L' art français: revue artistique hebdomadaire — 3.1889-1890 (Nr. 105-157)

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Troisième année. — N° 144.

LE NUMÉRO : 15 CENTIMES

SAMEDI 25 JANVIER 1890

L'ART FRANÇAIS

JHeuue JUTtistiqu* Jsf^ebîunnaîïaire

Texte par Firmin Javel

Illustrations de MM. SILVESTRE & C‘% par leur procédé de Glyptographie

Bureaux : 97, rue Oberkampf, à Paris

ABONNEMENTS. — Paris : un an, 9 francs; six mois, 5 francs. — Départements : un an, io francs; six mois, 6 francs.

LE MUSÉE DU LUXEMBOURG

( SUITE)

Trois acquisitions nouvelles sont à signaler dans la salle VII :
A rHôpital, cette navrante
scène intime où M. Geof-
froy a traduit avec toute
l’émotion possible, les an-
goisses d’un père qui
vient visiter son enfant
malade ; le Soir à Druil-
lat, grand paysage d’une
très belle tonalité, dernière
œuvre du regretté Alexan-
dre Rapin, et un Déjeuner
de carême, de M. Fouace.

A côté de ces toiles, on
reverra avec le plus vif
plaisir la Seguia de Guii-
laumet, les deux petites
vues de Paris, de feu de
Nittis ; la charmante Naïade
de M. Henner ; un Bébé
blanc et rose du peintre
officiel des enfants, M.Louis
Deschamps; leRffectoire, de
F. Bonvin, etc.

Les salles VIII et IX
sont plus spécialement
affectées aux dessins ; on y
vient de placer la belle
aquarelle de M. Larssonn,
la Céramique, et une jolie
peinture (car il y a quel-
ques peintures dans ces sal-
les de dessins) due à M.

Arnaud Gautier : la ‘Baie.

Enfin, dans les salles X
et XI, on verra, comme
toiles nouvelles, ia Tous-
saint, de M. Friant ; Manda
la Métrie, de M, Roll,
deux ouvrages dont nos
lecteurs ont eu la repro-
duction sous les yeux, —
et un très remarquable
effet de neige d’un peintre
étranger, M. Fritz Thau-

low : Soir dé hiver en Suède; et, parmi les tableaux déjà consa-
crés par un séjour plus ou moins long dans notre .Musée,
ceux de MM. Guillemet, Jean-Paul Laurens, Ziem, Hector
Le Roux, Français, et du maître peintre de la nuit : Eugène

La vieille.

NOS ILLUSTRATIONS

Nous sommes en retard
pour signaler à l’attention
de nos lecteurs les trois il-
lustrations parues dans Y Art
Français du n janvier ;
Jeune fille- aux bluets, par
Mme Boyer-Breton, Aveu
tardif, par M. Aimé Perret,
et Récifs à Saint-Vincent,
près Toulon, par M. Paulin
Bertrand.

Le premier de ces ta-
bleaux est l’œuvre d’une
jeune artiste, presque un
début, mais un début qui
rappelle les « coups d’essai »
de Rodrigue.

Le second, Y Aveu tardif,
est certainement le plus
concis et le plus suggestif
des ouvrages de M. Aimé
Perret, car il évoque toute
une idylle oubliée, ou du
moins très-lointaine, et
l’on s’intéresse vivement
aux confidences attendries
de ces deux vieillards. Le
peintre a, d’ailleurs, écrit
cette jolie scène dans un
style sobre et comme dis-
cret ; il l’a traitée avec infi-
niment d’esprit.

Le troisième, TJccifs à
Saint-Vincent, marque un
progrès définitif chez M.
Paulin Bertrand. Le jeune
artiste a désormais trouvé
savoie, s’est fait une ma-
nière, a adopté une vision,
et la belle nature méridio-
nale compte un interprète
de plus. Du reste, le jury

EXPOSITION DÉCENNALE

Giacomotti. —■ Portrait de M. Duguê de la Fauconnerie.
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