Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 161
DOI Seite: Zitierlink: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/artus1629/0183
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
P E N T H E E. 161

auant, à toutes les herbes qui ont la fueiile semblable au lyerre. Car les faseois i'onc comprins
îa dessousi dont il y a grande quantite en la Lombardie , au territoire de Cremone principale-
ment: legume tres-bon en potages ; auquel sepeuuent rapporter toutes ces especesdepoix
d ïnde plats 8c longuets ; lcs vns blancs, les autres noirSj iaunes, roiîges, incarnats, 8c griuelez
deplusieurscouleurs. IIyapuis-apresdautresSmilaxsauuages,quiviennentplusquelonne
veut dedans les blcds, dans les vignes}&: parmy les bois, s’attachans à la premiere chose qu’ils
rencontrent, 8c rampans le long d’icelie à guise de lyerre. De ces Smilax îl y en a deux especes
principales ; l’vne qui a des espines5 8c l’autrenon. Theophraste audernierchap.dll 3. liure,a
fort exa&ement descrit celle-là, que quelques-vns prennent pour la Sarcepareille, mainte-
nant assez cognuë par tout és officines 8c drogueries. Cette-cy est ce que nous appellons le Li-
ftt ou lseron>8c qu’àmon aduis Philostrate veutentendre en ce iieu: Caren tout 8c par toutelle
rapporte beaucoup aulyerre. Dont Plineausfi lafaitestre vne especeau i6.1iure,chap.56. Car
de la prendre en cct endroit ny pour Ilexi que les Grecs appellent tssp'ivoç, qui est vne sorte de
Chesne ayant lafueillepointuë; ny pourleTaAr^auIîi peu,quiestl7/:ditauirienGrec2/dA55?s
arbre en son branchage, 8c ses fueilles autant rude & desobeyssant au courber que nül autre, i!
n’y auroit aucune apparence, pour l’intention au moins qui est icy representéc. A ce propos,
Plineau 9. chap.du 2i.liure, ioint cetteherbeicy de Smilax ou Liset,auec le lyerre. Folia Smi-
laces, & Hedersi m coronamentum fe dederei Coronad earumebtinentsnncipatum. Combien qu’il ait dit
aulieu preallegué du 36.chap.du 16. liure, que ce Smilaxefideteséen tou* lesfacnsces, çjchdpcaux
d’herbes &sseurs ,* pour eftreflufloft propreà vn dueil, à caufe d’vne silîe defmblable nom, quipourl’cxtreme
amour queüeportoit au iouuenceaa Crocmsut tranftnuèe en cetteplante. Ce qu’ignorant le communpeuple, la
pluftpart du temps contamine ces folemnitez,, cn laprenantpourlyerre : toutainftqueparmy les Poetes, on sait
pourle regard de Bacchm, oit de Silentts : Carle plm ftouuenton neprend pasgarde à ce dont l on fe mei des
chapeaux fur la tefte.

Av r e c a jr. d d’ Hàrmonie, & Cadmm, ils sontdevray, mais non pas tels qu’ils fouloient eftre, car les
Parquesks onttransformez, en Hyginus au 6.chap de ses fables, Cadmmftls d’Agenoré* Ar~

gyope, ayant encouru l’indtgnation duBieuMarspourauoirtué le Dragon, garde de la sontaine Caftahe, est
à cette canseperdu mal-heureufementtoutesa lignée, fut à laftn conuerty auecfttsemme,ftlle d’iceluy Marsd?
de Venm, en Dragon, és marches dc. I’ Illyrie.

O v 1 d e au 4* delaMetamorphose/traite fortelegammentcettetransformationicj^

Dixit, & vt Jèrpens in longam tenditur aluum^

Durata/J cutisquamcts increfcere fentit,

Nigràque cœruleis variari corpora guttis.

Inpccsujq-, caditpronm,commixtàq; in vnum
Paulatim tereti tenuantur acumine crura.

Et vn peu apres enCore.

Jguisqins adest (aderant comites) terretur, at illà
Lubricaperlucent cristati colla Draconis,

Et fubito duo ftmt, iuncioque volumine scrpunt^

Donec in oppoftti nemoris fubière latebras.

Toutesfois quelques interpretes de Pindarealîeguent, que Cadmüs aüôc sa Femme Harmod
nie,furentenleur extréme vieillesse,par vne grace specialedes Dieux,enleuezaux champs
Elysées, dans vn chariot traisné par deux Dragons ; ce qui aurpit donné lieu à cette transmu-
Êatioiio

P L ÏN E*
loading ...