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Payer, Jean-Baptiste
Traité d'organogénie comparée de la fleur (Band 1): Texte — 1857

Seite: 606
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ORDRE DES PLANTAGINÉES.

A.-L. de Jussieu, qui a (onde cet ordre, l'a placé dans ses Apétales entre
les Amaranthacées et les Nyctaginécs. Endlicher, en fait un ordre de ses
Plumbaginécs, et M. Ad. Brongniart une section de ses Yerbéninécs. Cette
divergence d'opinion prouve que les affinités des Planlaginées sont aussi
difficiles à établir que celles des Polygalées et m'a déterminé à entreprendre
l'étude organogénique de leurs fleurs, afin de voir s'il n'y aurait pas là
quelques rapports nouveaux qui me permissent de les classer avec cer-
titude.

Mes recberches ont porté principalement sur le Liltorella palustris, les
Plantago major, média, lanceolala, cynops, coronopus, et m'ont conduit à
des résultats différents pour la plupart de ceux que M. Marius Barneoud
avait annoncés dans sa thèse inaugurale pour le doctorat ès sciences.

Inflorescence. L'inflorescence des Plantago est un épi. Les fleurs y nais-
sent à l'aisselle de petites bractées alternes. Celles qui sont à la base sont
déjà épanouies lorsque celles qui sont au sommet commencent à peine à
poindre. Entre ces deux âges extrêmes, l'épanouissement et la naissance,
on a tous les intermédiaires, en sorte que la série des diverses formes
qu'offrent les fleurs inégalement âgées d'un jeune épi n'est autre que la
série des diverses formes que prend successivement chaque fleur dans ses
voies de formation et de développement. Observer l'une c'est observer
l'autre. Aussi, sous ce point de vue, l'étude anlhogénique dans les Plan-
tago est-elle plus facile que dans d'autres plantes où l'on ne trouve pas
ainsi sous la main les âges que l'on cherche et où par suite on passe inu-
tilement beaucoup de temps, si le hasard ne vous favorise.

Dans les Litlorella l'inllorcsccncc est également un épi, mais un épi très
court. Les fleurs ne sont point hermaphrodites, comme dans les Plantago.
L'une est nulle ; c'est celle qui est au sommet de l'épi. Les autres sont fe-
melles. La première naît, à mon avis du moins, à l'aisselle de la dernière
bractée qui la recouvre comme d'un capuchon. Les femelles naissent cha-
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