Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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A M F H I O N.

Quoy quc cc soit, cette diucrsité dc lcçon n’est pas de si grandc importance 6c profit, que dc
curiositc 6c ostentation j ainsi que sont la pluspart des castigations sur les bons Autheurs, oùil
n’est question, par maniere dc dirc,quc de la leine d’vne cheure,ou de la ehappe à FEuesque.

L E fons ftit U cocsue d’vne tortuey estnoir aussi, & exattement labouréau vray: entre-Jèmé de cercles
delicz,. Et ce qui suitdu reste dc laclause.Celieuicy (àmonaduis)est l’vn des plus chatoüilleux
6c embroüillez de tout Philostratc : tant pour lafaçon de parler des Sophistes, qui est ordinai-
rement mignardée 6c pleine d’vn asfedé Pindarisme,demotsfigurez,tirezdeloing,&: coupez
court à demy ; que pour deux doutes qui se presentent de front, lesquelles ne sont point astez
bien decidez parmy nous. A sçauoir-mon si la lyre 6c cithare antiques estoient vne mesme cho-
se. & quclle pouuoit estre leur formc 6c figure. Dont,quantà moy,ie ne me dehberc pas de re-
soudre ricn , mais apres auoir produit en auant cequi seditd’vnepart&:d’autre,ielairray le
tout au iucrement des Ledeurs. Pour le regarddu premier, Poliux, Suidas,Guarinus} 6c apres
cux Budée, Tusan, Gesner, Lonicerus, 6c autres Grammairiens modernes, tiennentque ces
deux instrumens neVoicnt qu vn} voire le Barbytos encore, Phormix, Cynira, Chelys, Pe<ftis,
6C semblables, s’appuyans encela peut-estrc des pastàges 6cauthoritez suiuàntes. Et toutpre-
mierementd’Homere,combienque ien’ayepointveutoutcecy allegue nullepart,lequel

l’hymne de Mercure di't:

yicoç yty>vàç luÂacp >\sjtgm èlkidu&&V.

Et puis incontinent apres au mesmc propos.

'vluu juSp UÿTc'CiïvVç (peçy>v hp® Iv) À/XF6J
(popjuisyet yPÿtpbplui»

Plus cn vn autrc endroit du mesme Hymne.

Et trois ou quatre carmes au dessous, parlant de ccla mesme.

Mais sanssallerchercherlà,voile-cy au 8. del’Odyssee?

ouà cft’ Y\{USV cstz/Ç Te <p/À« 7lldzt£ZÇ Tc ,

Et puis soudain continuant le mesme propos :
dipjv Jî mpv?;

cïïoav tpoppusyt Xiyvpluj cséfua qjk CctuiXrioç^

Dequoyl’on peut astez apperceuoirqu’Homere a confondu indifleremment (poppayÇ ÔCxi$n-

etç : qu’aucuns tiennent estre la lyre propre,celle dis-j e dc maintenânt,raite à maniere de viole
qui se ioue aüec l’archet: Et non sans cause, car ce passage icy,qui est vn peu aüparauant,le tes-
moigne, là où il dit qu’Apollon contestant auec Mercure sur le larcin de ses bœufs, prit la lyre
d’iceluy, auec le pledrc ( ie n’ose diresi c’est vn archet oulepeigne ) tastoit les cordes qui ren-
direntvn terrible son;, ce qui est plusàpropospourl’archet,que pourlepeigne,oulaplume
dont on iouë sur le cistre j suiuant mesme ce que dit Elian au 3. liure, qu’Hercules apprcnant à
ioüer sous Linus de la lyre,le tua d’vn coup de pledre; cc mot neantmoins est equiuoque à l’vn
6c à l’àutre.Ciceron és liures de la nature desDieux,aceopare la langue à vn ple<ftre,Ô£ les dents
aux cordes d’vne harpe.Et S. Ambroise apres luy en son Hexameron,dit que la langue est sem-
blableà vn pledre,dont on fait sonner les cordes d’vninstrument.Homere dit doncques ainsij

Et puis deux vers apres.

Parquoy, sans doute ne difficulté aucune, ces trois instrumens icy ne sont enuers Homere
qu’vne seule chose,à sçauoir Xü&t,<popuiyZ 6c z/Gaezç: 6c si de primefaceilsemblcroit que cc fust
plustost la lyre vsitce à nous maintenat, que cette maniere de Harpe dont il sera parlé cy apresj

1 » • -1-- J*,

|>ource qu’on peut voiricy comme cette lyre s’empoigne de lamain gauche* 6c qu’auec lc pie^
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