Alembert, Jean Le Rond ; Keith, George
Eloge De Milord Marechal — Berlin, 1779 [VD18 90543998]

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celui de Roi. Les Jacobites louerentbeaucoup soti
projet} mais retenus par la peur, cette enne-
mie , dit Tacite , des grandes entreoiises, ilsen
resterent aux éloges. En proposttnt ce projet,
hazardeux sans doute , majs décisif, Milord
Maréchal espéroit que le Peuple seroit entrainé
par une entreprise si audacieuse & si imorcvue.

II croyoit nécdlaire de brusquer !e succès pour
l’obtenir, & désaprouvoit beaucoup les moyens
foibles & mal concertés qu’on prenoit ou qu’oa
vouloit prendre pour restituer à ce prince la
couronne de ses peres.

En 171 s , se croyant plus sûr d’ètre secondé
dans son généreux zele, il fit prendre les armes
à PEcosse en favcur de ce même prince : mais
il ne crnt pas que la guerre qui alloit se faire
pour lui, dût se faire sans lui ; il lui écrivit,
qtCtm Souverain privé ds ses Etats , devoit par-
tager les périls de cettx qui expofoient leur vie
pom- les lui rendre, 8c le détermina à quitter sa
retraite pour venir se mettre à la tète de son
parti. Non content d’avoir armé pour lui
ses anciens Sujets , il demanda des secours
à ia France & à rEspagne. La France fut inu-
tilement sollicitée ; eüe avoit trop besoin de
repos après quatorze ans d’une guerre malîieu-
reuse. L’Espagne toute cpuisée qu’elle étoit par
la mème guerre, se montra plus favorable ; elle
fit partir pour l’Ecosse plusieurs vaisseaux & quel-
ques troupes : mais, une tempète violente qu’on
n’avoit pu prévoir , la désunion des Chefs, à
laquelle il étoit plus naturel de s’attendre , &
leurs fautes accumulées , suite néccssaire decette j,
désunion , obligercnt bientôt. Pinfortuné Pré- 'P'
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