L' art ornemental: revue hebdomadaire illustrée — 2.1884

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L'ART ORNEMENTAL.

applicable qu'aux bijoux de cuivre. De même que la dorure au mercure, il
comprend quatre opérations successives.

i° Préparation du bain. — On fait dissoudre 140 grammes d'or pur
dans de l'eau régale. Lorsque l'or est dissous, on le soumet à une tempé-
rature assez élevée pour l'éclaircir; on décante. On verse la dissolution
dans une chaudière de fonte; on y ajoute 18 litres d'eau pure et 910 grammes
de carbonate de potasse pur; on fait bouillir le tout pendant deux heures
et la préparation est prête à servir.

20 Préparation des bijoux. — Les bijoux étant préalablement bien
décapés, on les ravive pour faciliter l'adhérence de l'or à leur surface.

3° Dorure proprement dite. — On fait un paquet des bijoux; on les

plonge dans la dissolution bouillante de chlorure d'or, et on les y tient
suspendus au moyen d'une baguette de verre. L'immersion dure plus ou
moins longtemps, suivant qu'on veut obtenir une couche d'or plus ou
moins épaisse, mais rarement plus d'une demi-minute, car, au bout de ce
temps, la couche déposée n'augmente plus. On retire alors les bijoux, on
les lave et on les sèche dans de la sciure de bois chaude.

40 La mise en couleur s'exécute en immergeant les bijoux dans une
dissolution bouillante contenant six parties de nitrate de potasse, deux de
sulfate de fer et une de sulfate de zinc; on les fait ensuite sécher sur un
feu clair, on les plonge dans l'eau et on donne le poli avec le brunissoir.
Quant aux parties qui doivent rester mates, on les réserve dans l'opération

du décapage et du ravivage au moyen de certaines précautions qui varient.

La dorure par immersion offre sur la dorure au mercure de grands
avantages. Elle est rapide, économique et surtout très inoffensive.

Dorure galvanique. — C'est Brugnatelli, élève de Volta, qui paraît
avoir le premier, en i8o3, observé qu'on pouvait dorer au moyen d'une
pile et d'une dissolution alcaline d'or; mais c'est le savant physicien de la
Rive qui a réellement le premier appliqué la pile à la dorure. Il y a une
quantité considérable de procédés pour dorer à la pile; nous ne saurions
ici les décrire tous.

Reliquaire et ostensoirs.

L'ostensoir est une pièce d'orfèvrerie consacrée au culte catholique,
qui porte au centre une lunule ou boîte de cristal destinée à recevoir

Lettre tirée d'un alphabet gravé par Israël van Meckenen.

(Fin du xve siècle.)

une hostie consacrée ou une relique quelconque. On place les ostensoirs
au-dessus des tabernacles ; on les porte aussi processionnellement pour
offrir l'hostie qu'ils contiennent à l'adoration des fidèles.

Le reliquaire est, comme l'indique son nom, une pièce du culte desti-
née à contenir des reliques. Le reliquaire portatif offre des formes très
diverses. Tantôt c'est l'image d'une chapelle ou d'un château, tantôt celle
d'une coupe ou d'un vase. Plus souvent encore il réunit les deux types en une
seule pièce. Celui que nous donnons est d'une forme extrêmement simple.

Pendule en marbre 'blanc et 'bronze doré.

Cette belle pendule, couronnée d'un vase à fleurs d'où pendent des
guirlandes et flanquée de deux figures qui symbolisent les Arts et la
Science, est de l'époque Louis XVI. Elle appartient au Palais Royal de
Madrid.

PETITE CHRONIQUE

— Cinq statues, comprenant un Romain vêtu de la chlamyde, un
satyre, Hécate qui préside aux enchantements et aux expiations, et deux
autres déesses, ainsi que plus de trente inscriptions, viennent d'être
trouvées en Argolide au cours de fouilles entreprises à Épidaure, sur
les ruines du célèbre temple consacré à Esculape, le dieu de la méde-
cine.

Avec les fragments antiques qui viennent d'être découverts sur
l'emplacement du temple d'Épidaure, on a pu reconstituer une partie

Lettre tirée d'un alphabet gravé par Israël van Meckenen.

(Fin du xv= siècle.)

d'une célèbre stèle dont Pausanias fait mention, et qu'il dit avoir été
placée autour de l'édifice avec les noms des personnes guéries, la descrip-
tion de leurs maladies, les remèdes appliqués, formules magiques, incu-
bations et sacrifices.

La stèle est presque parfaite et contient cent vingt-cinq lignes de
cinquante lettres chacune.

.— La Ville de Paris a fait l'acquisition, au prix de 3,190 francs, de.
fragments du palais des Tuileries, consistant en une grande frise sculptée
et deux pilastres cannelés incrustés de marbre datant du xvic siècle et
accompagnant la frise.

Ces fragments devaient primitivement être placés au musée Carnavalet;
mais, faute de place suffisante, ils ont été transportés et réédifiés au parc
du Trocadéro.

G. Dargenty.

Paris. — Imprimerie de l'Art, J. Rouam, imprimeur-éditeur, 41, rue de la Victoire

Le Gérant : EUGÈNE VÉRON.
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