Grand-Carteret, John
Les moeurs et la caricature en France
Paris, 1888
Seite: 185
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LES CARICATURES CONTRE LOUIS XVIII, CHARLES X, ETC. 185

Après les éteignoirs, après les serpents, vint l'écrevisse, armoirie parlante
de toute réaction, avec la devise pittoresque : En arrière, marche !
et, en même temps, ordre dont les degrés étaient le cancre, le crabe, le
homard, la crevette. Des pièces qui, à première vue, paraissaient absolument
innocentes, ne manquaient pas, cependant, de se loger en un coin
quelque écrevisse lilliputienne. À la fin, cet animal devenait fastidieux. En
1822, Le Miroir, analysant la caricature de Delacroix, annonçait donc gravement
ce qui suit : « Toutes les écrevisses ayant éprouvé des accidents,

Fig. 98. — Caricature de Delacroix dans le Miroir (1 avril 1822).

N. B. —Le Miroir donnait les explications suivantes sur cette caricature: « Le bonhomme Pain-de-Sucre, juché
sur la chaise, est paré des insignes de la défunte Censure : il tourne le dos à l'arc de triomphe.

« La seconde écrevisse vient, sans doute, de Laybach. Sur elle est : La Quotidienne, qui redoute tant le grand
jour qu'elle est munie d'une ombrelle de fer-blanc pour se garantir des rayons du soleil. »

la société, convaincue désormais des inconvénients de la marche rétrograde
, a, dit-on, renoncé aux écrevisses, et arrêté que ses membres iraient
aujourd'hui chercher les ténèbres montés sur des hiboux et des taupes.»
Si bien qu'on vit ces animaux faire à nouveau leur apparition, en compagnie
de vipères et de serpents.

Les perruques ne furent pas épargnées, on en reconstitua des musées,
filais le terme de vieille perruque, adressé aux gens de l'ancien Régime,

Si


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