L' art ornemental: revue hebdomadaire illustrée — 1.1883

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L'ART ORNEMENTAL. Igi

xvii0 siècle. Sa première éducation avait été très négligée et, dès l'âge de
onze ans, il travaillait de'jà comme tourneur dans le petit établissement
que possédait son père. Devenu boiteux à la suite d'une maladie qu'il fit
dans sa jeunesse, il concentra toute son application à la composition de
dessins d'ornements appliqués à la poterie et surtout à la recherche de
pâtes colorées qui le conduisirent à l'imitation des agates, des onyx et des
pierres précieuses. Il commença par s'associer avec Harrison, de Stoke, et
ensuite avec Wheildon, de Fcnton, le potier le plus renommé de cette
époque. Mais ces associations durèrent peu, et, en 1759, il se trouva seul.
Il établit alors à Burslem, dans sa ville natale, une petite fabrique couverte
en chaume, suivant l'usage du pays à cette époque, et, ses affaires prospé-
rant, il en fonda bientôt une seconde un peu plus importante, puis une
troisième dans laquelle il créa cette belle poterie couleur de crème, qui
devait commencer sa réputation. Il présenta à la reine Charlotte, femme

de Georges III, des échantillons variés de sa fabrication, et la reine fut
tellement charmée de leur beauté et de leur perfection qu'elle autorisa
Wedgwood à prendre le titre de fournisseur de la reine; elle voulut même
que la nouvelle poterie fût appelée Poterie de la Reine. A partir de ce mo-
ment Wedgwood, aidé de son nouvel associé Bentley, un des hommes les
plus distingués et les plus instruits de son époque, appliqua son génie
industriel à la perfection des nombreux produits qu'il fabriquait. C'est
alors qu'il créa cette série de faïences et de grès de différentes couleurs,
avec lesquels il imitait les camées antiques, les basaltes, les jaspes, etc.
Il copia tous les beaux vases antiques trouvés dans l'Italie méridionale,
vers le milieu du xvm0 siècle, et dont Hamilton avait formé à Naples la
riche collection qu'il transporta bientôt en Angleterre, et qu'il mit tout
entière à la disposition des deux associés. Il copia surtout d'une façon
remarquable le merveilleux vase Barberini, connu aujourd'hui sous le nom

Armoiries de Michel-Ange.
Dessin de Xiecola Sancsi.

de vase de Portland et qui fait partie des collections du British Muséum.
Flaxman dessinait pour lui les modèles des formes et sculptait les scènes
antiques où les figures s'enlèvent en blanc sur un fond coloré.

Les produits de Wedgwood étaient fabriqués avec tant d'art et de soin
que leur vogue fut immense. Ses portraits et ses bustes surtout eurent un
succès sans précédent.

Wedgwood mourut le 3 janvier iyg5, âgé de soixante-quatre ans, après
avoir acquis une fortune princière qu'il employa aux plus nobles et aux
plus charitables usages. Depuis 1771, il avait quitté Burslem et avait fondé
toute une petite ville de potiers où il établit sa résidence, ses fabriques, la
maison de ses ouvriers et qu'il avait baptisée du nom d'Etruria. On lui
doit en partie le creusement du canal de la Trent à la Mersey qu'il eut le
bonheur de voir terminer en 1777, et qui doubla la richesse de l'industrieuse
contrée qu'il traverse. Il avait inventé un pyromètre qui porte son nom et
qui sert à mesurer les hautes températures des fours. Ses différents pro-
duits sont marqués d'un cachet imprimé en creux et portant le nom de
Wedgwood seul ou le sien et celui de son associé : Wedgwood et Bentley.

Aquamanile on cuivre.

Cet objet appartient au Het Nederlandsch Muséum, de La Haye.

Armoiries de Michel-Ange.

La famille de Michel-Ange était alliée aux premières maisons d'Italie.
Plusieurs de ses historiens prétendent même qu'elle touchait à la famille
impériale. En effet, Béatrice, sœur de Henri II, avait épousé le comte
Bonifacc de Canossa, alors seigneur de Mantoue, l'un des ancêtres de
Michel-Ange et, de ce mariage, était née la célèbre comtesse Mathilde. Le
nom de Canossa ou Simoni Canossa avait été changé en celui de Buonar-
roti sous lequel le grand artiste est connu, parce que plusieurs membres de
la famille l'ayant porté conjointement avec le nom principal, il était insen-
siblement devenu le surnom et enfin le seul nom de la famille.

Léon X avait accordé aux Buonarroti le privilège de porter dans leurs
armes la boule de l'écu de Médicis avec trois fleurs de lis d'or.
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