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Payer, Jean-Baptiste
Traité d'organogénie comparée de la fleur (Band 1): Texte — 1857

Seite: 691
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ORDRE DES TYPHACÉES.

Toutes les tiges des Typha ne se terminent pas par une inflorescence.
Il y en a un grand nombre qui ne portent que des feuilles. Et comme il est
impossible, à l'origine, de distinguer à l'extérieur celles qui sont florifères,
il faut nécessairement sacrifier un grand nombre d'échantillons pour obte-
nir quelques résultats. C'est là une première difficulté que j'ai rencontrée
dans l'étude organogénique de ces plantes. 11 en est une seconde. Les
Typha sont vivaces par les racines. Lorsque les tiges apparaissent à la
surface du sol, il est déjà trop tard pour suivre le développement des
fleurs. Chacune d'elles, si elle n'a pas encore atteint loutes les dimensions
qu'elle aura par la suite, a déjà tous ses organes formés. Pour les observer
dans le premier âge, il faut donc fouiller la terre, ce qui n'est pas toujours
facile.

Quoi qu'il en soit, j'ai pu m'assurer que sur l'axe principal de l'inflores-
cence femelle il apparaît un grand nombre de lubcrcules qui s'évasent et
prennent promptement l'aspect de tubes largement ouverts à leur sommet.
Puis, comme un des côtés de ces tubes croît plus que l'autre, l'ouverture
devient une fente latérale de plus en plus allongée. Ces lubes sont les
pistils.

Pendant que ces modifications s'opèrent dans l'aspect extérieur de ces
pistils, on remarque à l'intérieur, presque au fond cl sur le côté du tube qui
s'est moins allongé, un tubercule qui grossit, se recouvre successivement
de deux enveloppes et devient l'ovule.

Mais, indépendamment de ces pistils, on remarque à l'étal adulte un
grand nombre de poils élargis à leur sommet. Que représentent ces poils ?
Ces poils apparaissent après le pistil; ils sont toujours entièrement cellu-
leux, et me paraissent de la nature de ceux qui entourent le pistil des
Eriophorum, et constituent ce que les botanistes appellent le périgone dans
ces plantes.
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