L' art ornemental: revue hebdomadaire illustrée — 4.1886-1887

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L'ART ORNEMENTAL.

périodique;, cette manière spéciale de le comprendre et de l'expliquer qui vitalité d'une jeunesse ardente, pleine d'avenir et de sérieuses promesses,

dans le domaine supérieur de l'intelligence caractérise chaque peuple et I Ce qui rend, en outre, très saisissable cette lutte instructive et

chaque époque, cet ensemble de T ' -,-■ Â_ ____r«*XiS* v\ •«».....• • curieuse, c'est que les deux champs

manifestations concordantes qui nous ^^^^^9f^^ ^/j^O^T^^ 'V/'5 sur lesquels elle s'exerce sont parfai-

paraissent, à cause de l'éloignement, ""^^^^^^^/-n J ^ff^^^^^ ■ £pj TvÔ') V tement séparés moralement et maté-

parfaitement claires, exactement cir- fûr. .jj'I^O f^SSA tf\JJ ^[Jhn* W^'w^ riellement. Matériellement, en ce que

consentes, et auxquelles nous don- f-\ j' **i|p^ f&pfy toute la partie occupant le tympan

nons, à cause de cela, le nom de u jWvL^ f^j^jÊj JvE\0^ /f® -^^T^ffl /St appartient à l'art qui s'en va et que

styles, sont, dans la réalité, bien loin jp HÉ V Oto f'^pT^) XL?^/ «Î^^V^I ,y toute la partie enveloppante qui em-

de présenter cette netteté de contours, 1 'mW^ l^fâW l^^*^T ^^r^W^^^J^^^fî^^ brasse l'archivolte relève au contraire

cette sûreté d'exécution, cette préci- MfeJtr S T\ ~\ f^n /iP G| de l'art qui naît. Moralement, en ce
sion de volonté, cette unité d'idéal
que nous leur supposons.

que c'est dans la partie hiératique,
c'est-à-dire consacrée à la représen-

C'est surtout dans les périodes ^LjV^<£$^)î^s f'^XiS' A K^^^^''i^^^>*^^^^ tation du Sauveur et de son entourage
de transition que les nuances se 35SS§L I ( ^ 0 /y A\ ^SS^, "^^^^/Yf^" direct, que la tradition concentre ses

fondent et que les compromis qui les '^..^C^-^ilustS^, \ Ji^^^T"""^^ derniers efforts, alors que, dans toutes

atténuent sont curieux à saisir. Les ^fjyp'^'n'pV" .^^^"^^^^^^^^^^^^o- <^s£ti ' «3utV les scènes simplement humaines, ins-

enchevêtrements les plus inattendus, ^,u,O.ua''à ^^^v*pQ/^^S^^ft^T^ pirées par la contemplation de la

les mélanges en apparence les plus <e^~^.jz7" (ff -:'V\X\\ \/l /M^^S^^fî^jLs:^^^^-. nature, l'art émancipé se révèle,

contradictoires, les confusions les plus '<%Xjf$ jft^^X \\ «\% j^A. yÊ^^^^^^^^^^h C'est cette association si curieuse,

singulières font en quelque sorte É^i^î'' n \ 'Y\ >^-~P^tf "^jjjjj^ (S si intéressante au point de vue de

toucher du doigt la marche progrès- rJ/y? /^Vï ^JE? v| l'histoire de l'art français, qui fait de

sive de l'esprit humain et celle de V^fe S# C/ l^^^^V'^N rf*^ ^CLj%JyvL.çO^ la grande porte de Vézelay un monu-

l'art, qui est son expression. jr>|| ^_ /S <*^^>IY\ JTwlIL, ment d'un prix inestimable

On découvre alors que l'intelli-
gence humaine ne procède point par
soubresauts, mais que, au contraire,

tout en elle se déduit, se tient et ^^^^^^^^SfZS^^f ''KSSÈ^Sl PETITE CHRONIQUE
s'enchaîne. On constate qu'elle ne
dépouille point d'un coup ses préoc-
cupations antérieures pour en revêtir
brusquement de nouvelles; mais que,

— La distribution des récom-
\ penses aux élèves de l'École nationale

semblable à un homme qui change de j^^S^^bi^r'}^.'^^Wp^^^aàh^ê^S^^'' • ! <Lf ' ^es Arts décoratifs, dirigée avec tant

vêtements, elle quitte une à une ses }\ de succès par M. Louvrier de Lajolais,

idées dominantes pour en reprendre •Af,','!l\:\ fâQntfl.-'"'K. . *' a eu lieu sous la présidence de

d'autres plus conformes à ses nou- L'Vi'.'''.':: $.'£l'Î- * ' M. Georges Berger, un des directeurs

velles aspirations. En sorte qu'il se „ , , v . . généraux de l'Exposition universelle

1 ^ ^ r ragment d un montant d arabesques, par Zoa;n Andréa. ° 1

présente un instant où la maîtresse de 1889.

pensée d'une époque apparaît vêtue d'habits hétéroclites et disparates, et Au bureau siégeaient : MM. Kaempfen, E. Guillaume, de Ronchaud, etc.

semble obéir à un double idéal. Après le discours du directeur et celui de M. Berger, qui a été couvert

La détermination exacte des transitions , de chaleureux applaudissements lorsqu'il a

est toujours malaisée, mais surtout en ces ':Ï£0SjÊ0$^tTa|""A*as3s^^^<i««t^tf»,^aj^ fait appel à la jeunesse des écoles pour l'Expo-

temps mal connus qui succèdent à la grande . f|^'*'' ^ffîç^ \^et&^^^tl^ ^ ^"^''| sition, où elle doit marquer fièrement la place

nuit de l'an 1000. Là, ce ne sont plus des -Mi. ^0Q\jLj/Ê^fâ iE*23llÉk Jf d'honneur, que jamais la France ne se laisser,!

années qui nous embarrassent, mais des . '' || ^^jL'i/'y enlever, la distribution des récompenses a

lustres et même des quarts de siècle. Non ', ftjFs i[M^PR9|^^hHB ; "W"/..' '■j commencé.

pas que la sève nationale ait été moins i^^^^MHBf^^^^^^B^ . \ f&ri'^i M. le directeur des Beaux-Arts a donne

ardente en ces temps lointains que de nos Wh~~'4ÊÊÊKÊÊf Im" iTI^Mv^ ^'î» lecture des arrêtés qui confèrent les palmes

jours, non pas qu'elle ait été moins prompte J h ^^ÊÊÊÊ^S'<^^^ifcS 'a d'oflicier d'instruction publique à M. le pro-

au changement, mais elle était entravée par ' • 1:'!^ MwBBi MÊmÉ^^^^^^K^a^^ 1 lii'J fesseur Drouard et celles d'oflicier d'académie

des obstacles sans nombre, dont il lui fallait • ^''^MmH| g^jF' Wîl$l j ^'^y^'" " ''B|Wb à M. Maurice Lapone, membre du conseil

tenir compte, par les divisions qui morce- wW^BmB Wy \ \ Wl \wÊÊB! '■''■mWÊÊ ' SL1périeur de l'école de Limoges,

laient le pays, et la difficulté des commu- 1 ' '^^^vBtb^g^^lmËÊf' «jjr 8B9 A l'issue de la cérémonie a eu lieu l'inau-

nications produisait ce fait, qu'une évolution • •. ||| 1^^^VjW|Wfe^^fr|F^ "' '''^M'MMm 8urat'on de l'exposition des travaux des

commençait à faire sentir ses premiers effets s/?'' : Y^'^Ê l-''^ves ^e l'Éco,e, transformée en un magni-

dans une province, alors que dans une autre , , hl Vi^^w^Mi^',* ''^È^k- ÏM n<1ue jardin. Cette exposition est restée ouverte

elle était presque terminée. •• Pfe^^^^*SSiiiP^^ Q Xlf^^^HAmf ' WÊÊk jusqu'au lundi 9 août.

Ces considérations étaient nécessaires f ■ ,Jjb^Br^^âà^^^^ ■H " Nous citons les plus importants des

pour faire bien comprendre tout l'intérêt qui 1 "xi^Sf ^j^SÊ^-^^Êt Ê^' ^|Sm^'^P' HBB prix :

s'attache au magnifique portail de Vézelay, 'mÊwwBnÊÊÊp mû ' JBr [H Dessin. — MM. Bénin, Ruty, Octobre,

dont nous avons déjà entretenu plusieurs iM^'jffl^^^*^ 'IhIl y^^"'"Jt^W^^J Sculpture. — MM. Octobre, Gucvillier,

fois nos lecteurs. Ce grand et noble spé- . 'WfÊÊ Mfe" 5 '^•-^SjpSnt^! • •" ' ''Sm^mÊlm Berthet.

cimen de notre sculpture nationale, exécuté *'>;bi,..'ll jÊÊ M|s ;v.. ^^^8F"';:u 'fflBk'Jw^hI Architecture. — MM. Duquesne, Durand,

en peu d'années, à une date bien connue , ;''|lÈB MHte^S^Bff' JÈÊÊbl Mulin, Cordiur.

(878), marque, en effet, une transition et porte —=s^S_JElIS$i5*T ~ " ' 's Composition d'ornement. — MM. Judas,

l'empreinte de deux arts différents, qui sont ^T'jL;' {"Ul1"'" ■^"'^"j' Montigny, Picou, Rapilly, Emonds.

déjà en pleine lutte. Fragment de la porte de l'Église abbatiale de Vézelay. Atelier de peinture. MM. Cantel, Picou,

De ces deux arts, l'un est à son déclin et Ruty, Gouin, François, Krauss.

présente tous les caractères d'un abâtardissement voisin de la sénilité;
l'autre, au contraire, est à son aurore et laisse voir l'exubérance et la

Atelier de sculpture. — MM. Ternois, Octobre, Guillaume, Boissart,
E. Martin, Levon, Brard.
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