Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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AMPHION.

0 ^ctp€uraÇi ‘sjjppcsbiç, Tmnichtç ,
tuSu&iç , Xv^tç cntiv Jit Jotç çJfyipTuajufyj*

Ec Pausanias enses Actiques,parlantde la statuêdonc ilaesbé fait cy-deuant méntion aü ta-
bleau de Memnon, dit, que par chacuniour3droitementauleuerdu Soleil}ellejettoitvnsoà
que l’on pourroit accomparer presque à ccluy que fait en se rompant la corde dVne cithareÿ
ou d’vne lyre. w J% ?$i7rov j&Qtjrct] ts, ùvcc 7mouv y/aÀçcjv ctvi%ovwç >ÎA;a j2oa, ju wv v\yov jujcAtçu
7{ç x,jQJgçiç ii Xvç^tç pcij&Tïiç ycpJi)ç>, Carl article difîunàif jj n’esb pas mis en vain. Sembla-
blement Lucian auDialogue de Mercure 8c Apollon, où Mercure luy dit, qn'ilfacerefonersa,
cithare, & qn’ilfè monftre hautain & fuperhepourja heanté, carlny anfti fera de mefmepotir la diftofition de
faperfonne, &poursalyre. De maniere que voila forcc contrarietez, dedans mesmes les plus fî-
gnalez Autheurs, survn mesme subjet,queie ne meproposepas d’accorder. IIya ausurplus
vn pafîage en Pausanias,au io.liure, làoùparlantdeschoses delaPhocide, ildescrit lespein-
tures de Polygnotus au templed’Apollon à Delphes, qui serontcy-apres inserées au tableau
de PhorbaSjComme vne tres-smgulierebesongne,&: fort plaisante à voir: &dit ainfî : Aue* Jt
VpptTrscy 'zsrfiç 7vjç 7roo7’ KStvîujowç cluttç oi 7rèx{$ î f KJtrzppcoyvjcts» La lyre s’eft efcoulée anx

pieds deThamyrisJes hranches de laquellesontmifesparpieces,& les cordestombees.Car fî 7rüytÇ fîgnifîoic
lemanchedelaviole,oudelalyre, iïneust pasmiscemot-là au pluricr,pourcequ’il n’y en a
jamais qu’vn; 8c icy îl en presuppose deuxpour lemoins. L’interprete de l’Iliade l’estimeestre
ie mefîne auec ie fjwypç d Hornere, disantainfî la defîus, ÏJvfiç 6 'W xi3uç$tç à> ^yx&tvrct] ot
xoXhctfioi" sTu J% téypvra] oi 7mosa?gi, m i^ctTrsovraj] cuyopJdj, Tellement qu’il confond le (svyoç
auec le 7$%;, qu*il prend pour cette partie de la lyre où l’on met les cheuilles qui bandent 8>c
laschent les cordes. Mais ie ne me puis pas bien accorder à cela, y ayanttelle difference que la
fîgure cy-defîbus vous le monstrera. Voicy encore vn autre bien chatoüilleux passàge en Plu-
tarque,au liure de la procreationdel’ame,selonleTimée de Platon. acnnp h o rùç 'TfrifJirou,
rpaioAiaç, ê JiTikciaiaç A9yaç Çmdlv qm ra Çvycp £ Ayg^ç, jf syj xthdvy, vj rolç ïtoThdsioiç, ^eAp/oç Jéï
pSs yô cl/uA{ :ù, uvpisjjstcàç ysyovevct] raftç a7TY\?\çt ftvjîoi v] ruy^cn, rlui j cip/açvictv Lmivrv 'Qn

(pdoyscov dvcàpssv. Toutainsi que celuyquicherchelesproportionsfefquitierccs,fcsquialleres,&doubles. (cc
sonclediatefîaronoulaquartej lediapenteoulaquinte-le diapason ouPoctaue,) au 'iougou che-
nalletdc la lyre, & en la conqne d’icelle, & anx chenilies, ef digne d\me rïsée (carencore qu’tl saiUe que ton-
tes ces chofis dessnfditesfoient exaffement adjoufices entfellesen longueurs &grossenrsfsilessaut-ilneant-
moins aller qucrir ,& les confderer és tons) en fimhlahle tl eft à croire que lescorpsdes aftrcs, &c. Car de
prendre icy le Çvftç pour ie col ou le manche d’vnelyre semblable à ccluy d’vne viole , ie nc
voudrois pas faire bon quant àmoy, que cela fust l’intention de l’Autheur ; dautant qu’on ne
peut dire que ce soitchoseabsurde&digned’vne mocquerie, d’aller chercher lestons sur le
manched’vne lyre ou viole, au contraire c’est là oùils confîstenten cetinstrument, & où ils se
vanent sclon l’afîiette 8c disposition des doigts surles touches. Parquoy il est à presumer qu’U
vueilie entendre ce qu’on appelle le cheualet en la Harpe, où sont attachées les cheuilles par
enhautj 8c au fonds où le creux d’icelle fait à guise d’vne coquille de tortuë,là où le son se for-
me 8c se rend, 8c que sont attachées les cordes par enbas, à dcs boüillons 8c petites bofîettes,
tailiées à clair-voyes pour introduirele son dans laconcauité, d’où ilsort puis apres, tout ainfî
que la creature hors du ventre de la mere, pour se venir manifester aux oreilles des escoutans0
R e s t e maintenant de dire quelque chose de la forme &:façon de cette lyre oucithare,
queie trouue auoir esté de deux sortes; soit que nous les veillions prendrc pour deux difterens
instrumens, ou bien pour vn seul, 8c que par traift de cemps l’vsage 8c maniere d’iceluy se soit
venuë àchanger,le nom ancien toutesfoisîuysoitdemeuré. Oren premierlicu iln’y apoint
dê doute, que selon ladescriptionde Philostrate, &celle des Phenomenistes, qui ontafîem-
blé neuf estoilles’pour en faire vn astreou figure celeste, ce ne soiccetce espece de Harpe,
marquée icy defîous la premiere^ou la lettre A.monstre l’escaille de tortuë,qui faisoitle
fonds ousommierd’icelle,en Grec^Aüçt B.lesdeuxcornesseruans de branches ou de Ttày^iç.
C. le cheualet oü Çvftç. Auquel sont plantées les cheuilles pour accorder rinstrument.'D#
les cordes qu’il appelie nerfs.E. les boüillons ou petites bofîettes, dont partent les cordes s’ess
leuans contre-mont droit au cheualct 3 où l’on ies monte 8c r’aualle. Car à cela ne se pourroit
aucunement approprier lalyreque nous auonsmaintenantenfaçonde viole;ne aufîi peu y
conuenir l’afîiette 8c disposition desneuf estoilles, telle que vous pouuez icy voir retirée des
liures d’Astrologie,&: contrefaiâre apres celle du lambrifîementde la grand'saliedela sei-
gneurieau Palaisde Padouë,parmy les autresfîgures celestes : le tout dc sinuention 8c fan-
taifîe d’vn Petrus de Apono, que l’on dic auoir esté vn souuerain Magicien en son temps ; 8c
qui a caché sous ces pourtraiifturesinfinis grands 8c merueiileuxsecrets. De moy,apres y auoir
resué plusieurs iours, il m’a sembié finalement tout cela n’estre autre ehose, que le traiclé de
l’Astrologie deLucian,vn peu dilaté &:enrichy dequelques fantaifîes ;plus pour donner à
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