Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 48
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LES AMOVRS

ijucrs tous fencz,&despommesàdemymorsillces,;ivncerwin Dinias pourlepîumer,^ çi-
(pctvoiçy^UŸj'M Tivà'à-nvAAiy/jsct. Philon mesme tirc presqueà ce sens lapomme in-
terclite ànospremiers peres, par la morsuredc laquelleentralc peché cn nouss la mort,les mi-
seres 6c calamitezqui s’en sontensuiuics depuis. L’arbredupommier au reste est plustosticy
dedié aux Amours que nul autre} pour lagrande conuenance qu’ont toutes scs particularitez
auec ccste pastion. Cartoutpremiercmentsatigc droicle ôc nonraboteuse,represente le beau
porfîl dc îa taàlie &: du personnage, dontdoiuent estreîespersonncs aimables : Etles ramcaux
qui s’cstendcnt au destsus,tiennent lieu comme des espaules,&: de la cheuelurc encores. Mais à
le prendrçplus spirituellement,le tronc recüeilly&:serré en vn,denotequeducommence-
ment les amans se monstrent simples bc quoys ; mais se Venans à rasteurer peu à peu, ils des-
poiiftfent toutc crainte &c vergongne ? s’emancipans de cette premiere contrainte, à vneliber-
ré espandue àguise de branches. Lespommiersen apresportent desfruids iaunes&:rougcs,le
premier stgniftela crainte&: timidité que nous disions, suiuant ce mot de Catulie3d’vnpauurc
Amant, lequel estoir Inauratapaüidiorftatua. Etd’Horaceen la iô.Ode du 5. liute ; Nec tinffws
ruwlajvalloramantwm. Ouideausti de son costé : Palleatomnisarnansxolor bic cftaptm Amanti. Mais
i’incarnat ou le rougemonstre sardeur qui les btuste,&: leur chaîse le sang au visagedes faisant
suer 8c trembler tout ensemble, plus fort qu'en pleine fieure, qui est aussi fort accommodée à
cesdeuxeftèds de rAmour,ie pallirc’estàsçauoir,&:rougir;qnisymbolisentaufroid&:au
chaud des aceefe. Dauantage tout ainsi quc les pommes tant pîus elles sont exposées au Soleil*
tantplus elles sehaustentencouleur; l’Aitiantde mesme (carle Soieil &c l’Amour, commeil a
estéditcy-deuant, ontgrandeaffinité ensemble) tantplus il s’approchc dela chose^aimée^quî
ïuy estenlieude Soleiî &:defeü,tantplusvient-il aussj às’enssamber& rougir» Plutarqueen.
ïa 8. question du y. des Symposiaques3 allcgiiant ces vers cy d’Homere*

Xvyjy tz yXvuAçfti, ywXzajs ày?&b}((tp7rüt,

iAcuajf toAeSéaazLs : où il appeüe les pommicrs arbrcs aü beau fruiéf, rend vne fceîîe raison
de ceîa;Q£estàns petits ôc de st peu de monstre, ils portent neantmoins vn si gros frui<ft, &: ex-
quis:si agreable &: pîaisant à îa veuë: si soüef-odorant,st net3doux,& lisse au toucher; ôc st deli-
cieux au gousLSi bien qu’il semble qu’en ce seul fruid, soit compris tout le plaistr ôc contente-
ment qui peut tomber soubs les sentimens de l’homme. Quelques-vns ont aussi appeilé lcs
pommes CmpqXoict, à cause de lèur excellentc force & vigueurjtelle qui est rcquise en Amours;
bref quon n’eust sceu choisir vne deuise plusàpropos, Ôc mieux symbolisante auecs Amours
Outre cequ’és pommes ilyaencorequelquesautres sècrecs 6c mysteres, dontil n’estpointde
besoin de s’expliquer icy pîus aüantb Et mesme nos premiers parens furentinduits à pccher, ôz
subornez à desobeystancc &: contrauention, par lemoyen de iapommc queieurproposa le
scrpent: lequel ies HebricuxMecubalesinterpretetpoursespinedenostredos,où gistleprin-
cipede lasensualité voluptueuse&:chatoüillemcnt charneh Etnous auons destamonstré cy-
dessiiSjjquede cet endroit du corps se procréent aucunesfois des serpens. Noftrc Sauueur puis
apres maudit le figuier qui n’auoic point de fruid : Touc ainss qu’en s anciennc loy estoient de-
testécs lcs femmes qüi ne portoient point d’enfans.

L e v r s bcaux dorczo carquois, &lcssiigettesquisontdedans. Moschus en la description de s A-
mour fugitif»

fév&eov adkd vcctzl tpêtpz^iov, zvJbdi cft’ IvtÏ
tot 7mtçy) wX&fjyi, (o7ç 7ro?^ctxi d ri/u w’çds’Kjo

tes sscsches 7lporte surl’eftaule vn beaudorêcarquois : ouily asorcessefches cruellesft.ont ilme blcftse austt biensouuenti
^carquois EtTheôcrite sur le mesmesubjedjep^^aWTîiÇjditqu’à s Amourestattribuéle carquoisplein
de ssesches , pource qu’il blesse 6c naurc les cœürs des personnes en plusseurs maniercs* Ada-
mantius allcgorisantsur ccttemaniere d’armes, dit quc par la trousse s’entend le cœur; par lcs
ssesches y contenuës,lesvolontez, cogitations6c pensées^par l’arc, la bouche&: les leures,
dontàlaverité elles ont quclque ressemblance: Etconsequemmentles paroles: Carl’Amour
domine à toutcela» Pindare ne s’enessoigne pas beaucoupen la seconde des Olympiennes^
quand il dit :

TroAAa //pi V7t àyyj%~
voç wxÀct (ZtXy,
evcsbv co7i <papssaç
Qœvdstst OWJi&lGW', zç

dï TO 7TUV ZpjUUjUSCeV

l’ay feubs k coudeylufeenrs legeresfegettes dammon earquois, quifennem bitn â ceux qui l’entmdent. Ën

toutes'

d’Axnour.

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