Alembert, Jean Le Rond ; Keith, George
Eloge De Milord Marechal — Berlin, 1779 [VD18 90543998]

Seite: 17
DOI Seite: Zitierlink: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/alembert1779/0021
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
X 17 X

<vous seul, je veux aller vaincre oupêrir avec
mes sideles Ecossuis. Voilà. , lui répondit le
Maréchal , le courage que nous attendons de
notre Roi, & que nous ne sommes pas sur~
pris de trouver en vous ; mais vous ne devez
pas en faire un usage inutile à votre eaufe,
& dont Punique ejset seroit de facrisier vos
arnis à vos ennemis. Le jeune Héros ( car il
l’étoit alors ) persistant dans son projet malgré
ces remontrances , hé bien partons , lui dic
Milord ; mais au moment oîi nous de'barque-
rous, je me croirai obligé de déclarer à vos
Sujets, en leur recommandant votre person-
71 e, que nous ne sommes vous & moi que iieux
braves Avcnturiers qui venons feuls esj sans
secours : ils se garderont bien, sdls veident
m'en croire, de faire le moindre mouvement
en votre faveur ; ceseroit vous perdre & se
perdre eux-mêmes ; ils ne vous doivent lcur
sang & leurvie quc lorsqu’ils pourront au
moins en ejpérer quelque succès pour vous.
Le Prince parut enfin se rendre à de si sages
représentations ; mais peu de tems après il partit
seul & secrettement, sans avoir ni consulté ni
prévenu le sage & fidele Sujet qui les lui avoit
fàites. Son voyage eut le triste succès que per-
sonne n’ignore, & que Milord Maréchal avoit
prédit. Cependant à peine eut-il appris le départ
de son Roi , qu’il voulut le suivre , & même lui
arnener quelques troupes, que la France pro-
mettoit encore. Mais il s’apperqut bientôc, que
soit mal-adreise, soit persidie , le Prétendant
étoit fort mal servi par ses agens à la Cour de
Versailles. Ils faisoient à cetce Cour un exposé

B
loading ...