L' art: revue hebdomadaire illustrée — 8.1882 (Teil 2)

Seite: 194
DOI Artikel: DOI Seite: Zitierlink: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/art1882_2/0224
Lizenz: Freier Zugang - alle Rechte vorbehalten Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
UIFH sri et scuiff

Fragment du a Mariage de Mercure avec la Philologie».
Tapisserie du dôme de Quedlimbourg. (Commencement du xm« siècle.)

RECHERCHES SUR L'HISTOIRE DE LA TAPISSERIE EN ALLEMAGNE

D'APRÈS DES DOCUMENTS INÉDITS

Écrire l'histoire de la
tapisserie allemande n'est
pas une entreprise facile.

le plus souvent au système de la boiserie. Cependant, depuis
le milieu du xvi° siècle, l'emploi de la tapisserie commence
également à se développer dans ces deux pays. En i55o,
Nos voisins, dont l'érudi- I Aloisius d'Orelli raconte qu'à Zurich il n'a encore trouvé que
lion déborde si complai- deux maisons possédant des tapisseries, et que celles-ci même
samment sur des domaines venaient de Milan '. »

situés en dehors de leurs En face d'une déclaration pareille, et d'autres du même

frontières, ont oublié jus- genre, nous avons dû hésiter à admettre l'existence d'une école
qu'ici de rechercher quelles de tapisserie allemande. Les érudits d'outre-Rhin ne méri-
ont été chez eux-mêmes les taient-ils pas d'être crus sur parole quand ils certifiaient un
destinées de cet art brillant | état de choses si contraire à la gloire nationale ?
qui, dans les derniers temps Cependant, dès 1876, l'abondance des tentures, à légendes

seulement, a reconquis la germaniques, exposées au Palais de l'Industrie par l'Union
place à laquelle il a droit. ; centrale, nous fit résoudre la question dans le sens négatif.

D'accord avec le savant président de la Commission rétrospec-
tive, M. Alfred Darcel, nous inscrivîmes hardiment dans le
catalogue le mot de « Tapisseries allemandes ». Depuis, l'étude
des spécimens réunis dans les musées de Nuremberg et de
Munich, l'exploration des archives de la seconde de ces villes,
ainsi que le dépouillement de nombreux recueils, nous ont
prouvé que nous ne nous étions pas trompé. Nous avons sur-
encore à nier que leur tout été aidé dans ces investigations par les notes que notre
patrie ait vu, pendant le | obligeant et érudit confrère et ami, M. Alexandre Pinchart.
Figure tirée du Mariage de Mercure moyen âge ou à l'époque | cher de section aux Archives du royaume, à Bruxelles, a

J'ai vainement demandé à
tous les échos quelque mo-
nographie propre à éluci-
der l'histoire d'un atelier
d'outre-Rhin. Bien plus,
parmi mes doctes confrères,
il s'en trouve qui en sont

avec la Philologie. de la Renaissance, se dres-

Tapisserie du dôme do Quedlimbourg. ser des métiers de haute
(Commencement du xill« siècle.) Qu de basse ]isse Un Jes

plus autorisés d'entre eux,
M. Liïbke, a fait à ce sujet une déclaration dont la netteté ne
laisse rien à désirer : « Ce genre de luxe, dit-il, avait sa
principale source en Italie, dans les Flandres, ainsi qu'en
France; en Allemagne et en Suisse au contraire on s'en tenait

mises à notre disposition avec un empressement dont nous ne
saurions assez le remercier. Néanmoins, le travail que nous
offrons aujourd'hui au public ne forme qu'une esquisse bien
imparfaite; les erreurs, les omissions sont inévitables dans
une tentative de ce genre. Voilà bien des titres pour recom-
mander les pages qui suivent à l'indulgence du lecteur.

Ce qui frappe tout d'abord chez nos voisins, c'est l'em-

1. Geschichte der deulschen Renaissance Stuttgurd, 1872,(1. i'3l.
loading ...