties de l'édifice. Tout ce qu'il est permis, c'est de faire remar-
quer, dans notre tympan, la simultanéité d'emploi ou de combinaison de deux modes dé-
coratifs : la peinture appliquée sur surfaces planes et la peinture appliquée aux travaux de la
sculpture ; enfin, on doit signaler encore, dans les peintures murales, le caractère du dessin et la
composition des formes de certains ornements. Plusieurs d'entre eux rappellent, de tous points,
certains analogues observés dans les miniatures de l'époque, et la fig. 7, en particulier, de
notre Planche des Détails reproduit un de ces motifs d'enroulements qu'on retrouve dans les
ouvrages en métal, tels que filigrane, etc. Or, ces différentes remarques prouvent, une fois
de plus, l'existence presque constante de cette loi, si souvent reconnue, de l'unité dans
l'art, puisqu'on constate la présence des mêmes idées et des mêmes moyens appliqués dans
des choses de nature évidemment diverse.

(1) Dans les notices consacrées au Portail et aux Porches de ta cathédrale de Chartres, nous avons dit quelques
mots de la sculpture considérée comme système de décoration extérieure.


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